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Week 17 : East Side Stories

Publié chaque lundi, le bilan de la semaine reprend toute l’actualité des Warriors, aussi bien sur les parquets qu’en dehors. Retour sur la dix-septième semaine de saison régulière.

La balade sur la cote Est continue

Le road trip à l’Est se poursuit pour les Warriors. Les débuts de cette série de 6 matches hors de leurs bases ont été délicats avec la défaite à Indiana. 4 matches étaient au programme cette semaine, avec 3 tests importants (Washington, Cleveland, Toronto) et un dernier match délicat face aux Celtics.

Les Wizards n’ont rien pu faire face au magicien Curry

Le pied droit de Stephen Curry était source d’inquiétude, après avoir manqué le match face aux Pacers. Au vu de son match, il n’y a plus aucune raison de s’inquiéter.

Curry a été le meilleur marqueur du match avec 32 points, menant les siens vers une victoire 114-107 à Washington contre les Wizards. Il a joué 34 minutes, sans la moindre gêne apparente puisqu’il a réussi un 11 sur 18 aux tirs (dont 5 sur 9 à 3 points). Ajoutez à cela 8 passes décisives, 2 interceptions, aucune perte de balle, et vous avez là une performance d’un calibre de MVP.

« C’est bon d’avoir Steph de retour, à faire ce qu’il sait faire, » a dit Klay Thompson (17 points). « Il a porté l’équipe en première mi-temps. »

En effet, Curry a sorti le grand jeu dès le début du match (13 points dans le premier quart-temps) pour éviter que les Wizards ne prennent le large. Après la rencontre, Curry a rassuré sur l’état de son pied.

« Il y a encore une légère douleur, mais je me suis senti bien, » a rassuré Curry après la rencontre. « Une fois que tu joues, tu ne sens plus rien avec la montée d’adrénaline. »

Les Wizards ont été plus adroits aux tirs (63,2 % contre 50 % pour les Warriors), dominants au rebond (45 à 29), mais les trop nombreuses pertes de balle (26) ont permis aux Warriors de glaner leur cinquième victoire en six matches. Les 26 pertes de balles ont conduit à 23 points encaissés pour les Wizards. La différence s’est faite sur ce secteur, qui d’habitude a posé plus de soucis aux Warriors.

Marreese Speights (16 points) a lui aussi été très important pour les Dubs, puisqu’il a notamment marqué 11 points en première mi-temps. A ce moment-là, les Warriors ont été mis à mal par une solide équipe des Wizards.

« Normalement, nous limitons l’adversaire aux environs de 40 % de réussite, et non 53,2 %, » a commenté Steve Kerr. « Ils ont pu rester dans le match parce qu’ils ont été très bons sur demi-terrain. Mais ils ont perdu la balle tellement de fois que cela a fait la différence dans le match. »

Paul Pierce a retrouvé ses jambes d’il y a 10 ans, et en a fait voir de toutes les couleurs à la défenes des Warriors : 25 points, dont 14 points au cours du troisième quart-temps. L’ancien Celtic a permis aux Wizards de remonter un retard de 6 points et de prendre l’avantage au cours de ce quart-temps. Cependant, une blessure en fin de match ne lui a pas permis de tenir sa place jusqu’au terme de la rencontre. Il a même dû être soutenu pour rentrer aux vestiaires. Marcin Gortat a terminé en double-double (16 points, 11 rebonds).

Dans le duel de meneurs All-Star, John Wall est passé au travers avec 8 pertes de balle, faisant tâche aux côtés de ses 16 points et 11 passes décisives.

A 8’32 de la fin du quatrième quart-temps, Rasual Butler (9 points) a mis à égalité les deux équipes 90-90. Derrière, les Warriors ont enchaîné sur un 6-0. Le match a définitivement basculé en faveur des Warriors lorsque Kerr a opté pour un 5 sans vrai pivot (et même intérieur) : Curry, Thompson, Iguodala, Barnes, Green.

« Nous pourrions être petit selon les standards NBA, mais nous avons des joueurs qui donnent tout, » a expliqué Klay Thompson. « Andre et Harrison sont d’excellents rebondeurs, se placent très bien, et jouent face à plus grand qu’eux. »

Ce 5, qui ne dépassent pas les 2m03, a joué les 5 dernières minutes du match (16-12 sur cette séquence). Washington est revenu à 3 points dans les dernières minutes, notamment à 102-99 après un tir de Nene (9 points, 7 rebonds).

Le très bon James

Dans un choc qui peut aisément être l’affiche des Finals en juin, les Warriors se sont inclinés 110-99 à la Quicken Loans Arena face aux Cleveland Cavaliers.

De leur road-trip qui a commencé à Indiana, cette défaite est la deuxième en trois matches. Stephen Curry (18 points) et Klay Thompson (13 points) n’ont pas suffi face à un LeBron James qui a montré clairement qu’il fallait compter sur lui dans la course au MVP. LeBron a compilé 42 points (15 sur 25 aux tirs, 8 sur 11 aux lancers francs), 11 rebonds, 5 passes décisives.

David Lee semble confirmer son retour en forme, avec 19 points. Draymond Green a marqué 15 points, et Harrison Barnes 11.

Revenus à 3 points des Cavaliers en début de deuxième mi-temps (61-58), les Warriors ont vécu 5 minutes terribles. Les Cavaliers ont infligé un 16-3 pour mener 77-61. James a marqué 9 des 16 points de cette série. Les Warriors ne s’en sont jamais remis, restant toujours 10 points derrière les Cavs.

LeBron James était dans un très grand soir, et il n’y avait absolument rien à faire.

Soirée rêvée à Toronto

Pas le temps de souffler pour les Warriors qu’il faut déjà repartir au combat. Après leur défaite face aux Cavs la veille, les Warriors se sont rendus au Canada pour affronter les Toronto Raptors. Face à une équipe en difficulté depuis quelques semaines, les Warriors ont de nouveau goûté au plaisir de domine outrageusement leur adversaire. Score final ? 113-89.

Klay Thompson a été le meilleur marqueur de la rencontre avec 25 points (9 sur 18 aux tirs, dont 5 sur 8 à 3 points). Stephen Curry a lui marqué 22 points. Les Splash Brothers ont pu aussi compter sur l’apport de Draymond Green (17 points). Qui dit déroute, dit temps de jeu pour tout le monde. A ce petit jeu là, Shaun Livingston et Leandro Barbosa ont su tirer leur épingle du jeu avec 11 points chacun.

Tout le monde a joué, au moins 7 minutes, sur cette rencontre. Steve Kerr avait choisi ce match pour faire souffler Andre Iguodala après son énorme combat contre James la veille.

Il n’y a pas eu de suspense (ou du moins très peu), puisque les Warriors ont compté 16 points d’avance à la fin du premier quart-temps (27-11). Au cours de ces 12 premières minutes, les Raptors ont réussi un piètre 1 sur 19 aux tirs, soit 5,3 % de réussite ! La suite a été différente pour les canadiens, qui ont fini le match avec une adresse proche des 40 %.

Si Thompson a été meilleur marqueur, c’est bien Draymond Green l’homme du match. Toujours plein d’énergie, l’ancien intérieur de Michigan State a commencé très fort avec 10 points et 5 rebonds en 11 minutes lors du premier quart-temps.

Les Warriors ont très rapidement pris les devants, menant déjà 22-5 à 3’35 de la fin du premier quart-temps. Ils n’ont jamais été inquiétés par les Raptors, menés de 26 points au plus en première mi-temps, et de 41 en deuxième mi-temps.

Le match a été émaillé d’un petit incident à la fin du troisième quart-temps. En effet, un début d’échauffourée a eu lieu entre Festus Ezeli et Tyler Hansbrough. Les deux joueurs ont été expulsés.

U MAD BOSTON ?

Ce match a été tout ce qu’il y a de plus bizarre, mais passionnant. Les Warriors ont été dominés comme rarement ils l’ont été cette saison par une très bonne équipe des Celtics. Cette domination n’a duré que 17 minutes, le temps que la machine californienne se soit mise en route. Résultat, les Warriors sont revenus du Diable Vauvert pour l’emporter 106 à 101 au TD Garden.

En effet, les Warriors ont été mené de 13 points à la fin du premier quart-temps, et de 26 points au plus au cours du second quart-temps. Les Celtics ont été tout simplement intraitables, en attaque et en défense.

« Ils ont eu jusqu’à 26 points d’avance en première mi-temps ; j’étais sur le banc en train de me marrer, » a commenté Draymond Green« J’ai dit aux gars sur le banc qu’il y avait encore 6 minutes à jouer, et que c’était beaucoup. Il fallait rien lâcher. »

Les Celtics ont donc eu 26 points d’avance à un moment de la rencontre, sur un tir à 3 points de Jonas Jerebko, à 6’53 de la fin du deuxième quart-temps. Steve Kerr a profité d’un temps-mort pour changer radicalement son 5 sur le parquet. Dehors les mauvais David LeeShaun Livingston et Leandro Barbosa. A leur place, Draymond GreenStephen Curry et Klay Thompson ont fait leur retour. La réaction ne s’est pas faite attendre, avec un 19-9 infligé aux Celtics. Les Warriors ont alors recollés à 16 points des C’s, leur laissant entrevoir un come-back improbable.

« Nous savons à quel point nous sommes bons, » a déclaré Green. « Nous n’étions pas nous-mêmes les 18 premières minutes de ce match. On savait qu’avec de l’énergie, de la défense, tout s’arrangerait. » 

Après avoir laissé Boston tirer à 53,6 % de réussite, les Warriors ont limité les Celtics à 32,3 % de réussite au second quart-temps, 36 au troisième, et 24 (!) dans les 12 dernières minutes. Les joueurs de Steve Kerr ont montré leur vrai visage lors des 3 derniers quart-temps, éclipsant la piètre performance du premier quart-temps.

« On avait un peu les jambes lourdes pendant le premier quart-temps, » a confié Curry. « Il fallait être costaud mentalement pour ne pas lâcher avant la mi-temps. On a ensuite réduit l’écart sous les 10 points au cours du troisième quart-temps. A ce moment, on avait le momentum et on sentait qu’on allait s’en sortir. »

Isaiah Thomas, fraîchement arrivé à Beantown, a terminé meilleur marqueur des Celtics avec 20 points et 5 passes décisives en 29 minutes.

Les Celtics ont eu 4 points d’avance (94-90, 6’26 de la fin du quatrième quart-temps), avant que les Warriors n’aient lancé un 16-7 qui aura scellé le sort du match. Les Warriors ont dominé le dernier quart-temps 31-15.

Le comeback de 26 points est le plus gros écart remonté par une équipe à l’extérieur depuis le début de la saison. Curry a été le grand artisan de cette remontée avec 37 points (14 sur 22 aux tirs, dont 5 sur 8 à 3 points), et 5 passes décisives.

Draymond Green a aussi été l’un des héros de ce match fou, avec 14 points, 11 rebonds, 4 passes décisives et 3 contres. En sortie de banc, Andre Iguodala a été décisif avec un lay-up décisif dans la dernière minute. L’autre bonne nouvelle de la soirée a été le temps de jeu de Andrew Bogut. L’australien n’a joué que 19 minutes, étant donné que les Celtics n’ont quasiment pas/peu joué avec de vrais pivots. Tant mieux, d’autant plus que Bogut était censé être mis au repos. Il en a été autrement avec la suspension de Festus Ezeli.

Cependant, ce retour gagnant pour les Warriors a coûté cher en terme d’énergie : Curry et Thompson ont joué 38 minutes, et même 44 pour Green. Ca fait beaucoup, en fin de road-trip, et avec un back-to-back à Brooklyn face aux Nets le lendemain…

En bref

Washington Wizards – Golden State Warriors : 107 – 114

Cleveland Cavaliers – Golden State Warriors : 110 – 99

Toronto Raptors- Golden State Warriors : 89 – 113

Boston Celtics- Golden State Warriors : 101 – 106

Bilan

46 victoires, 11 défaites. Meilleur bilan de la Conférence Ouest et de la NBA.

Tops

La visite de Curry à la Maison Blanche, les Warriors à Washington

Mercredi, le lendemain de leur match à Washington, les Warriors ont passé leur journée dans la capitale américaine.

L’équipe s’est rendue sur la Tombe du Soldat Inconnu, au cimetière national d’Arlington, où le grand-père de David Lee est enterré. Ce dernier, accompagné de Stephen Curry et Andre Iguodala, ont déposé une gerbe de fleur sur la Tombe du Soldat Inconnu. Stephen Curry en a aussi profité pour faire un passage à la Maison Blanche, dans le rôle d’ambassadeur du combat contre la Malaria.

Curry a passé un peu de temps avec les deux chiens de Barack Obama, Bo et Sunny. Cette visite s’est inscrit dans le cadre de la Fondation « Nothing But Nets » des Nations Unies. Un don de 3 filets anti-moustiques, vecteur de la maladie, est fait à chaque tir à 3 points réussis de Curry. Il participe à cette opération baptisée Three for Three Challenge pour la troisième année.

Les joueurs ont notamment posé de nombreuses photos et tweets sur les réseaux sociaux. Je vous fais grâce de Brandon Rush devant le pupitre présidentiel.

 David Lee retrouve son basket

Depuis son retour de blessure, David Lee a vu son rôle changer par rapport aux saisons passées. Alors qu’il a été la troisième, voire seconde option offensive des Warriors les saisons précédentes, Lee est désormais sur le banc dans un rôle de scoreur aux côtés d’Iguodala et Livingston. L’adaptation a été très difficile pour Lee, auteur de matches absolument catastrophiques. Son énorme contrat (30 millions sur 2 ans), et ses relations proches avec Curry lui ont probablement évité un échange au cours de saison.

Face aux Bulls, le 27 janvier dernier, Lee a été très bon, avec 24 points et une efficacité offensive retrouvée. Simple mirage, avec ensuite 5 matches sous les 10 points.

Mais cette semaine, il faut reconnaître que Lee a été bon. Face aux Wizards, Lee a pesé dans la raquette avec 10 rebonds en 18 minutes, La même semaine, à Cleveland, l’intérieur a terminé meilleur marqueur avec 19 points (8 sur 11 aux tirs, 3 sur 5 aux lancers francs), et a complété sa ligne de statistiques avec 4 rebonds, 2 passes décisives et un contre.

L’explication réside dans le changement de rotation, discret, effectué par Steve Kerr. Le technicien et son staff ont décidé d’arrêter de l’associer avec Marreese Speights, autre intérieur au profil similaire. Les deux joueurs donnaient l’impression de se marcher sur les pieds, et ce changement de stratégie a permis de libérer Lee lorsqu’il est utilisé plus longtemps.

L’altercation entre Bob Myers et Daryl Morrey

La semaine dernière, s’est tenue une conférence autour des statistiques avancées dans le sport : MIT Sloan Sports Analytics Conference. Les intervenants se sont enchaînés pendant toute la conférence, mais le débat entre les General Manager des Warriors, Bob Myers, et des Rockets, Daryl Morey, est resté comme l’un des moments forts de cet évènement. En effet, sur la tribune, les deux managers se sont pris le bec, justifiant chacun leur tour à coup de statistiques avancéesà propos du MVP de la saison.

A peu de choses près, la situation aurait pu ressembler à ça :

Flop

Mis à part l’expulsion de Festus Ezeli (et du match de suspension qui a suivi), aucun flop à signaler.

Le programme de la semaine suivante

@ Brooklyn Nets, dans la nuit de lundi à mardi (1h30).

Vs. Milwaukee Bucks, dans la nuit de mercredi à jeudi (4h30).

Vs. Dallas Mavericks, dans la nuit de vendredi à samedi (4h30).

Vs. Los Angeles Clippers, dans la soirée de dimanche (21h30).

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