Ils vont marquer 2015. Bilan de l’année.


Grigor Dimitrov


Saison 2014 : 49 victoires, 18 défaites, 21 tournois disputés, 3 titres, 1 finale, 11ème mondial en fin de saison.

Saison 2015 : 33 victoires, 22 défaites, 22 tournois disputés, 28ème mondial en fin de saison.

Une catastrophe. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier la saison de Grigor Dimitrov. Alors qu’il y a un an, nous lui prédisions de façon inéluctable le top 10 fin 2015, le Bulgare a inexplicablement implosé en 2015.

Adieu le top 10 ATP, le revoilà relégué au…28ème rang mondial. Adieu également Roger Rasheed, dont il s’est séparé au coeur de l’été, ainsi que Maria Sharapova, quittée, elle aussi, cet été.

Difficile, voire impossible de déceler du positif dans la saison de Dimitrov. Le seul bon point est qu’il ne pourra pas faire pire en 2016. Où est passé le joueur incroyable qui poussait Djokovic dans ses retranchements en demi-finale de Wimbledon 2014 ? Honnêtement, il est impossible de répondre.

Moins affuté physiquement, moins consistant, moins tranchant, tout simplement. Seulement deux demi-finales cette saison, lors d’ATP 250, à Brisbane et à Istanbul. Alors qu’il avait franchi un cap l’an dernier, il n’a passé qu’une fois le troisième tour en Grand Chelem cette saison, à Melbourne.

Il est forcément compliqué de dire où se trouve la vérité, entre 2014 et 2015. Est-ce au milieu ? Possible. Mais nous pouvons également y voir un accident de parcours. Nous vous l’avons déjà dit, Baby Fed n’aura jamais le palmarès du Maestro. Mais son tennis et son physique ont déjà fait leurs preuves. Cependant, on sait le joueur relativement fragile, nous l’avons déjà vu dans les grands matchs.

2016 sera, à n’en pas douter, la saison charnière de Dimitrov. Soit, il rebondi, soit il abandonne toute chance d’être, un jour, dans le gratin du tennis mondial.

Le match de sa saison : Huitième de finale à Madrid. Victoire contre Stan Wawrinka 7/6 3/6 6/3

Il est ironique que le match que nous avons sélectionné pour Grigor Dimitrov soit une victoire. Pour tout dire il s’agit de son meilleur match de la saison. Une de ses deux seules victoires contre un top 10, trois semaines après sa victoire contre le même homme, à Monte-Carlo. Mais si le premier match n’avait aucune signification tant le Suisse, en instance de divorce, n’avait pas la tête au tennis, le second est plus intéressant. Les deux hommes se sont livré un colossal combat, un match d’une intensité physique et d’un niveau très élevé, conclu au troisième set par le Bulgare qui semblait, sur terre, retrouver des couleurs.

Le lendemain, il livrera un match honorable contre Nadal. Ce choc entre deux des plus beaux revers à une main du circuit semblait, sur le moment, un tournant pour les deux hommes. Pourtant, après Roland Garros, ce match semble hors du temps. Lorsque Dimitrov s’inclinait sèchement d’entrée contre Jack Sock, Stanimal remportait le tournoi au terme d’une partition à jamais ancrée dans la mémoire du tournoi.

Il ne fait aucun doute qu’en un mois, c’est bien le mental qui a transformé le Suisse, et non son tennis qui s’est transformé. Le mental, qui, lui, n’a pas réveillé Dimitrov après cette victoire référence. Ce mental, déjà problématique pour le bulgare en 2015, et principale force des vainqueurs de Grand Chelem.

Espérons qu’après avoir pris une nouvelle dimension physique en 2014, se soit désormais mentalement que Dimitrov franchisse un palier.