Ils vont marquer 2014. Bilan du mois d’Août.


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Pour Grigor Dimitrov, nous avons longtemps hésité : Deux étoiles ? Trois étoiles ? Et puis, en réfléchissant au Dimitrov de l’an dernier, et à celui de cette année, nous ne pouvions qu’en mettre 3. Bien sûr, le voir perdre en 8ème de Finale de l’US Open, en 3 sets, contre Gaël Monfils, peut paraitre décevant lorsque l’on repense à Wimbledon ou à l’Open d’Australie. Mais il ne faut pas occulter sa demi-finale à Toronto, ou seul un Tsonga dans la forme de sa vie avait pu le stopper. Entre ses 2 tournois, il avait vécu dans l’Ohio, contre Janowicz, sa 2ème défaite de la saison lors de sa rentrée dans un tournoi. Le Bulgare a énormément puisé dans ses réserves cette saison, proposant à chaque match des combats physiques incroyables. Alors, oui, il semble que Dimitrov commence un peu à manquer d’essence, et à peiner physiquement. Mais difficile de lui en vouloir après une saison qui l’aura vu se placer sur le devant de la scène. Malgré ça, le voir revenir en meilleure forme n’est pas impossible. Et, là, en indoor, il pourrait faire très mal. 10ème à la Race, ils seront 7 à se battre pour les 3 dernières places pour le Masters (Cilic, qui semble tout de même très bien parti, puis Nishikori, Ferrer, Berdych, Raonic, Dimitrov donc, et Murray). Mais vu la qualité de chacun, il faudra réaliser de grosses performances pour s’inviter à la table des Maitres.

Pour lui aussi, et cela montre la progression de cette nouvelle génération, l’hésitation entre deux et 3 étoiles aura été présente. Il faut l’avouer, ce mois d’Aout est légèrement décevant pour Milos Raonic. Un quart au Canada, une demie à Cincinnati puis un 8ème à l’US Open. Au regard de son profil, il y avait de la place pour faire mieux. Finaliste l’an dernier à Montréal (le Masters du Canada se déroulant alternativement à Toronto et à Montréal), il a chuté dès les quarts contre Feliciano Lopez. Une jolie demie à Cincy, et une défaite contre un Federer devant lequel il est toujours aussi impuissant. A New York, dans un match qui sentait bon la revanche de Wimbledon, c’est Kei Nishikori qui est sorti vainqueur après un combat énorme de plus de 4h. Une relative contre performance, nuancée par une suite de tournoi exceptionnelle de la part du Nippon. Comme Dimitrov, il fait parti des joueurs en ballotage pour le Masters. Mais avec son jeu, il risque d’être très compliqué à jouer en salle. A New York, 8 de ses 15 sets se sont fini au Tie Break, et il en a remporté 7. Preuve que son service est l’arme principale du Canadien.

On le sait depuis quelque temps maintenant, cette saison 2014 ne restera pas comme la meilleure de la carrière de Andy Murray. Le mois d’Août est le reflet parfait de la saison de l’écossais. C’est moyen. Ni brillant, ni catastrophique. 3 quarts de finale, battu par Tsonga, Federer, puis Djokovic. Peu de regrets à avoir, puisqu’il semble encore un peu juste pour ce genre de gros matchs. Amélie Mauresmo, avait d’ailleurs expliqué que, même si « Muzz » retrouve petit à petit son jeu, le test contre Nole à Flushing Meadows arrivait trop tôt. Physiquement touché alors que le match était à 1 set partout, il n’a malheureusement pas pu faire mentir son nouveau coach. Murray est 11ème à la Race, en queue de peloton, mais à moins de 400 points de la 8ème place. Son expérience pourrait lui permettre d’être plus régulier que les jeunes loups lors de cette fin de saison, et le voir jouer un Masters semble, malgré tout, crédible. Mais avec Berdych, Raonic ou encore Dimitrov, des hommes à l’aise en Indoor, il faudra peut être un ou 2 coups d’éclats contre des gros joueurs pour rêver d’un Masters qui serait une jolie compensation au regard d’une saison, pour le moment, à oublier.

Après sa victoire à Wimbledon, Novak Djokovic avait coupé en Juillet, mettant le tennis de coté l’espace de quelques jours pour se marier.  La tête ailleurs, son retour lors des 2 Masters 1000 précédents l’US Open n’a pas été brillant, c’est le moins que l’on puisse dire. 2 défaites en 8ème de Finale, contre Tsonga puis Robredo. Évidemment, aucun observateur du tennis mondial ne l’avait enterré, et il semblait l’un des 2 favoris à New York. Comme Nadal, entre battre Djokovic en 3 sets gagnants ou en 5 sets gagnants, il y’a un monde. Après 4 tours très faciles, il a profité d’une baisse physique de Murray en quart pour s’éviter un match qui aurait pu être piège. En demi-finale, contre Nishikori, novice à ce niveau-là et qui sortait de 2 matchs consécutifs en 5 sets, beaucoup ont annoncé une boucherie. Mais, on le sait désormais, ce samedi 6 Septembre 2014 était appelé à devenir historique. En 4 sets, Djokovic a perdu tout espoir de faire le doublé Wimbledon-US Open, qu’il avait déjà réussi en 2011. Jamais dedans, subissant les contres de Nishikori, commettant des erreurs grossières, le Djoker n’a jamais été en mesure de bousculer le Japonais. Évidemment déjà qualifié pour le Masters, il aura à coeur de conserver ses titres à Shangai, Paris puis à la Masters Cup. Sauf catastrophe, il devrait conserver sa place de numéro 1 mondial en fin de saison.