Débats Sports

Qui va remporter la bataille de la Big Apple ?

Il y a un nouveau shérif en ville. Et il s’appelle Deron Williams. Alors qu’auparavant les Nets vivaient de l’autre côté de l’Hudson, et que les Knicks vivaient heureux en tant que roi sans couronne de la Grosse Pomme, voici que les Nets débarquent à Brooklyn. Et s’il ne devait en rester qu’un ?

Il existait une certaine rivalité entre ces deux franchises avant le déménagement au Barclay Center, mais désormais, il est clair que cette connexion va devenir aussi tendue que celle qui lie les Clippers et les Lakers.

Une rivalité historique

Même lorsque les deux franchises n’étaient pas dans la même ligue (NBA pour les Knicks et ABA pour les Nets), elles se tiraient dans les pattes. Le summum fût atteint lorsque la NBA obligea la star des Nets de l’époque Rick Barry à retourner dans la « grande ligue » laissant les Nets aux fins fonds de l’ABA. Mais la saison suivante, les Nets enregistrent l’arrivée du Docteur. Julius Irving mène les Nets vers le titre et rend la franchise plus populaire que les Knicks, pourtant champions NBA en 1973. Un second titre suivra pour Irving et les siens en 1975.

En 1976, les deux ligues sont fusionnées. Les Nets, pensionnaires de l’ABA, doivent payer des droits d’entrées en NBA, et comble du comble, doivent aussi payer 4,8M $ pour « invading territory » en faveur des Knicks, afin de pouvoir concurrencer la franchise originelle de la NBA dans la même ville.

Revers de la médaille, les Nets n’ont plus les moyens de payer Julius Irving et le trade aux 76ers. Les fans des Nets l’ont encore mauvaise.

L’année suivante, les Nets rendent les armes et s’installent à Newark, New Jersey.

Les Nets relèvent la tête

Il faudra 25 ans pour que les Nets retrouvent les sommets. L’arrivée de Jason Kidd va permettre aux Nets de retourner en finales, pour malheureusement y échouer à deux reprises.

C’est désormais un autre meneur all star qui a pour mission de redorer le blason des Nets nouvelle version.

Plus à l’aide financièrement, dans une enceinte flambant neuve et avec un roster amélioré bien que pas aussi renforcé que souhaité, les Nets visent les play-offs. Bien plus important que cela, les Nets vont chercher avant tout à obtenir un meilleur classement que les Knicks.

Qui sortira vainqueur ?

Les Nets voulaient Dwight Howard. Ils ne l’ont pas eu. Mais ils ont tout de même réaliser une intersaison réussie en signant l’arrière des Hawks Joe Johnson, en prolongeant Brook Lopez et en intégrant quelques seconds couteaux bien utiles : Reggie Evans, Jerry Stackhouse, Keith Bogans, C.J. Watson et Mirza Teletovic. Pas des noms très flashy, mais des joueurs importants dans la rotation pour faire reposer un cinq majeur très flatteur :

  • Deron Williams / Joe Johnson / Gerald Wallace / Kris Humphries / Brook Lopez

Avec cet effectif, les Nets peuvent-ils espérer devancer les Knicks qui sont à la peine depuis deux ans ?

Les Knicks enfin vers la lumière ?

Il y a quelques mois, c’étaient les Knicks qui effectuaient un grand ménage. En signant coup sur coup Amar’e Stoudemire, Carmelo Anthony et Tyson Chandler, les Knicks se sont donnés les moyens de leurs ambitions. Et pourtant cela ne fonctionne pas. Ajoutons-y Baron Davis et J.R. Smith et NYK présente pourtant une équipe capable de viser le titre.

Une 8ème place à l’Est, c’est tout ce qu’ont réussi à glaner des Knicks peu fiers d’eux l’année denrière. S’en suivra une élimination au premier tour face au futur champion.

Toujours pas conscients que le problème ne vient pas des hommes, les dirigeants ont encore renforcé le roster : Raymond Felton, Marcus Camby et Kurt Thomas reviennent dans leur franchise d’origine pour tenter de ramener le titre.

Un dernier joueur vient s’y ajouter : Jason Kidd. Un ancien pensionnaire du New Jersey, auquel les fans des Nets risquent de réserver un accueil très chaleureux. Un choix osé mais un choix judicieux car c’est bien ça qui manquait aux Knicks. Perturbés par la blessure de Baron Davis en début de saison dernière, les Knicks n’avaient pas au poste 1 de meneur gestionnaire et s’en remettait à Jeremy Lin, Mike Bibby voire Iman Shumpert pour porter la gonfle, la passer à Melo qui jouaient en isolation.

Désormais, avec Kidd et dans une moindre mesure Felton, les Knicks vont pouvoir (enfin) adopter des schémas de jeu offensif clairs et précis et tenter d’en faire quelque chose. A moins que les pensionnaires du Madison ne revêtent une nouvelle fois leur costume d’éternels loosers.

Qui sera devant ?

Les Nets semblent avoir pris une longueur d’avance. Paradoxalement, même si les Knicks ont un effectif plus rôdé, les arrivées risquent de perturber la hiérarchie (qui sera meneur n°1, Stoud va-t-il garder sa place, le départ de Lin va être digéré par les fans ?). Chez les Nets, l’ambiance à l’air plus sereine. Surtout le banc est bien plus long que chez les Knicks où Anthony et Chandler auront encore près de 40 minutes de parquet par match.

L’année dernière, les deux équipes se sont rencontrées à trois reprises seulement pour cause de saison raccourcie. Et les Knicks l’avaient emporté par deux fois. Cette saison, la NBA a décidé de faire débuter la saison des Knicks … chez les Nets. Et pour le moment c’est bien les nouveaux en ville qui partent favoris selon les bookmakers.

Dans une division très affaiblie par le transfert de Howard et la blessure de Rose, et où Celtics, Sixers et Pacers tenteront d’aller chercher Miami, la rivalité entre les Knicks et les Nets risque bien d’être la seule chose intéressante.

  • La face cachée de cette histoire de déménagement de la franchise du New Jersey à Brooklyn, c'est quand même le signal envoyé aux fans résidant à Newark. "Votre ville c'est pas glamour, c'est vraiment pas vendeur. Du coup on s'en va à NYC".
    L'équipe des Nets a quand même une jolie tronche. Elle coûte certainement un peu trop cher par rapport à ce qu'elle vaut sur le plan sportif mais ça à de la gueule. D-Will se retrouve sans super star mais entouré de quelques All-Stars. L'ensemble semble bien plus complémentaire que la paire de croqueurs Stoudemire-Anthony.