Ils vont marquer 2014. Bilan du mois d’Août.


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Il y’a un an, au sortir de l’US Open, peu auraientt cru que Roger Federer, un an plus tard, puisse se hisser en finale à Toronto, gagner Cincinnati et rejoindre le dernier carré à New York. Pourtant, aujourd’hui, ce bilan semble presque en demi-teinte. Presque, car, à 33 ans depuis le 8 Août, cette tournée nord américaine reste malgré tout stupéfiante. Au Canada, c’est contre un Tsonga injouable qui venait de sortir Djokovic, Murray puis Dimitrov que le Balois a rendu les armes. La semaine suivante, dans l’Ohio, personne n’a pu contester sa suprématie. Et puis, en demi-finale de Melbourne, alors que son principal adversaire, Novak Djokovic venait de quitter Big Apple, le Suisse, déjà annoncé vainqueur du tournoi par certains, a subi une tornade Croate. Après sa frayeur contre Monfils (2 balles de matchs sauvées), il n’a rien pu faire contre un Cilic absolument époustouflant. Est-ce la pression de savoir qu’il était devenu le grand favori suite à la sortie de route de Nole ? Peu probable pour un homme aux 36 demies de Grand Chelem. Mais un jour moyen ne pouvait pas pardonner contre un joueur possédant la forme de sa vie. Restent les regrets, et cette question : Federer a t’il laissé passé sa dernière chance ? On serait tenté de dire oui. Et puis, on se souvient qu’il y’a 1 an, peu de personnes, même les fans de Federer les plus optimistes, auraient imaginé revoir le Maestro à un niveau aussi élevé. Désormais, c’est en indoor, là où le Suisse est peut-être le plus performant, qu’il devra confirmer son retour au tout premier plan, avec, pourquoi pas, la mince possibilité de remontrer sur son trône de numéro 1 mondial.

Presque parfait. Voilà comment on peut décrire l’US Open de Kei Nishikori. Forfait à Toronto en raison d’une blessure au pied, le Japonais s’est fait, dans la foulée, opérer d’un kyste au pied. Une opération qui a failli lui faire déclarer forfait pour le dernier majeur de la saison. Finalement présent, le Japonais a explosé aux yeux de la planète. Parfois attentiste dans son jeu par le passé, le Japonais, sous la houlette de Michael Chang, a décidé de plus rentrer dans le terrain et de couper les trajectoires dès qu’il en a l’occasion. Après 3 premiers tours faciles, c’est Raonic qui l’attendait en 8ème pour la revanche de Wimbledon. Plus de 4 heures de jeu et une victoire au bout de la nuit New-Yorkaise. Le lendemain, c’est également en plus de 4 heures que le Nippon a sorti Wawrinka, dans un match atteignant parfois un niveau d’extraterrestre. On le pensait lessivé à l’heure d’affronter un Djokovic jouant sa 8ème demi-finale consécutive à New York. Mais le Japonais a littéralement marché sur un Serbe, il faut le dire, plutôt terne. Parfois présenté comme le joueur frappant le plus fort de la quinzaine, cette description peut-être un peu exagérée montre tout de même à quel point Nishikori a développé depuis quelques mois un jeu beaucoup plus offensif. En finale, bien que ne jouant pas son meilleur tennis du tournoi, il n’a pas semblé touché par la pression, mais il n’a simplement rien pu faire contre Marin Cilic. Lui aussi jouera sa place pour le Masters dans cette fin de saison en salle. Vu sa forme du moment et la précocité de ses frappes de balles, il pourrait (lui aussi) être extrémement dangereux.