Débats Sports distribue les bons points

Coach de l’année

Popovich ? Thibodeau ? Karl ? Le titre devrait se jouer entre les trois bonhommes. Nous ne sommes pas spécialement partisans de donner le trophée au meilleur bilan, et il faut bien avouer que Spoelstra à Miami a la vie facile avec LeBron. Certes les schémas offensifs du Heat sont nettement plus développés que l’an passé, mais l’ajout de pièces comme Ray Allen et une plus grande expérience commune n’y sont pas étrangères. Idem pour Scott Brooks déjà récompensé en 2010 mais qui disposait à l’époque d’une équipe beaucoup plus jeune. Avec son Thunder actuel, difficile de faire mieux certes mais ce n’est que le strict minimum avec un tel roster.

Donc à Débats Sports, le débat se résume à une bataille à trois entre Pop, Thib et Karl, les deux derniers vainqueurs du trophée de coach de l’année et un entraîneur jamais encore distingué.  Cependant, la bataille risque de tourner court puisque pour nous, aucun doute sur le meilleur coach NBA, il s’agit de Tom Thibodeau. Privé de Derrick Rose à la mène, de Rip Hamilton à l’arrière et parfois de Noah sous le cercle, il arrive tout de même à faire fonctionner cette équipe à merveille, par des phases défensives impressionnantes et des systèmes offensifs très bien huilés. Et puis ils ont fait tomber le Heat lors de leur irrésistible série.

A l’inverse, Popovich peut toujours compter sur un Duncan sans âge, un Parker au sommet et un banc sans équivalent dans la ligue. La ligue devrait également lui rappeler sa mésaventure à Miami où il avait benché son big three.

George Karl pourrait toutefois se voir récompenser pour l’intégralité de son oeuvre. A la tête d’un effectif incroyablement dense mais sans All Star cette année, il développe toujours un jeu offensif séduisant. Meilleure équipe de la Ligue à domicile, ses Nuggets ont appris à voyager. Si les derniers matchs lui permettent de se rapprocher du bilan des Spurs e du Thunder, il pourrait bien arracher un trophée au nez et à la barbe de ses concurrents.

Notons également les belles performances de Mark Jackson chez les Warriors et de Lionel Hollins chez les Grizzlies, deux petits marchés mais qui fonctionnent à merveille. Les premiers sont jeunes et, enfin au complet, démontrent tout leur potentiel. Le second fait de Memphis la meilleure défense de la ligue et reste compétitive malgré le départ de Rudy Gay en dépit de l’avis contraire du coach.