Toni Kroos torpille l’extension de la Coupe du Monde à 48 équipes, pointant un risque de déséquilibres et une perte de qualité pour les supporters. L’ancien milieu du Real Madrid assume un discours frontal, pro-joueurs et pro-spectacle.
Le débat sur le nouveau format de la Coupe du Monde n’en finit plus d’agiter la planète foot. Cette fois, c’est Toni Kroos qui met les pieds dans le plat. L’Allemand, légende récente du Real Madrid, refuse l’idée d’une inflation de matches sans relief au premier tour et alerte sur la charge imposée aux joueurs. Sur le fond comme sur la forme, le message est limpide : multiplier les affiches n’a aucun sens si le niveau baisse. Et Kroos, qu’on sait plutôt mesuré d’ordinaire, parle ici cash et sans fard.
« 48 nations ? Je suis contre » : un plaidoyer pour la qualité
Toni Kroos au sujet de la réforme de la Coupe du monde : « 48 nations à la Coupe du Monde ? Je suis contre. Certes, cela permet à plus de pays de participer, mais il faut penser davantage aux joueurs et à la qualité du tournoi… »
Toni Kroos poursuit : « Avec autant d’équipes au premier tour, nous allons voir de nombreux résultats déséquilibrés, 4-0, 5-0, 5-1… et ce ne sont pas les matchs que les fans veulent. Je tiens à de bons matchs de qualité, pas à des 5-0 ou 6-0.«
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Dans la bouche d’un quadruple vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid, ces mots résonnent fort : ils portent autant la voix des vestiaires que celle des tribunes. Le milieu allemand rappelle que la valeur d’un Mondial se mesure à l’intensité des affiches, pas à la quantité. Et sa tirade s’adresse autant aux instances qu’aux fans qui redoutent des cartons sans suspense.
