Richard Gasquet :
Saison 2013 : 50 Victoires, 23 Défaites, 3 Titres.
En 2013, Gasquet a sans doute connu sa plus belle saison depuis le début de sa carrière. Titré à trois reprises : Doha, Montpellier et Moscou, « Ritchie » a également renoué avec les joies d’un dernier carré d’un tournoi du Grand Chelem pour la seconde fois de sa carrière après Wimbledon 2007.
Sa plus grosse déception restera son 8ème de finale perdu sur le Suzanne Lenglen après avoir mené 2 sets à rien contre Stanislas Wawrinka. On sait depuis longtemps que jamais Gasquet ne sera numéro 1 mondial et qu’il ne confirmera pas les espoirs placés en lui lorsqu’il était jeune. Mais la saison 2014 peut malgré tout le rapprocher des tout meilleurs.
L’arrivée de l’ancien double vainqueur de Roland Garros, Sergio Bruguera en tant que coach peut surprendre, car le jeu de Gasquet ne semble pas s’exprimer le mieux sur la surface ocre où brillait presque exclusivement l’Espagnol. Le jeu offensif du français éclate sur herbe ou dur, où il est capable de presque tout. Mais, malgré un jeu d’une beauté à couper le souffle, Gasquet semble limité. Contre Nadal à l’US Open, on a eu l’impression qu’il n’a jamais réellement inquiété l’Espagnol qui n’a pourtant pas réalisé son meilleur match du tournoi. La différence d’intensité entre les deux adversaires de toujours a forcément frappé les observateurs attentifs.
Mentalement, il doit également faire des efforts, et essayer de se lâcher, de mettre de la folie dans un jeu qui malgré sa élégance reste relativement linéaire. A 27 ans, celui qui est revenu de l’enfer (contrôle positif à la cocaïne) doit vivre ses plus belles années. On aimerait le voir passer de nouveau les 8èmes de finale en Grand Chelem (17 huitièmes de finale, pour seulement 2 quarts), et pourquoi pas Porte d’Auteil.
Cette performance à Paris, il la doit aux fans français qui se sont mobilisés derrière lui l’an dernier, faisant de « Richard 2013 » un des phénomènes de la Quinzaine Parisienne. Si on devait lui souhaiter une chose en 2014 ? Le voir triompher dans la nuit parisienne lors d’un huitième de finale joué en 5 sets. Et cette fois-ci, sur le Central…