Marc Brys remet une pièce dans la machine avant la CAN : l’ex-sélectionneur des Lions Indomptables accuse Samuel Eto’o d’ingérence et dézingue son style de gouvernance. Le Belge charge, et il ne mâche pas ses mots.
À quelques semaines d’une CAN cruciale pour le Cameroun, la fracture entre Marc Brys et Samuel Eto’o ressurgit au grand jour. Limogé puis remplacé dans la foulée, le technicien belge règle ses comptes et pointe du doigt des choix sportifs qu’il attribue directement au président de la Fecafoot. Derrière la passe d’armes, un enjeu clair : l’équilibre d’un groupe qui se présente au tournoi avec des débats brûlants sur la liste, la hiérarchie des cadres et la gestion présidentielle.
Des accusations frontales qui visent la sélection et sa préparation
Marc Brys explique : « Eto’o a évincé des joueurs importants, des leaders, car c’est évidemment lui qui a fait cette liste. Comment peut-on aller disputer un tel tournoi sans un gardien de niveau mondial, ou sans Aboubakar ? »
Il poursuit : « Ces joueurs n’ont pas été retenus car ce sont des joueurs qui ont du caractère, qui tiennent tête au président. C’est incroyable, mais ça ne m’étonne pas venant de quelqu’un de narcissique, qui pense qu’il est le plus beau. »
Dans la foulée, le Belge élargit dénonce un climat délétère autour de la sélection : « Cela fait des décennies que je suis dans le football. Je ne pensais pas que ce genre de choses pouvait exister, un président de fédération qui ne veut pas la réussite de la sélection nationale par narcissisme. Mais si, ça existe au Cameroun. »
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Le Cameroun a besoin de repères et d’un cadre clair pour performer en phase finale. Si l’institution ne répond pas frontalement, l’onde de choc est déjà là : dans la tête des joueurs, au sein du staff, et jusque dans l’opinion.
