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Quelle saison pour les Knicks ?

Indiana Pacers v New York Knicks - Game Five

Après une saison 2012-2013 débutée en fanfare, avec une défense collective et une attaque assez propre, les Knicks sont retombés dans leurs travers en proposant une défense sans dureté et une attaque basée sur des isolations de Carmelo Anthony et J.R. Smith. Finissant tout de même 2nds de la Conférence Est (54-28), les hommes de Mike Woodson ont chuté en demi-finale de conférence (2-4) face à une solide équipe d’Indiana. L’été 2013 ne s’annonçait pas des plus simples avec des contrats à renouveler et des changements d’effectifs impératifs afin de devenir un concurrent sérieux au titre.

 

Un renforcement de l’équipe…

Un renforcement de l’effectif commence logiquement par un apport dans la raquette, secteur ayant trop souffert pendant l’exercice 2012-2013, et lors du 24ème choix de la Draft 2013, il semble logique de récupérer Rudy Gobert ou un joueur ayant le même profil. Le staff en a décidé autrement en choisissant Tim Hardaway Jr, et optant pour un bon joueur encore disponible à ce niveau de la Draft plutôt qu’un joueur nécessaire pour l’équipe.

 

Assez rapidement après l’ouverture de la free agency 2013, New York réussit un gros coup en prolongeant J.R. Smith, le 6ème homme de la saison passée, pour un contrat de seulement $17,947,125 sur 3 ans. Pouvoir garder un pilier de l’équipe pour une si petite somme, toute proportion gardée, est une chance pour l’équipe puisque cela permet à Glen Grunwald, GM à l’époque, de conserver un effectif similaire à l’année précédente tout en ayant la possibilité de (re-)signer d’autres joueurs. C’est ce qu’il se passe avec un renouvellement de contrat de $4,988,893 sur 3 ans pour Pablo Priogioni, sophomore de 36 ans, qui a tant aidé les Knicks grâce à son jeu académique et son QI basket très élevé mais aussi Kenyon Martin qui rempile une année à $1,399,507.

A ce stade de la free-agency l’équipe mythique de la Big Apple a déjà fait une grosse partie du travail en réussissant à conserver l’ossature de l’équipe.

Et ce n’est pas sans compter sur l’arrivée de joueurs majeurs, qui viennent renforcer ce squelette, comme Metta World Peace, amnistié par les Lakers, pour un contrat de $3,251,550 sur 2 ans. Mais aussi d’Andrea Bargnani arrivé dans le cadre d’un échange avec Toronto contre Steve Novak, Marcus Camby, Quentin Richardson, un pick de premier tour de draft 2016 et un du second tour en 2017. Cet échange permet à New York de se débarrasser de 3 joueurs en fin de carrière et de récupérer un joueur pouvant épauler offensivement les leaders.

Le retour de blessure de Stoudemire permettra à New York, s’il ne fait pas de rechute, de renforcer un secteur intérieur encore très fragile. A côté, Beno Udrih, capable de mener une équipe et possédant un bon shoot à mi-distance, complète l’effectif new-yorkais, accompagné de Chris Smith, Toure Murry et Cole Aldrich.

 

Effectif des Knicks : Cole Aldrich, Carmelo Anthony, Andrea Bargnani, Tyson Chandler, Raymond Felton, Tim Hardaway Jr, Kenyon Martin, Toure Murry, Pablo Prigioni, Iman Shumpert, Chris Smith*, J.R. Smith, Amare Stoudemire, Beno Udrih, Metta World Peace.

 

*Des rumeurs probables disent qu’il sera coupé dès que Jeremy Tyler ( 22 ans, 2,08m ) se sera remis de sa blessure au pied.

 

… sur le papier ?

 

L’effectif new-yorkais semble aux premiers abords être joliment garni, mais l’important, c’est la pratique.

En effet, l’année dernière, New York possédait de bons titulaires et un banc de niveau correct lors de la saison régulière mais une fois les Playoffs entamés, l’équipe a eu du mal à sortir de bons matchs. Logique, dès lors où l’on mise beaucoup sur la réussite à 3 points et l’isolation, il est difficile de trouver d’autres moyens de marquer lorsque les défenses se resserrent, faute de systèmes.

Cette année, il sera donc impératif pour Woodson d’insuffler une envie de défense et de sacrifices d’un côté, et de mettre en place des systèmes variés de l’autre pour pouvoir jouer les premiers rôles dans une Conférence Est renforcée pour les équipes du haut de tableau. Des franchises comme Chicago avec le retour de Derrick Rose, ou encore les néo-rivaux des Knicks, Brooklyn se sont relativement bien renforcés et ne leur feront aucun cadeau. Sans oublier le Heat et les Pacers, valeurs sûres à l’Est.

New York n’aura donc pas d’autres choix que de réciter un basket propre et intelligent pour aller chercher ce que Carmelo Anthony et ses coéquipiers envient à Miami, car les moindres faux pas se feront sentir lors des Playoffs.

Au-delà du jeu collectif de New York, les joueurs se sont entraînés cet été, et pour certains, on peut se rendre compte d’une nette amélioration dans des secteurs particuliers de leur jeu. Tyson Chandler et Iman Shumpert ont beaucoup progressé au shoot et semble devenir de réelles menaces respectivement en tête de raquette et derrière l’arc. De leur côté, Carmelo Anthony et J.R. Smith semblent avoir mûri, tant dans leur interviews que sur le parquet, ce qui laisse imaginer que leur basket un peu « fou » ne sera plus aussi présent cette saison, et qu’un jeu assez collectif se mettra en place.

Evidemment, Stoudemire s’est lui aussi entraîné, afin de retrouver des appuis corrects, et une forme physique convenable ce qui permettrait à Mike Woodson de jouir d’une profondeur de banc et de multiples choix offensifs de la part des remplaçants.

 

 

Joker : Andrea Bargnani. (28 ans, 2,13m)

Le premier choix de la draft 2006 sera l’élément à suivre lors de cette saison, et sa forme influencera les résultat de New York.

L’ailier fort italien de 28 ans qui n’a pas la carrure d’un joueur emmenant son équipe vers le titre, malgré tout ce qu’on lui promettait, sera à New York un lieutenant de Carmelo Anthony et n’aura plus à porter sur ses épaules les espoirs de toute une équipe. Ce statut devrait permettre de le mettre en confiance et de le laisser jouer librement, sans qu’il soit critiqué à chaque mauvais choix.

L’utilisation du joueur en attaque sera assez simple puisqu’il permettra d’écarter les défenses adverses grâce à son tir extérieur et de faciliter le travail de ses coéquipiers qui auront moins à se battre pour empiler des points. Pour ce qui est du secteur défensif, espérons pour les Knicks que Tyson Chandler va réussir à faire de lui un joueur capable d’utiliser sa taille comme un atout défensif.

Ajoutons que depuis le début de la pré-saison, Andrea Bargnani semble un peu plus attiré par le rebond défensif et cherche un peu plus le contact physique qu’auparavant, ce qui est de bon augure, puisqu’il semble faire des efforts personnels pour le bien de l’équipe.

La saison 2013-2014 s’annonce donc difficile pour les Knicks si jamais ils réitèrent les mêmes erreurs de celle passée tant le niveau des meilleurs équipes de l’Est a augmenté. A contrario, si la sauce prend et que Woodson et son staff réussissent à contenir l’ivresse new yorkaise, il se peut que New York soit un sérieux prétendant au titre.

 

Pronostic : 5èmes à l’Est (48-34)