Ils vont marquer 2015. Bilan de l’année.


Thanasi Kokkinakis


Saison 2014 : 2 victoires, 7 défaites, 6 tournois disputés sur le circuit ATP.

15 victoires, 9 défaites, 9 tournois disputés sur le circuit Challenger.

4 victoires, 0 défaite, 1 tournoi disputé, 1 titre sur le circuit Futures, 150ème mondial en fin de saison.

Saison 2015 :

13 victoires, 19 défaites, 17 tournois disputés sur le circuit ATP.

5 victoires, 0 défaite, 1 tournoi disputé, 1 titre sur le circuit Challenger, 80ème mondial en fin de saison.

Après Nick Kyrgios, voici le deuxième « special K ». Thanasi Kokkinakis, choix de dernière minute dans cette liste, en lieu et place de Karen Khachanov, aura fait honneur à sa sélection. Comme Borna Coric, il est de 1996. Et même si il semble avoir un potentiel un peu moins élevé que le Croate, il est évident que le futur sera radieux pour Kokkinakis.

Presque aussi offensif et showman que son pote Kyrgios, il est bien plus discret hors du cours, et, surtout, il semble être d’une plus grande maturité. Beaucoup de gros matchs pour un joueur qui semble les apprécier. A l’US Open, il peut, comme beaucoup, nourrir de gros regrets à cause de son abandon. Mais plus encore, quand on sait qu’il malmenait très sérieusement Richard Gasquet, douzième mondial et futur quart de finaliste de l’épreuve. Également membre de l’équipe de Coupe Davis Australienne, il aura apporté une victoire très importante contre Rosol au 1er tour. Membre fort de cette nouvelle génération, il devrait continuer sa progression en 2016.

Les matchs de sa saison : Premier tour à l’Open d’Australie, victoire contre Ernests Gulbis 5/7 6/0 1/6 7/6 8/6

Second tour de Roland Garros, victoire contre Bernard Tomic 3/6 3/6 6/3 6/4 8/6

Ce n’est donc pas un mais bien deux match dont nous parlerons ici. Tout simplement car il est impossible de dissocier ces deux matchs. Deux émotions énormes pour le jeune homme. Deux matchs venus d’ailleurs, gagnés avec le tennis, mais surtout avec les tripes. En plus de 4 heures, avec quatre balles de matchs sauvées dans la 4ème manche, Kokkinakis a fait exploser Melbourne, pour le premier grand moment de la saison tennistique, avec une célébration totalement folle.

Le second match a été tennistiquement plus pauvre, mais, là encore, Kokkinakis a sorti tout ce qu’il avait pour vaincre le troisième espoir du tennis national. Pendant quatre sets, le match est pauvre. Le plus jeune des deux hommes tombe en fin de quatrième set, puis se retrouve mené 5/2, trois balles de matchs contre lui dans la dernière manche. Et là, la magie revient. Il sauve les balles de matchs, débreak, puis break à six partout pour conclure le match et signer son premier troisième tour en Grand Chelem. Et bien que l’histoire se sera à chaque fois arrêtée après ces matchs marathons, il aura montré une combativité et un sens du spectacle qui pourraient en faire un futur chouchou du circuit.