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4 étoiles, synonyme d’un mois très bon pour les joueurs se trouvant ici. Trois joueurs, vainqueurs la même semaine du tournoi dans lequel ils étaient engagés. Trois profils différents, qui ont, pour des raisons différentes, réussi leurs débuts de saisons.
Au vu de ses 3 premières semaines de février, certains trouveront que ces 4 étoiles sont de trop. Mais lorsqu’on gagne son 1er tournoi ATP, il est difficile de voir autre chose que ce résultat. Après un mois de janvier totalement loupé, Federico Delbonis semblait partir sur des bases semblables en Février. Battu à Vina del Mar par l’inconnu Nippon Taro Daniel, à Buenos Aires par Andujar et à Rio par David Ferrer, Delbonis présentait alors un bilan de 2 victoires pour 5 défaites en 2014.
Et puis, Sao Paulo a tout changé. Parmi ses victimes, des solides joueurs de terre comme Bellucci ou Montanes, deux italiens, Volandri et Lorenzi (en Finale), mais surtout Nicolas Almagro, numéro 18 mondial et adepte de la surface ocre. Gagner un tournoi alors que l’on est 61ème au classement ATP (il est désormais 44ème mondial après sa victoire) est tout sauf anodin. Delbonis n’est donc plus l’inconnu qui a battu Federer un jour d’été 2013. Il fait partie de ceux qui ont soulevé un trophée sur le grand circuit.
4 étoiles au mois de Janvier, 4 étoiles au mois de Février. 6ème joueur mondial à la Race. Voilà comment, en 2 mois, Grigor Dimitrov est passé de phénomène du circuit ATP à joueur qui ne fait plus rire personne. Incroyable à Melbourne, Dimitrov est allé gagner à Acapulco le 2ème tournoi de sa carrière. Surtout, si le tennis génial du Bulgare était connu de tous, c’est sa résistance physique qui impressionne désormais. Au Mexique, il s’est imposé en 3 sets en Quart, Demi et Finale, disputant et gagnant 5 Tie Breaks, faisant notamment craquer Andy Murray, à coup de points parfois venus d’ailleurs.
Après avoir battu l’Anglais, puis pris sa revanche sur Gulbis qui l’avait sorti à Rotterdam 2 semaines auparavant, Dimitrov a terassé le géant Sud Africain Kevin Anderson en finale. La progression qu’on avait apercu en fin de saison dernière se confirme. « Baby Fed » est de plus en plus consistant. La très jolie surprise de ce début de saison.
Oublié l’été dernier, oubliés les mois de Juillet, Aout et Septembre qui l’avaient vu perdre contre Sergiy Stakhovsky, Federico Delbonis, Daniel Brands et Tommy Robredo. Roger Federer est de retour. On en avait la quasi certitude après son Open d’Australie. On en est désormais certains. Libéré de ses problèmes de dos, le Suisse peut désormais se concentrer sur son tennis artistique sans se soucier de ses pépins physiques.
Après une mise en jambes au service de la nation, à Novi Sad, pour la 1ère fois depuis 2012 et les barrages contre les Pays Bas, le Maestro est allé conquérir un 6ème titre à Dubai. Pour cela, Federer a décimé la République Tchèque (Stepanek en 8ème, Rosol en Quart, et surtout Berdych en Finale). Le Suisse s’est montré frais physiquement, sans connaitre de trous d’air, réussissant à s’imposer en 3 sets après avoir perdu la première manche contre Berdych, mais surtout contre Novak Djokovic en demi-finale. Pour la 1ère fois de sa carrière, Federer a battu le Serbe après avoir perdu la manche initiale. Pas mal pour un joueur qu’on disait fini 6 mois auparavant. A lui de confirmer à Indian Wells et Miami, là où il sera forcément attendu au tournant. Federer avait déclaré vouloir et pouvoir jouer le meilleur tennis de sa carrière en 2014. On n’en est pas encore là. Mais plus la saison avance, moins cette déclaration semble folle.