Relancé sur la possibilité de succéder un jour à Pep Guardiola à Manchester City, Vincent Kompany a recadré le débat. Le coach du Bayern préfère le terrain aux rumeurs et martèle sa ligne : focus total sur Munich.
Depuis que Guardiola a glissé son nom publiquement parmi ses héritiers possibles, la question revient à chaque conférence. Ajoutez les confidences d’Uli Hoeneß et la machine à spéculer s’emballe. Sauf que l’ancien capitaine citizen, aujourd’hui patron du banc bavarois, refuse de nourrir l’emballement. À l’heure de préparer un nouveau rendez-vous pour le Rekordmeister, Kompany s’en tient aux faits : le présent, rien que le présent. Un message ferme, envoyé autant aux médias qu’au vestiaire.
« Ça fait deux ans que je réponds à cette question »
Kompany au sujet des propos de Guardiola à son égard (sur le fait qu’il serait taillé pour lui succéder sur le banc de Manchester City) : « Il l’a déjà dit en conférence de presse. Mais ça fait deux ans qu’il dit que ce sera sa dernière année. Moi, ça fait deux ans que je réponds à cette question. Peu importe que je sois relégué, ou que je sois au Bayern, la question revient toujours. Elle reviendra encore, c’est sûr. Mais ça ne doit influencer personne. Je suis concentré uniquement sur mon travail, sur mes joueurs. »
Le Belge élargit même le cadre pour couper court aux interprétations. « Je l’ai dit à maintes reprises, je ne suis pas là pour commenter les déclarations d’Uli Hoeneß. J’ai beaucoup de respect pour lui, mais je ne le ferai pas. Dans le football, il ne faut jamais trop se projeter. Je suis concentré à 100 % sur ce que nous pouvons accomplir avec le Bayern. Je veux simplement vivre le moment présent. »
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Derrière les mots, une posture : protéger son groupe et maintenir l’exigence quotidienne. Le Bayern a retrouvé un cadre de jeu et une intensité qui portent la patte Kompany ; alimenter la chronique successorale ferait dévier la boussole. Le timing aussi est parlant : en pleine séquence charnière, chaque distraction coûte cher. On connaît le compétiteur : tant que Munich joue des titres, le reste n’existe pas. Et si l’avenir devait l’appeler un jour à l’Etihad, il arrivera par la grande porte – celle qu’on franchit en gagnant, pas en bavardant.
