Le 6ème homme de l’année
Le trophée tant désiré pourrait pour la 3ème fois de son existence revenir dans les mains d’un joueur l’ayant déjà obtenu (après Kevin McHale et Detlef Schrempf), Jamal Crawford. A moins que J.R. Smith ne lui souffle la récompense au poteau.
En tête de la course au trophée, Crawford a vu revenir ces dernières semaines, le Knick qui vient de conclure une série de trois matchs consécutifs à plus de 30 points, du jamais vu pour un remplaçant. Un remplaçant qui joue quand même plus de 33 minutes par match, faisant de lui le 6ème homme le plus utilisé de la ligue. Par comparaison son adversaire Jamal Crawford ne dépasse que rarement les 30 minutes. Certes l’effectif des Clippers apporte plus de solutions à Del Negro, surtout à l’arrière, mais le 6ème homme des Knicks a tout du titulaire. Sur les 74 matchs qu’il a disputé cette saison, dans seulement 9 d’entre eux il a joué moins d’une demi-heure. Et il est le 3ème joueur le plus utilisé par Woodson, devant les autres arrières Prigioni et Shumpert, parfois titulaires.
Mais là n’est pas la question puisque Smith est éligible. On a beau pas aimer le bonhomme, qui arrose comme c’est pas permis (18ème de la NBA au nombre de tirs tentés par match (avec 15.4), il ne pointe qu’à la 30 place sur le nombre de tirs réussis (6.4)), il faut cependant lui reconnaître un certain talent offensif.
Tout comme Jamal Crawford. Deux profils similaires pour un trophée, vous nous excuserez si on cherche un troisième homme pour le sixième homme.
Et nous l’avons trouvé en la personne de Vince Carter. Le couteau suisse de Dallas qui sort du banc pour soutenir O.J. Mayo à l’arrière. Il marque (43% au shoot et un agréable 40% à 3 pts), prend des rebonds, passe et défend comme il peut, il a maintenu Dallas jusqu’au retour, tardif, de Nowitzki. Le rookie de l’année 1999 va bientôt tirer sa révérence et il le fait plutôt bien. Nous serions d’avis de le récompenser de sa belle et longue carrière.
A moins que le discret mais non moins efficace Kevin Martin ne choppe le trophée à ce petit monde.