Dave Apadoo a livré un constat sans filtre sur le passage de Neymar au PSG. Niveau de la Ligue 1, relâchement à Paris, poids de l’institution : le journaliste brosse un tableau cash.
Arrivé en 2017 pour faire basculer le Paris Saint-Germain en Ligue des champions, Neymar a longtemps cristallisé les débats. Invité du podcast Aliotalk, le chroniqueur et journaliste Dave Apadoo (L’Equipe, France Football) replace le dossier dans son contexte : une Ligue 1 dont le Brésilien aurait trop vite fait le tour, un club alors moins structuré qu’aujourd’hui, et un joueur dont l’exigence se serait émoussée au fil des mois. Un regard tranché, qui dit autant du joueur que du PSG version 2017-2021.
Relâchement, niveau de la L1 et poids de l’institution : le diagnostic frontal
« Neymar en Ligue 1, c’était comme un CM2 qui jouait contre des CP. En Ligue 1, il s’emmerdait. Dans sa carrière, c’est à Paris qu’il a commencé à se relâcher. Quand il arrive en 2017, il est affûté comme une lame de rasoir, il était super fit, il n’y a pas un pète de graisse. », lâche Dave Apadoo.
Le chroniqueur poursuit : « Je crois que très vite, quand il a vu le vrai niveau de la Ligue 1… que c’était un autre sport (comparativement à la Liga – ndlr)… il s’est relâché. » Le message est clair : la compétition domestique ne l’aurait pas poussé dans ses retranchements.
L’éditorialiste replace aussi le PSG dans son évolution structurelle : « Aussi, à l’époque, le PSG n’avait pas la force institutionnelle qu’il peut avoir peut-être aujourd’hui. À l’époque, tu étais honoré d’avoir Neymar, alors qu’aujourd’hui, c’est les joueurs qui sont honorés de signer au PSG, ça change tout. »
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»
Avant de cerner le personnage et ses dérives contrôlées : « Neymar, c’est comme un gamin. Si tu lui donnes l’autorisation de s’amuser, d’être quand même bon, il va s’amuser et être bon. Mais en s’amusant, du coup, il est devenu un peu moins rigoureux. Au bout de quelques mois, il avait déjà les abdos un peu moins dessinés, ça, on me l’a dit – quelqu’un du vestiaire me l’a dit. Et pourtant, il continuait à être bon. »
