2016, la jeunesse au pouvoir


Karen Khachanov


Karen-Khachanov

Saison 2015 : 24 victoires, 17 défaites, 18 tournois, 1 titre sur le circuit Challenger.

19 victoires, 3 défaites, 6 tournois disputés, 3 titres sur le circuit Future.

152ème mondial en fin de saison.

De ces générations 95, 96, 97, 98, l’homme qui a fait parler de lui en premier est, aujourd’hui, celui qui est le moins réputé. Pourtant, en fin de saison 2013, à 17 ans et demi, il s’offrait, à Moscou, un quart de finale contre Ivo Karlovic, après avoir sorti Albert Ramos et surtout Janko Tipsarevic, alors 27ème mondial.

Depuis ? Il n’a pas regagné un match ATP, excepté en barrage de Coupe Davis contre le Sud Africain Dean Obrien. Trop de temps perdu pour un joueur qui avait impressionné lors de cette semaine Moscovite.

Mais l’an dernier, le chouchou de votre fidèle serviteur s’est rappelé au bon souvenir de nombre d’observateurs du tennis. Car le talent, Khachanov le respire. La comparaison avec Jiri Vesely est juste, car il possède le même gabarit, à savoir presque deux mètres et 90 kilos, et un style de jeu solide, peu flashy. Droitier, contrairement au Tchèque, il s’appuie sur une excellente première balle.

En 2015, il a gagné 220 places à l’ATP, pour enfin s’éloigner des tournois Future que les jeunes joueurs essayent de pratiquer le moins souvent possible. Vainqueur de trois des six futures auxquels il a participé en 2015, il a largement gagné le droit de les quitter.

En Challenger, il a montré qu’il avait le niveau, en battant des habitués du grand circuit, comme Ilhan, Bemelmans, Marchenko, Ward, Dodig et surtout vainqueur, en finale du Challenger d’Instanbul, de Sergiy Stakhovsky, 53ème mondial à l’époque et qui peut se targuer d’être l’homme qui a stoppé la série de 36 quarts de finale de suite en Grand Chelem de Roger Federer.

Ce qu’on peut lui souhaiter, en 2016 ? Une victoire sur le circuit ATP, qui devrait, sans aucun doute, arriver. Histoire d’entériner pour de bon les souvenirs chimériques d’une semaine d’Automne 2013.