Gaël Monfils
Saison 2014 : 36 victoires, 15 défaites, 16 tournois disputés, 1 titre, 1 finale, 18ème mondial en fin de saison.
Saison 2015 : 34 victoires, 18 défaites, 18 tournois disputés, 1 finale, 24ème mondial en fin de saison.
En 2015, Gaël Monfils a fait du Gaël Monfils. Ni plus, ni moins. Des gros matchs, des coups de folies, des trous d’air, des erreurs inexcusables. Pas de titre, contrairement à 2014, mais une petite finale, à Marseille. Un bilan sensiblement le même qu’en 2014.
Encore efficace sur terre battue notamment, il s’est offert une jolie demi-finale à Monte-Carlo, en s’offrant au passage Roger Federer. Outre ce titre et cette demi-finale, il a rejoint le dernier carré de cinq autres tournois, notamment à Vienne, sur un ATP 500, en fin de saison.
Malheureusement, encore aucun palier de franchi en terme de régularité au très haut niveau. Trop de tournois décevants, comme à l’Open d’Australie, où il a livré un match proche de l’indigence contre Lucas Pouille, pour finalement accélérer et s’en sortir en cinq manches, avant de sombrer contre Jerzy Janowicz au 2ème tour. Pas mieux à New-York, où il a abandonné d’entrée contre Illya Marchenko.
Séparé de son entraineur Jan de Witt, il attaquera 2016 en collaboration avec Mikael Tillström, membre de la « Good to great tennis academy », qui compte notamment Magnus Norman ou encore Johan Ortegren, le nouvel entraineur de Grigor Dimitrov. Avec un seul objectif : Essayer de concilier plaisir de jeu avec résultats à la hauteur de son talent.
Le match de sa saison : 3ème tour à Roland Garros. Victoire contre Pablo Cuevas 4/6 7/6 4/6 6/4 6/3
Il n’y a aucun match dans cette sélection qui résume aussi bien la saison, mais également la carrière d’un joueur. Après un match fou contre Schwartzman, LaMonf s’avance contre Cuevas, excellent terrien, et qui vient de sortir Dominic Thiem dans un match de très haut niveau. Malgré tout favori, le Parisien va nous faire du Monfils dans le texte. Un match totalement fou, où il passe à un cheveu du précipice.
Mené deux sets à un, et 4/1 double break dans la 4ème manche, il semble apathique et abattu. Et puis, le miracle va se mettre en marche. Cinq jeux de suite, avec un tennis léché et solide, dans une très grande ambiance de fin de journée comme seul Roland sait nous donner, avec notamment cette Marseillaise entonnée par le public au changement de côté. En face, l’Urugayen se fait tout petit, et rien ne peut arrêter le Français qui reste sur sa lancée pour s’imposer en cinq manches.
En un match, tout ce qui fait que l’on aime ou que l’on déteste Gaël Monfils est proposé : Un début de match classique, puis un trou noir, et le réveil, enflammant le public comme seul lui sait le faire, avant de finir dans une ambiance indescriptible. Et au milieu de tout ça, une rock star qui fait son show. Gael Monfils. Chaque personne présente sur le Suzanne Lenglen ce soir-là s’en souviendra à jamais. C’est ça, la patte Monfils. Un joueur imprévisible, capable de passer du tout ou rien en 30 secondes. Alors si les résultats ne sont pas souvent à la hauteur de ce que l’on peut espérer de lui, ne boudons pas notre plaisir, et profitons du joueur le plus showman du circuit.