Kei Nishikori
Bilan 2014 : 54 victoires, 14 défaites, 18 tournois disputés, 4 titres, 2 finales. 5ème mondial en fin de saison.
Bilan 2015 : 56 victoires, 16 défaites, 19 tournois disputés, 3 titres, 1 finale. 8ème mondial en fin de saison.
Comme vous pouvez le voir au bilan statistique, la saison 2015 de Kei Nishikori se situe à peu près dans les mêmes eaux que la saison précédente. Toujours solide, Nishikori a malgré tout laissé une impression un poil décevante au vu de ce qu’il avait produit, par moments, en 2014. Moins flamboyant, il n’a pas affiché la progression que l’on pouvait attendre de lui.
Double quart de finaliste en Grand Chelem, présent à la table des maitres à Londres, en fin de saison, vainqueur de deux ATP 500 (Barcelone et Washington) et d’un ATP 250 à Memphis, sa saison 2015 resterait très satisfaisante pour 95% des joueurs du circuit. Oui mais voilà, désormais, on attend beaucoup plus du meilleur joueur asiatique de l’histoire.
Il présente un bilan honnête mais légèrement décevant de six victoires pour neuf défaites contre les membres du top 10, lui qui, l’an dernier, pointait à onze victoires pour huit défaites. Dans les faits, ça reste du Nishikori classique, tennistiquement parlant. Très rapide et tonique, il s’appuie sur un jeu de contreur et un des revers les plus illisibles du circuit. Mais, encore une fois, des pépins physiques l’ont légèrement gêné tout au long de la saison.
Alors qu’il avait fini 2014 par une finale à l’US Open après un triptyque Raonic-Wawrinka-Djokovic absolument sensationnel, la planète tennis reste logiquement sur sa faim après une saison solide, mais pas aussi explosive que ce que l’on pouvait attendre. Reprendra-t-il sa marche en avant en 2016 ? Réponse dans un an.
Le match de sa saison : Quart de finale de Roland Garros. Défaite contre Jo-Wilfried Tsonga 6/1 6/4 4/6 3/6 6/3
Cette année, ce sont les français qui auront causé les plus gros soucis du Nippon. Mais si le match sensationnel de Benoit Paire à l’US Open n’est pas à éclipser, la défaite contre Tsonga à Paris est bien la plus cruelle. Après un début de tournoi tranquille, trois tournois sur terre où seuls Murray et Djokovic l’ont battu, Nishikori, dont le jeu sied parfaitement à la surface ocre, s’avance en favori contre le Manceau.
Pourtant, le Japonais va paraitre tétanisé par l’enjeu. Totalement apathique, il ne voit pas le jour et se retrouve mené très rapidement 2 manches 0. Puis, le central prend peur, une structure métallique s’effondre sur les spectateurs, le match est interrompu une demi-heure. Pendant deux manches, on retrouve alors le Nishikori que l’on connait, agressif, excellent relanceur, impérial en défense et opportuniste en attaque.
A l’orée de la 5ème manche, on ne donne pas cher de la peau du français, lui qui arrivait sans grandes attentes porte d’Auteuil, et loin de sa meilleure condition physique. Pourtant, il va renverser Nishikori et sortir vainqueur du combat. Un match cruel pour le Japonais, qui aura sans doute payé le manque d’adversité en première semaine. Mais n’en doutons pas : Ce dernier carré, le 8ème mondial le connaîtra un jour.