Ils vont marquer 2014. Bilan du mois de mars.


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Petit coup d’arrêt au début de saison tonitruant de Grigor Dimitrov. Après un quart à Melbourne, puis un titre à Acapulco, le Bulgare a connu 2 « relatives » contre performances. Relatives, parce que ces défaites sont très loin d’être honteuses. 2 défaites qui symbolisent, à elles seules, le circuit ATP de ce début de saison 2014, puisqu’elles montrent que le tennis mondial est, cette saison, extrêmement ouvert, comme il ne l’a plus été depuis l’émergence de Roger Federer il y a 11 ans.

Dimitrov s’est incliné dès le 2ème tour lors de ses 2 sorties américaines, battu par Ernests Gulbis à Indian Wells lors de leur (déjà) 3ème affrontement de la saison, puis par un Nishikori destructeur à Miami. Mais aucune de ces défaites n’est vraiment inquiétante, tant Nishikori et Gulbis forment, avec Dimitrov notamment, une jeunesse qui a de plus en plus envie de taquiner les habitués du top 10. « Baby Fed », à l’aise sur toutes les surfaces, devra se reprendre sur la Surface Ocre, là où il avait signé sa première immense victoire sur le circuit ATP l’an dernier contre Djokovic.

Qu’elle semble loin cette demi finale de l’US Open en septembre dernier. Qu’elle semble loin cette fin de saison qui promettait une année 2014 magnifique. Ce début de saison n’est pas vraiment ce qu’on attendait pour Richard Gasquet. Et, malheureusement, le mois de Mars n’a fait que confirmer cette tendance. Après 1 an et demi de présence ininterrompue dans le top 10, le Biterrois en est sorti lundi matin. Gasquet est le symbole des maux du tennis français, puisque Tsonga est également sorti du Top 10. (Il n’y a donc plus de Français dans le top 10 pour la première fois depuis 3 ans).

En Californie, Gasquet a rendu les armes contre Fernando Verdasco dès le 2ème tour. Un peu mieux de l’autre coté du pays, avec une victoire sur Kevin Anderson, jamais facile à manoeuvrer, au 2ème tour. Mais en 8ème de finale, sous un vent violent, « Ritchie » n’a pas gêné une seule seconde un Federer bien trop laissé en confiance par le français, terrassé en 49 minutes. Jouant loin de sa ligne, laissant les commandes au Suisse, Gasquet semble retomber dans des travers qu’on l’avait vu abandonner en fin de saison 2013. Est-ce lié à Sergi Bruguera ? Difficile à dire. On a forcément hâte de le voir sur terre battue, là où son illustre entraineur brillait autrefois. Mais son jeu trop attentiste, sur une surface lente, ne laisse pas vraiment optimiste. C’est dès avril que tu dois nous faire mentir, Richard.

Si pour certains, les mois se suivent et ne se ressemblent pas, c’est tout le contraire pour Andy Murray. Pas vraiment mauvais, mais loin de ce qu’on pourrait attendre d’un joueur de son calibre. Se faire sortir en quart de finale par Djokovic à Miami n’est pas une contre performance, mais ce match est le symbole de la saison, voire de la carrière d’Andy Murray. Lorsqu’il veut jouer, qu’il est concentré et qu’il ne se frustre pas, l’écossais est une merveille de joueur de tennis. Mais sa nonchalence le prive de tellement de choses, que cela en devient frustrant pour les observateurs du tennis.

Malgré tout, on l’a vu plus à l’aise dans ce tournoi qu’à Indian Wells, 10 jours auparavant où il avait lutté en 3 sets face à Rosol et Vesely, avant de chuter contre Raonic. Séparé d’avec Ivan Lendl au milieu du mois, Murray va devoir passer à autre chose, après 2 ans de colaboration, 1 titre olympique et 2 titres du Grand Chelem. Sans grosse référence, il va arriver dans un flou total sur terre battue, la surface qui lui réussit le moins bien. Tombé au 8ème rang mondial, son plus bas classement depuis l’été 2008, Murray pointe à presque 2000 points du podium, alors qu’il n’avait que 10 points de retard avant Melbourne. La tournée sur terre risque de marquer un tournant dans sa saison, et nous indiquer si le « Muzz » de Wimbledon 2013 est encore présent.

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