La finale de la CAN à Rabat a basculé dans l’irrationnel avec une image qui fait déjà le tour du monde : Achraf Hakimi (PSG) tentant d’éjecter la serviette d’Édouard Mendy avant un penalty dans le temps additionnel. Dans un contexte déjà sous haute tension, l’incident a ajouté une couche d’anti-jeu qui interroge.
La CAN 2025 s’est conclue dans un climat électrique. Au cœur du tumulte, ce geste surréaliste autour d’un objet anodin – une serviette – a cristallisé toutes les tensions. Alors que le Maroc obtenait un penalty à Rabat dans les dernières minutes, plusieurs joueurs marocains dont Achraf Hakimi se sont mêlés autour du but sénégalais. L’objectif semblait clair : empêcher Mendy de sécher ses gants et le ballon, un détail capital pour le gardien au moment d’affronter une tentative à 11 mètres (vidéo ci-dessous). On a même vu le remplaçant Yehvann Diouf protéger le précieux textile au milieu d’une bousculade. Le Sénégal, ulcéré par l’arbitrage, avait brièvement quitté la pelouse avant de revenir. Et Mendy a finalement capté une panenka trop ambitieuse.
L’image qui plombe la fête
Dans une finale, chaque détail compte. La serviette de Mendy, posée à proximité du poteau, fait partie de ces routines tolérées qui offrent de la maîtrise au gardien. Vouloir la soustraire relève d’un calcul psychologique : perturber le rituel, créer le doute, gratter un pourcentage. Sauf qu’à ce niveau, cette manœuvre brouille l’image de la compétition.
Moroccan players Achraf Hakimi, Ismaël Saibari and the ball boys were seen jostling for Edouard Mendy’s towel with Senegal’s second-choice goalkeeper, Yehvann Diouf, who plays for Nice in France.
Moroccans no try at all. pic.twitter.com/AEk0EIhut0
— Omo Kogi (Yagba) 🌍 (@harrysone9) January 19, 2026
La scène, filmée sous tous les angles, rappelle que la ligne rouge entre “compétitivité” et anti-jeu existe bel et bien. Et à ce petit jeu, le Maroc s’est brûlé les mains : Mendy n’a pas vacillé.
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Au-delà du fait divers, l’épisode raconte la finale : penalty polémique, interruption interminable, retour des Sénégalais, penalty manqué, puis délivrance en prolongation. Le Sénégal a su transformer le chaos en carburant. Le Maroc, lui, a vu son plan mental se retourner contre lui au pire moment. L’image restera.
