Ils vont marquer 2014. Bilan du mois d’avril


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Plus les mois avancent, et plus Kei Nishikori justifie son statut de leader de la nouvelle vague du tennis mondial. Le Nippon, blessé, avait du déclarer forfait pour la Coupe Davis, laissant le Japon se faire massacrer par la République Tchèque. Mais, de retour à Barcelone, il a réalisé un tournoi absolument parfait. Profitant des sorties précoces de Ferrer et surtout de l’octuple tenant du titre Rafael Nadal, Nishikori est allé remporter le 1er tournoi de sa carrière sur cette surface, en sortant Bautista Agur, Golubev (l’homme qui a battu Wawrinka en avril), Cilic, Gulbis puis Giraldo, un des hommes en forme du moment. Le Japonais, dont nous ventions les qualités pour réussir sur terre le mois dernier, ne nous a pas fait mentir. Endurant et accrocheur, il peut littéralement exploser dans les 2 mois qui viennent. 6ème à la Race, il n’a jamais été aussi fort. Le voir régaler Paris et devenir un des chouchous du public parisien est très loin d’être utopique. La très grosse cote Porte d’Auteil.

Si Nishikori est la figure de proue de la jeune génération, on peut dire que Grigor Dimitrov est son alter Ego. Après un mois de mars en deça, le bulgare est reparti de plus belle en avril, glanant le 3ème tournoi de sa carrière, le 2ème de la saison. Il occupe toujours la dernière place (très) virtuelle pour le Master avec sa 8ème place à la Race. A Bucarest, tête de série numéro 1, il a fait ce qu’il avait à faire en sortant Vesely, Stakhovsky, Monfils puis Rosol en finale. Il avait chuté à Monte Carlo face à David Ferrer, ce qui n’est pas vraiment une contre performance. Baby Fed est de plus en plus consistant et régulier, et il répond enfin aux attentes placées en lui depuis plusieurs années.

Match après match, Roger Federer confirme qu’il est redevenu un des patrons du circuit. Décisif pour la Suisse face au Kazakhstan, avec 2 victoires en simple dont le match 5 décisif (le 1er de sa carrière), le Maestro est toujours en lice pour gagner sa 1ère coupe Davis. A Monte Carlo, Federer a rappelé quel joueur fabuleux de terre battue il était. Stepanek, Rosol, puis Tsonga et Djokovic (certes diminué), ont cédé face au tennis retrouvé de l’homme aux 17 grands Chelem. En finale, après un 1er set dominé, il n’a pas su saisir l’opportunité de s’imposer en 2 manches, avant de subir la tornade Wawrinka, se faisant martyriser par le tennis total de son adversaire. Malgré la déception de ne pas gagner un des rares Masters manquant à son palmares, Federer s’est rassuré. Il abordera Roland Garros en pleine forme, après un congé paternité lui permettant de se reposer en faisant l’impasse sur Madrid. On a hâte de revoir le Suisse à son top niveau à Paris.