2016, la jeunesse au pouvoir


Hyeon Chung


Chung-Hyeon

Saison 2015 : 9 victoires, 9 défaites, 9 tournois disputés sur le circuit ATP.

34 victoires, 7 défaites, 11 tournois disputés, 4 titres, 2 finales sur le circuit Challenger.

51ème mondial en fin de saison.

Après vous avoir présenté huit joueurs déjà présents dans cette rubrique, voilà le premier petit nouveau. Mais autant le dire tout de suite, Hyeon Chung n’a rien à envier aux autres hommes de cette catégorie. Bien moins connu que les quatre autres, il n’en est pas moins talentueux.

Ne vous fiez pas à sa tête d’adolescent hibernant devant son PC et à ses lunettes de geek, Hyeon Chung est une véritable pépite du tennis mondial. Né en 1996, il a gagné 120 places l’an dernier. Beaucoup moins présent sur le grand circuit que les hommes cités précédemmant, il ne pourra plus se « cacher » en 2016.

Vainqueur du circuit Challenger, avec seulement onze tournois joués alors que les quatre joueurs derrière lui en comptaient entre 17 et 21, il a disputé six finales, remportant quatre titres.

Joueur au physique moderne (1 mètres 85, 83 kilos), il présente un tennis complet de joueur de fond de court avec un revers à deux mains qui est sans conteste son coup fort, malgré une préparation par le bas plutôt atypique.

Surtout, il ne présente aucune vraie lacune. Sur le grand circuit, il a séduit. Pour son premier vrai match sur le circuit ATP (il en avait disputé un en 2013, à tout juste 17 ans), il a collé d’entrée un 6-0 à Marcel Granollers, à Miami, avant de gagner en trois manches. Ses autres sorties ont été satisfaisantes avec notamment un Quart à Shenzen ou encore un deuxième tour à l’US Open, avec une défaite en trois tie-break contre Stan Wawrinka dans un gros combat.

Il va désormais devoir montrer qu’il peut être constant et brillant sur le grand circuit, avec forcément un nombre bien plus élevé d’apparitions.

Quel objectif lui fixer pour 2016 ? Devenir le meilleur joueur Coréen de l’histoire serait très satisfaisant. Pour cela, il doit intégrer le top 35, ce que Lee Hyung-Taik n’a jamais su faire (36ème mondial en 2007). Avec Nishikori et Chung, le tennis asiatique a, à n’en pas douter, un avenir radieux.