Le nom de José Mourinho agite déjà le Real Madrid, mais l’enthousiasme n’est pas total. Pour Maldini, un retour du Portugais n’aurait rien d’une garantie, surtout face à un Barça lancé dans un cycle qui semble taillé pour durer.
Au Real Madrid, rien n’a encore été officialisé, mais l’hypothèse Mourinho prend de plus en plus de place. Et déjà, le débat s’enflamme. Pour Maldini, les Merengues ne partiraient pas avec les meilleurs arguments dans la course au titre face au Barça. Il imagine davantage des trophées secondaires qu’une vraie domination en Liga, et il ne voit pas non plus le club madrilène en position de force sur la scène européenne. Surtout, il estime que le contexte n’a plus rien à voir avec celui de la première arrivée du technicien portugais. Et c’est précisément là que son jugement devient tranchant.
Maldini annonce un retour sous très haute pression
Maldini l’assume clairement : « Ce sera très difficile pour le Real Madrid de Mourinho de remporter la Liga face à Barcelone. Par le passé, Mourinho était arrivé à Madrid en étant auréolé de victoires en Ligue des champions avec Porto et l'Inter, auréolé du titre d'entraîneur le plus en vue du moment. »
Puis il enfonce le clou avec une lecture beaucoup moins flatteuse du moment actuel du Portugais : « Aujourd'hui, il arrive comme un entraîneur limogé de Fenerbahçe et de Benfica, et incapable de remporter le championnat. » Dans cette analyse, tout repose sur le statut. Mourinho n’arriverait plus en patron incontestable, mais en technicien obligé de convaincre très vite dans un club où l’exigence ne laisse aucun répit.
À lire aussi
Real Madrid : l'actu du moment
»
La dernière mise en garde de Maldini résume d’ailleurs toute la pression qui entoure déjà ce possible choix madrilène : « Pour le Real Madrid, bien jouer ne suffit pas ; il faut gagner. Or, Barcelone possède une équipe jeune et solide qui sera au sommet pendant de nombreuses années. » Le décor est planté. Si Mourinho revient, ce ne sera pas pour reconstruire tranquillement, mais pour gagner tout de suite, face à un rival que beaucoup jugent aujourd’hui au-dessus.
