Ils vont marquer 2014. Bilan du mois de Mai.


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C’était le réel pari de ce top 10 en début de saison, et le moins que l’on puisse dire, c’est que Jiri Vesely ne déçoit pas. Ce mois-ci, du haut de ses 20 printemps, le Tchèque a rejoint les demi-finales d’un tournoi ATP pour la 1ère fois de sa carrière. A Düsseldorf, Vesely a sorti au 1er tour Sijsling avant de battre coup sur coup 2 anciens demi-finalistes de Roland Garros, Nikolai Davydenko et Jurgen Melzer. Vesely s’est fait stopper à l’avant dernière marche par Karlovic, dans un match se jouant sur 2 tie-breaks, comme souvent avec le géant croate. Malgré ça, Vesely continue d’impressionner. Contre Melzer, terrassé 6/1 6/1, il a dégouté l’autrichien à coup de points gagnants, notamment en revers. Il sera sans pression à Roland Garros, où il pourrait, pour la 1ère fois de sa carrière, passer un tour en Grand Chelem.

S’il y a un joueur inconstant dans notre top 10 des joueurs à suivre, c’est bien Federico Delbonis. Ce mois-ci, l’argentin a joué une finale, et s’est incliné deux fois au premier tour. Depuis Janvier, soit il s’incline au 1er ou au 2ème tour, soit il va en demi-finale. Il ne semble pas connaître la demie mesure. Lopez à Madrid, puis Dodig à Rome l’ont stoppé sur les Masters 1000. A Nice, en revanche, Delbonis s’est fait plaisir, en sortant Kukushkin, Mathieu, et surtout Isner et Simon, soit un top 10 et le joueur français le plus en forme du moment. En finale, il est tombé sur un Gulbis de plus en plus constant, qui, très solide, s’est imposé en 2 sets. A Roland Garros, Delbonis risque d’être imprévisible. Son tennis très lifté peut faire des ravages sur la terre battue parisienne, réputée plus lente que celle des tournois de préparation.

Ce mois-ci, Milos Raonic a démontré qu’il pouvait être dangereux sur toute les surfaces, y compris sur terre battue. A Madrid, le joueur originaire du Montenegro a chuté face à Nishikori, futur finaliste, en 2 sets très accrochés. A Rome, Raonic a battu Bolelli, Tsonga, puis Chardy, le tombeur de Federer, avant de livrer un énorme match face au futur vainqueur, Novak Djokovic. Après avoir remporté le 1er set, le canadien a loupé le coche dans le tie-break du second set, avant de s’incliner 6/4 dans le 3ème. Servant à plus de 230 en 1ère balle et parfois à plus de 200 en seconde, Raonic nous a rappelé que son service est une arme de destruction massive. Très puissant et efficace en coup droit, il a aussi montré des qualités de déplacement et de défense exceptionnelles pour un joueur de son physique et de son style de jeu. Malgré ça, son revers reste son réel point faible (comme un certain américain aux 14 titres du Grand Chelem à qui on le compare parfois) et sa présence au filet est indigne d’un joueur de 1 mètre 96. Attention à lui sur la terre parisienne, l’élève d’Ivan Ljubicic à tout d’un épouvantail pouvant faire tomber presque n’importe qui.

Décidemment, la terre battue sied parfaitement à Grigor Dimitrov. Cette année, sur la surface ocre, seuls 3 joueurs ont réussi à le faire tomber. Rafael Nadal, David Ferrer et Thomas Berdych, soit 3 joueurs du top 6 Mondial. Une statistique qui atteste de la régularité nouvelle du Bulgare. A Madrid, Berdych l’a stoppé en 3 manches en 8ème de finale. Le hasard lui a offert sa revanche la semaine suivante, au même stade de la compétition à Rome. Cette fois ci, c’est lui qui est sorti vainqueur en 3 manches. En quart, Tommy Haas s’est retiré après avoir perdu le 1er set, et Dimitrov s’est retrouvé en demi-finale d’un Masters 1000 pour la 1ère fois de sa carrière.

Contre Nadal, à qui il avait toujours pris un set lors de ses 4 défaites face à lui, il n’a cette fois-ci rien pu faire, subissant une sévère défaite 6/2 6/2. Mais Dimitrov abordera Roland Garros avec une grande confiance en son jeu et en ses chances de briller. Que le public parisien se prépare, il va faire connaissance avec le tennisman le plus « bankable » de la planète, selon une étude menée par Eurosport et SportsPro.