Invité à revenir sur sa relation aux chiffres, Lionel Messi a livré un message limpide : le jeu avant les stats. Le capitaine d’Inter Miami assume une vision où le plaisir, l’influence dans le match et la justesse priment sur les tableaux d’Excel.
L’Argentin a remis l’église au centre du village : oui, l’ère numérique a envahi le foot, mais l’essentiel demeure sur la pelouse. À l’heure où chaque action est décortiquée, Messi rappelle sa boussole : vivre le match et décider des rencontres sans courir après les records. Un rappel qui sonne juste en MLS, où l’icône d’Inter Miami concentre autant d’attentes commerciales que sportives. Ses mots résonnent comme un manifeste pour les joueurs créatifs, souvent jugés à l’aune de colonnes de chiffres plus qu’à travers leur poids réel dans le jeu.
« Vivre le match, pas chasser les records »
Lionel Messi explique : « Les gens aujourd’hui se concentrent beaucoup sur les statistiques. Je n’aime pas les statistiques, aujourd’hui tout tourne autour de ça. Je ne pense pas qu’il faille que je fasse une passe décisive ou que je marque pour battre un record ou surpasser quelqu’un. »
Il poursuit : « Je vis le match, je prends du plaisir, j’aime être décisif et participer activement au déroulement de la rencontre. Mais je ne joue pas pour les records et je n’ai jamais accordé d’importance à cela. Tout est venu naturellement, comme résultat du jeu, pas parce que je pensais à faire une passe ou à marquer pour atteindre un record. »
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Ces phrases en disent long sur l’exigence du numéro 10 : peser là où ça compte plutôt que d’empiler des « KPIs », alors que le joueur enchaîne pourtant les records statistiques – il fait par exemple partie des meilleurs tireurs de coups francs de l’histoire. Au-delà du cas Messi, le message interpelle l’écosystème « analytics » : la donnée éclaire, elle ne remplace pas l’œil ni le contexte.
