Andy Murray :
Saison 2013 : 43 victoires, 8 défaites, 5 Finales, 4 Titres.
Si on devait retenir qu’une seule image de la saison 2013, ça serait celle là. Andy Murray, rejoignant sa mère dans les tribunes du Center Court de Wimbledon communiant avec un peuple qui attendait une victoire britannique à Wimbledon depuis 77 ans. Quoi qu’il fasse dans la suite de sa carrière, Murray sera considéré comme un dieu vivant au Royaume Uni.
Désormais, Murray doit confirmer, et surtout travailler et jouer avec la même hargne, la même motivation. Finaliste en Australie, absent à Roland Garros, et battu très sèchement en quarts de l’US Open par Wawrinka, Murray a alterné le très bon (au meilleur moment) et le très moyen, du moins pour un joueur de son calibre. Tennistiquement parlant, il est très près des autres membres de l’ex Big Four.
Physiquement, Murray semble, à 100 %, pouvoir combattre contre Djokovic ou Nadal. L’exemple le plus marquant reste la demi-finale de l’Open d’Australie 2012 perdue en 5 sets contre le Serbe. Le problème, c’est que Murray est régulièrement gêné par des petites blessures qui le pénalisent trop souvent. Mais si son corps le laisse tranquille, qu’il retrouve son état d’esprit conquérant aperçu pendant la quinzaine londonienne, et qu’il met de côté son attitude parfois nonchalante qui lui rallonge certains matchs, Murray pourrait s’affirmer comme un joueur du calibre de Nadal et Djokovic, ce qui n’est pas encore tout à fait le cas. Le travail avec Ivan Lendl porte ses fruits. Malgré un palmarès qu’envient 99 % des joueurs du circuit, 2014 doit être l’année de la véritable explosion pour l’Écossais. Et cela passera par des victoires contre les 2 monstres du circuit.