Sur la chaîne YouTube « Zack En Roue Libre », l’ancienne icône de Manchester City a ravivé une rancœur tenace envers Pep Guardiola. Yaya Touré lâche des mots très durs et décrit son ex-entraîneur comme un « serpent », preuve que la plaie ne s’est jamais refermée.
Entre Barcelone et Manchester City, l’histoire Touré-Guardiola ressemble à un fil rouge de malentendus et d’amertume. L’Ivoirien affirme avoir été marginalisé dès la montée en puissance de Sergio Busquets au Barça, puis de nouveau écarté lors de leurs retrouvailles en Premier League. Dans l’entretien, il raconte aussi l’influence de son entourage au moment de quitter la Catalogne, et assume son souhait « de briser le mythe Guardiola ». Les mots sont lourds, tranchants, et s’inscrivent dans une rivalité personnelle qui traverse les années.
« Je ne vois pas un homme, je vois un serpent »
Yaya Touré explique : « Je ne vois pas un homme, je vois un serpent… Il m’a traité comme si j’étais de la poussière. À l’époque, Guardiola m’a appelé et m’a dit : “Tu dois revenir, c’est important.” Ma femme m’a répondu : “Tu veux entendre ces bêtises ? Il t’a traité comme un moins que rien, et maintenant il veut que tu restes, et tu veux rester ? Allons à Manchester !” »
Yaya Touré poursuit : « Ma femme disait toujours de lui : “C’est un diable, ce n’est pas un homme, c’est le mal incarné.” Elle le considère comme une personne négative. Je veux briser le mythe Guardiola. J’ai le sentiment qu’il a tout fait pour gâcher ma dernière saison à Manchester City. »
À lire aussi
Au-delà du fracas, ces phrases disent beaucoup de la relation entre les deux hommes : confiance rompue, communication fêlée, ressentiment persistant. Guardiola, auréolé de sa science du jeu, a fait des choix forts (Busquets au Barça, gestion des statuts à City) ; Touré, lui, estime avoir payé plus que de raison. Les deux hommes ne partiront très clairement pas ensemble en vacances.
