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Il reste désormais à vous présenter les 5 joueurs à avoir soulevé un trophée ce mois çi. Pour tous, il s’agit d’un mois réussi, ce qui est toujours le cas lorsque l’on remporte un tournoi, que ce soit le 78ème ou le tout premier. Malgré tout, nous avons choisi de classer les vainqueurs dans 2 catégories différentes. Au Tennis, et ce à tout les niveaux, on parle de « Perf », comprenez, victoire face à un joueur mieux classé, et de « contre Perf », des défaites contres des joueurs moins bien classés. Et arrive la fameuse histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide, selon le point de vue. Si gagner un tournoi en étant tête de série numéro 1 semble « logique », cela reste très compliqué car la pression est plus forte, en tant que favori naturel.
Malgré tout, nous avons choisis de classer, avec 3 étoiles, les 2 vainqueurs de tournois qui étaient têtes de séries numéro 1 de leur tournoi.
En premier lieu, Kei Nishikori continue de nous faire du Kei Nishikori. On semble se répeter, mais difficile de dire autre chose. Toujours costaud, le Japonais ne perd pas les matches qu’il doit gagner. Il est le symbole même de ce système de « Perf » et de « Contre Perf » dont nous vous parlions plus haut. Très solide quand il est favori, il manque de folie, et d’initiative pour allez chercher les tout meilleurs. Vainqueur de ses 2 matches en Coupe Davis pour qualifier le pays du Soleil levant en quart de finale, puis à Memphis en triomphant de Becker, Bogomolov, Russel et Karlovic, Nishikori a fait ce qu’il avait à faire.
Tête de série numéro 3 à Delray Beach, tournoi qui l’avait révélé en 2008 après être devenu le plus jeune joueur à glaner un titre ATP depuis Lleyton Hewitt en 1998, le japonais a du abandonner au 2ème tour face à Gabashvili, gêné par une blessure à la hanche gauche.
Blessé en Finale de l’Open d’Australie, absent en Coupe Davis lors de la défaite façe à l’Allemagne, Rafael Nadal a fait son retour à la compétition à Rio. Dans un tournoi pourtant relativement relevé, Nadal n’a pas rencontré d’adversaire de gros calibre. Malgré une grosse frayeur en demi-finale face à Andujar (Victoire 7/6 au 3ème), le Majorquin a serré le jeu en finale pour venir à bout du fantasque Dolgopolov, qui avait sorti autoritairement Ferrer au tour précédent.
Mais sur terre battue, Nadal est, même lorsqu’il n’est pas à 100%, beaucoup trop fort pour presque n’importe quel joueur de la planète. Un tournoi de reprise parfait pour Rafa, qui nous avait inquiété à Melbourne. Le mois de mars nous donnera de bonne indication pour savoir quel Nadal nous aurons cette saison.