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Game 4 : On to the next one

Match 4 : New Orleans Pelicans 98 – Golden State Warriors 109

Go hard or go home. Si l’expression s’applique pour les équipes dos au mur, elle est aussi valable pour les Warriors : une victoire et la série est terminée, sans passer par un Match 5 à l’Oracle Arena. Sous l’impulsion du trio Curry-Thompson-Green, les Warriors ont envoyé les Pelicans en vacances.

Le film du match

Premier quart-temps

Le début de match est en faveur des Pelicans et d’un bon Eric Gordon, bien en jambes en ce début de quart-temps. En face, Draymond Green lui répond avec 10 points (sur 13 marqués par Golden State !) en seulement 5 minutes ! Green est d’autant plus précieux que les premières minutes de Curry sont laborieuses : deux pertes de balle, un airball et un tir à 3 points manqué.

Alors que Gordon devient maladroit, c’est Anthony Davis qui prend les choses en main, en dominant Andrew Bogut au rebond, et profitant de son avantage de rapidité pour provoquer des fautes. Rapidement, l’australien écope de sa deuxième faut, à 6’17 de la fin du premier quart-temps. Il est remplacé par Festus Ezeli, qui se voit là offrir une belle opportunité de montrer sa valeur face à Davis.

Les rôles se sont inversés ensuite entre Draymond Green le scoreur et Stephen Curry le passeur. Green s’est ainsi mué en distributeur à passes décisives pour un Curry phénoménal.

La deuxième moitié de quart-temps voit la défense de Golden State mettre de plus en plus d’intensité, à l’image de Festus Ezeli. Le pivot est très appliqué sur Anthony Davis, mais si ce dernier parvient à marquer avec la faute du nigérian.

Golden State parvient à creuser l’écart avec les Pelicans (31-24), grâce à un tir à 3 points de l’intenable Draymond Green.

Le premier quart-temps se termine sur le score de 31-24, avec 27 points marqués par le duo Curry (14 points) – Green (13 points). Klay Thompson et Andre Iguodala ont marqué les 4 autres points des Warriors.

Deuxième quart-temps

Monty Williams décide d’aligner Ryan Anderson et Alexis Ajinça pour commencer le deuxième quart-temps. Piètres protecteurs de cercle, Golden State profite de la vitesse de Leandro Barbosa pour prendre le meilleur et marquer des points faciles dans la raquette (37-28). La sortie d’Ajinça pour Cunningham aura pour effet de stopper l’hémorragie.

La second unit de Golden State peine à marquer ensuite, mais parvient à faire la différence par un surplus d’énergie. Marreese Speights et Harrison Barnes s’avèrent performants aux rebonds offensifs, provoquant deux fautes coup sur coup.

Avec un 5 très petit – Livingston, Thompson, Iguodala, Barnes, Green -, Golden State parvient à avoir 10 points d’avance (43-33) à 7’10 de la mi-temps.

New Orleans revient à 4 points de Golden State sur un tir mi-distance de Davis, intenable en cette première mi-temps (43-39, 6’01). et sur un 3 points de Gordon (46-42, 5’26). Mais le trio Curry-Thompson-Green remet les pendules à l’heure, et les Pelicans à 10 points (54-44, 3’27).

Bogut est à nouveau contrait de retourner sur le banc pour une troisième faute, commise sur Gordon réussissant au passage un magnifique tir (54-47, 3’18). Comme au premier quart-temps, c’est Ezeli qui prend sa place.

Derrière, Klay Thompson prend feu et rentre 2 tirs d’affilée à 3 points pour donner 13 points d’avance aux Warriors (60-47). Seul le duo Gordon-Davis permet de maintenir à flot les Pelicans. L’écart se maintient à 13 points à la mi-temps (67-54), suite à un tir trèèèèèèèès longue distance de Curry sur la tête d’Anderson.

Troisième quart-temps

Les Warriors refont le coup de la panne (ARROGANCE !!!) en étant moins concentrés en attaque et en défense. Les Pelicans recollent à 9 points, avant qu’un temps-mort de Steve Kerr remette ses troupes dans le droit chemin. Curry prend les choses en main en attaque, tandis que Bogut enchaîne les contres de l’autre côté du terrain. Résultat, les Warriors infligent un 7-0 en à peine 2 minutes.

Ce troisième quart-temps est un modèle de domination de Bogut, peut-être l’un de ses meilleurs quart-temps de la saison en défense. « Good defense leads to easy offense ». Et Golden State étrille New Orleans, pour compter jusqu’à 23 points d’avance (85-62). Au final, les Warriors ont infligé un 19-2 depuis le temps-mort pris plus tôt dans ce quart-temps par Steve Kerr !

Les deux équipes se neutralisent sur le reste du quart-temps, qui se termine sur le score de 88 à 67 en faveur des Warriors.

Quatrième quart-temps

Comme pour le troisième quart-temps, l’entame des Warriors est très molle, sans énergie et sans concentration. Dès lors, les Pelicans se prennent à rêver d’un scénario fou digne du match 3. Sous l’impulsion de Ryan Anderson, New Orleans revient à 12 points à 10 minutes de la fin du quart-temps, alors que les Pelicans comptaient 21 points d’avance 2 minutes auparavant !

Le momentum de New Orleans prend fin sur un tir à 2 points de Barbosa, puis un stop défensif.

Les deux équipes se rendent ensuite coup pour coup : New Orleans revient au score ? Curry plante à 3 points. Eric Gordon ramène les Pelicans à 10 points ? Thompson et Curry se chargent de remettre 14 points entre Warriors et Pelicans (99-85).

Plusieurs fois, New Orleans reviendra. Et plusieurs fois, Golden State remettra le coup d’accélérateur nécessaire. A l’image de ce shoot de Curry à 3 points, pris sur la tête de Davis.

L’écart est de 7 points (101-94, 103-96) dans les 90 dernières secondes. Mais un tir à 3 points assassin de Klay Thompson à une minute du terme de la rencontre met fin aux fous espoirs des Pelicans (106-96).

La rencontre se termine sur le score de 109-98, et par la qualification des Warriors en 4 matches. Plus que 12 victoires avant le Graal !

MVP du match

Stephen Curry : 39 points (11 sur 20 aux tirs, dont 6 sur 8 à 3 points, 11 sur 12 aux lancers-francs), 8 rebonds dont 3 offensifs, 9 passes décisives, 1 interception, 5 pertes de balle, 4 fautes, + 14, 38 minutes.

Après son fantastique match 3, Curry a remis ça avec un match 4 tout en efficacité. Tout y est passé : tir à 3 points, mi-distance, attaque du cercle… Il n’y a rien à redire, si ce n’est que d’admirer le chef d’oeuvre du grandissime favori pour le titre de MVP :

Facteur X

Festus Ezeli : 1 point (0 sur 2 aux tirs, 1 sur 4 aux lancers-francs), 3 rebonds dont 1 offensif, 1 perte de balle, 1 faute, + 10, 9 minutes.

Le pivot drafté en 2012 a eu plus du temps de jeu qu’à l’accoutumée, puisque Bogut a rapidement écopé de deux fautes. Il est entré en jeu au cours du premier quart-temps. Si ses premières minutes ont été délicates (faute sur un tir réussi de Davis, perte de balle pour un marché),

Ezeli a été impeccable de par la qualité de ses écrans qui ont permis à Stephen Curry et Klay Thompson d’avoir de véritables boulevards devant eux. En défense, ses qualités athlétiques auront beaucoup gêné Davis, et notamment au rebond. Ezeli a « facilement » bougé Davis loin de la balle, pour faciliter le travail de Barnes ensuite.

L’impact que peut avoir Ezeli se résume en une action, survenue au cours du premier quart-temps. Ezeli défend Anthony Davis, qui rate son tir, gêné par la défense du pivot des Warriors. La balle revient dans les mains des Warriors, et sur la possession suivante, il pose un écran loin de la balle pour Curry. Le meneur se libère du marquage et plante un 3 points dans un fauteuil.

Si Golden State veut aller loin, il faudra compter sur tout le monde. Et le joueur clé, outre les titulaires, peut bien être Ezeli.

Least Valuable Player

Aucun : comme lors du match 3, aucun joueur ne s’est « démarqué » du mauvais côté. Tout le monde a été bon et a parfaitement rempli son rôle au-delà de l’intenable trio.

La déclaration

Steve Kerr :

« Quand on fait attention à ne pas perdre la balle, on est très difficile à battre. »

Prochain match

SERIES OVER.

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