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Son incroyable sprint de fin de saison aura donc été concluant. Alors qu’une grande majorité de membres du top 20 sont sortis de l’été sur les rotules, Andy Murray a lui affiché la meilleure forme de sa saison. Débarassé de ses pépins physiques, il a pu remontrer au monde entier qu’il était, en pleine forme, encore un sérieux client pour n’importe quel joueur. Si Ferrer et Djokovic l’ont évincé avant le dernier carré à Shanghai et à Bercy, l’écossais s’est imposé à Vienne et surtout à Valence, après un tournoi magnifique et une finale incroyable contre Robredo, avec 5 balles de matchs sauvées. 22 victoires sur ses 26 derniers matchs auront donc permis à Murray d’accrocher une nouvelle fois sa place au Masters. Ou, plus frais qu’une majorité de ses adversaires, il pourrait être redoutable.
Une nouvelle fois, il aura affiché un niveau de jeu incroyable lors de ce mois d’octobre. Malgré ça, la perspective de voir Roger Federer récupérer la place de numéro 1 mondial en fin de saison à pris le plomb des services de Raonic dans l’aile. Battu en quart à Bercy par le serveur canadien, Federer devra, en plus de réaliser un parcours sans faute à Londres puis à Lille, compter sur un improbable passage au travers de Novak Djokovic. Mais peu importe, ce mois aura été le symbole d’une incroyable saison, que nous développerons lors du bilan général de fin d’année. Vainqueur à Shangai après avoir battu Nole en demi-finale, puis pour la 8ème fois à Bale contre le phénomène David Goffin, Federer aurait pu se faciliter la tâche à Bercy, mais la qualité du service de Raonic sur le match n’a laissé aucune chance au Balois. Désormais, c’est le Masters puis l’objectif ultime, la Coupe Davis, qui se profilent pour Federer, qui vit une deuxième partie de saison qui nous rappelle les plus grandes heures de son règne. Depuis sa défaite contre Gulbis à Roland Garros, le Maestro a disputé 8 tournois. Son bilan ? 6 Finales, 4 titres, une demi-finale, un quart de finale, soit, en comptant le match contre l’Italie en Coupe Davis, 38 victoires pour 4 défaites. Tout simplement phénoménal.
Il faut dire que si Federer n’est pas redevenu numéro 1 mondial, c’est en grande partie parce que Novak Djokovic est du calibre des plus grands joueurs de l’histoire. Le Serbe, après son mariage au mois d’Août, est devenu Papa d’un petit Stefan. Et entre 2 nuits sans sommeil, le serbe trouve quand même le temps d’aller tranquillement gagner Paris Bercy en battant Kohlschreiber, Monfils, Murray, Nishikori puis Raonic. Et tout ça, sans perdre un set. En indoor, le niveau du Djoker est affolant, lui faisant même dire que c’est désormais son terrain de jeu préféré. A Shanghai, il avait fallu un Federer de gala pour le priver d’une finale. A Londres, le Serbe aura à coeur de conserver sa place de numéro 1 mondial (3 victoires suffiraient), et son titre dans le tournoi des maîtres. Quand on voit son niveau de jeu, on se dit qu’excepté un immense Federer, peu de joueurs peuvent stopper un Serbe qui reste, malgré les assauts acharnés, le patron du Tennis mondial.