Trent Alexander-Arnold est indisponible pour plus de deux mois, tandis que Dani Carvajal ne devrait revenir qu’en janvier. Xabi Alonso doit recomposer son flanc droit sans latéral de métier, avec des choix qui engagent autant l’équilibre que l’identité de son équipe.
Le contexte est clair : blessé à la cuisse, Trent manquera une large partie de l’hiver, laissant un vide à un poste stratégique dans une phase dense du calendrier (Liga, C1, Copa). Carvajal n’étant pas attendu avant le mois de janvier, Xabi Alonso doit activer des solutions internes. La priorité se nomme Fede Valverde. Déjà utilisé en octobre au poste de latéral droit, l’Uruguayen a offert volume, rigueur défensive et percussion vers l’intérieur, même si le poste ne correspond pas exactement à ses préférences. Ce choix a déjà fait ses preuves et permet de maintenir le trio de milieu en vie.
Valverde en pole, Militao et la défense à trois comme leviers tactiques
Dans la hiérarchie des alternatives, Xabi Alonso a d’autres cartes. Le technicien espagnol a déjà testé Asencio à San Mamés, entré pour dépanner sur le côté, sans totale conviction sur la durée. Option plus robuste sur le papier : décaler Éder Militao.
Le Brésilien connaît le poste (sélection, Porto) et apporte du duel, mais ses précédents essais au Real Madrid ont été moins fluides dans la relance et le placement de couloir. Tout l’enjeu est de ne pas sacrifier la première passe et la hauteur des latéraux, essentielles au jeu positionnel voulu par Alonso.
Reste l’hypothèse structurelle : passer à trois centraux, le système de prédilection d’Alonso. Avec Valverde en « faux » piston – milieu en phase offensive, latéral à la perte – Madrid gagne en contrôle intérieur et en sécurisation des transitions, au prix d’un couloir droit moins « naturel ».
À lire aussi
Real Madrid : l'actu du moment
»
La Cantera ? Elle semble écartée pour l’instant, le staff ne s’y étant tourné que pour compléter des convocations. D’ici au retour de Carvajal, la solution la plus rationnelle demeure donc Valverde, avec Militao en plan B et la défense à trois comme arme contextuelle selon l’adversaire.
