Débats Sports

Game 3 : Steph Curry with the shot, boy !

Match 3 : New Orleans Pelicans 119 – Golden State Warriors 123

Un match fou, qui restera à jamais dans les mémoires des fans des Warriors. A part ça, Golden State mène 3-0. Les Warriors ont la possibilité de terminer ce premier tour dans la nuit de samedi à dimanche, avec le match 4 au Smoothie King Center de New Orleans.

Le film du match

Premier quart-temps

Les Warriors ont du répondant avec Stephen Curry et Klay Thompson, 5 sur 5 à 3 points . Très rapidement, les Warriors mènent 17-9, à 7’18 de la fin du premier quart-temps. Seul Anthony Davis répond présent pour les Pelicans.

Ce dernier provoue très intelligemment la deuxième faute de Draymond Green, au milieu du premier quart-temps. Steve Kerr n’a d’autres choix que de sortir son élément clé, pour faire rentrer Andre Iguodala. Sans Green sur son dos, Davis profite d’une défense moins pressante pour permettre aux Pelicans de revenir dans le match. Tyreke Evans aussi se met en évidence avec 5 points consécutifs (21-17, 3’40).

Le Smoothie King Center explose avec une claquette de Davis et un dunk d’Evans en contre-attaque, ramenant les Pelicans à 1 points seulement (25-24, 1’28). Ils prendront même l’avantage (25-26) au cours de la dernière minute du premier quart-temps.

La fin du premier quart-temps prend fin sur le score de 25-26 en faveur des Pelicans. Anthony Davis a été énorme, avec 11 points.

Deuxième quart-temps

L’écart en faveur des Pelicans grandit, avec un dunk de Ryan Anderson et deux tirs de Norris Cole (25-33, 10’25). Les Pelicans sont alors intenables, avec un run de 19-0 à cheval entre le premier et le deuxième quart-temps. Golden State n’y arrive plus, alors que les titulaires sont sur le banc. New Orleans a 12 points d’avance à 8’28 de la fin du deuxième quart-temps.

Shaun Livingston met fin à l’hémorragie sur un panier avec la faute (30-39, 8’16). Ryan Anderson, transparent sur les matches 1 et 2, retrouve son adresse et marque 9 points d’affilée pour les Pellies !

Les Warriors, toujours dos au mur, trouvent un second souffle grâce au retour sur le parquet de Draymond Green et de Harrison Barnes, très actif au rebond.

Portés par Davis, les Pelicans s’envolent dans le deuxième quart-temps (38-54, 4’05). Curry, Thompson ne cessent de s’empaler sur la défense de New Orleans, et sont à la peine après un premier quart-temps étincelant.

Le symbole de la déroute des Warriors est ce lancer-franc airball d’Andre Iguodala…

Golden State reviendra à 11 points des Pelicans à la mi-temps, grâce à un effort de Klay Thompson. Les Pelicans regagnent les vestiaires avec un avantage 63-52. Ils ont complètement écrasé les Warriors dans la raquette (32 points dans la raquette en première mi-temps).

Troisième quart-temps

Le troisième quart-temps voit l’intensité monter d’un cran, et le match se transforme en véritable bataille dans la raquette. Les défenses prennent le pas sur l’attaque, mais Davis parvint pourtant à prendre le meilleur de la défense de Golden State.

Draymond Green commet sa quatrième faute à 5’41 de la fin du troisième quart-temps. 30 secondes plus tard, New Orleans comptera 19 points d’avance (58-77). Les Warriors se réveilleront pour revenir à 12 points (67-79, 2’49) grâce à des tirs longue distance de Curry.

La fin de quart-temps est animé avec de l’intimidation entre Speights et Davis. Mais surtout, elle est à l’avantage des Pelicans, emmenés par Jrue Holiday.

New Orleans termine le troisième quart-temps par 10-0 en 2’49, et mène 89-69 à l’entame du dernier quart-temps.

Quatrième quart-temps

Avec un 5 très petit (Livingston, Barbosa, Thompson; Iguodala, Green), Steve Kerr tente le tout pour le tout. Les deux équipes se rendent coup pour coup, et New Orleans garde toujours une avance confortable sur Golden State (84-101, 5’57). Les Warriors dominent le rebond offensif, à l’image de Harrison Barnes et Saun Livingston. New Orleans s’en remet au talent offensif de Ryan Anderson, d’une efficacité redoutable.

Mais petit à petit, l’écart des Pelicans fond au fur et à mesure du quart-temps. De 20 points, l’écart est réduit à 12 points suite à un lancer-franc de Draymond Green (91-103, 4’40). La défense des Warriors étouffe les Pelicans : airball, contre… Les coéquipiers d’Anthony Davis sont sans-solution.

Une énorme claquette de Barnes, sur un tir manqué de Curry à 3 points, permet aux Warriors de revenir à 8 points des Pelicans, à 3 minutes de la fin du dernier quart-temps (95-103, 3’33) !

Les Warriors dominent le rebond offensif dans ce dernier quart-temps, et leur permettent de revenir à 4 points, sur un nouveau rebond offensif des Warriors, et de Green. Dans le même temps, les Pelicans n’y arrivent plus. Et l’anxiété règne dans le Smootie King Center, à 45,1 secondes (101-105).

Au terme d’une séquence folle (tir ouvert manqué de Thompson, de Barnes), Livingston s’empare d’un énième rebond offensif, et est envoyé sur la ligne pour 2 lancers. Il n’en rentre qu’un sur 2, et le score est de 102-105 à 20,1 secondes.

Holiday est envoyé sur la ligne des lancers sur la ligne des lancers-francs à 17,4 secondes, avec les Pelicans qui mènent de 3 points (102-105). Il rentre les 2, et redonne 5 points d’avance à New Orleans (102-107).

Stephen Curry rentre ensuite un énorme tir à 3 points, après une feinte qui a envoyé Jrue Holiday sur le parking de la salle (105-107, 11,8 secondes). Draymond Green fait faute sur Anthony Davis, à 9,6 secondes. Il rate le premier lancer, et rentre le second (105-108).

Et le génie de Stephen Curry a fait le reste sur l’action suivante…

Le tir de Tyreke Evans ne connaîtra pas même réussite, et les deux équipes nous offrent 5 minutes (au moins) de spectacle supplémentaire.

Prolongation

La prolongation démarre, comme un symbole, sur ce qui a permis le succès de Golden State : un tir raté, et un rebond offensif. Derrière, Steph Curry rentre un tir à 3 points, et Bogut provoque une faute offensive de Davis.

Un tir à 3 points de Barnes donne 5 points d’avance à Golden State, avant que Gordon ne rentre enfin un tir pour les Pelicans.

Draymond Green marque avec la faute de Gordon, profitant d’un superbe coup de vice de Bogut, qui bloque (illégalement) Davis pour l’empêcher de défendre (117-111). L’écart se stabilise à +6 pour Golden State sur un dunk de Bogut.

Anderson, sur un 3 points, remet les Pelicans à un point des Warriors, à une minute de la fin (119-118).

Draymond Green est ensuite sorti pour une sixième faute, imaginaire, terminant précipitamment le match de Green.

Eric Gordon manque un tir qui aurait permis aux Pelicans de mener, et la balle est ensuite en possession des Warriors. Stephen Curry est envoyé sur la ligne pour 2 lancers, à 13,8 secondes de la fin. Le meneur réussit un 2 sur 2, et le score est alors de 121-118 pour les californiens.

Une nouvelle faute bizarre est sifflée par le corps arbitral, décidément en forme pour cette prolongation. Etant loin du ballon et à moins de 2 minutes de la fin du match, la faute entraîne 2 lancers et la possession pour Davis et les Pelicans, à 10,9 secondes de la fin.

Anthony Davis hérite de la balle, et attaque le cercle. Bogut se tient face à lui. Cury est envoyé sur la ligne ensuite, et rentre les 2 lancers de la gagne (123-119). Le tir à 3 points de Tyreke Evans ne rentre pas, et ne change pas l’issue de la rencontre. Victoire Golden State.

MVP du match

Stephen Curry : 40 points (10 sur 29 aux tirs, dont 7 sur 18 à 3 points, 13 sur 14 aux lancers-francs), 5 rebonds dont un offensif, 9 passes décisives, 1 interception, 3 pertes de balle, 3 fautes, + 13, 44 minutes.

Avant de s’attarder sur le match de Curry, il faut rendre une nouvelle fois hommage à la prestation de Draymod Green. Monstrueux aux rebonds et en défense lors du dernier quart-temps et un bout de la prolongation, il a été partout, mais surtout au bon endroit. Alors que le lauréat du Defensive Player Of the Year a été annoncé avant le match, son snub l’a servi de source de motivation. Comme s’il en avait besoin…

Stephen Curry a été le héros de la soirée. En rythme très tôt dans le match, il a sombré comme son équipe pendant les 25 minutes suivantes. Puis, il s’est réveillé, s’est chauffé, et a réussi ce tir. Il a été intenable en prolongation, et a été la cerise sur le gâteau qu’a été le travail de ses coéquipiers. Une victoire digne d’un MVP au sens noble du terme.

Facteur X

Harrison Barnes : 11 points (4 sur 9 aux tirs, dont 1 sur 2 à 3 points, 2 sur 2 aux lancers-francs), 7 rebonds dont 4 offensifs, 2 passes décisives, 1 interception, 2 contres, aucune perte de balle, 1 faute, + 16, 37 minutes.

Mentalement, il avait souvent tendance à abandonner et à baisser les bras la saison passée. L’arrivée de Kerr, et la confiance que celui-ci lui accorde lui fait un bien fou, et Barnes le lui rend bien. Son quatrième quart-temps a été un modèle de combativité au rebond, et à l’image de l’équipe entière, il n’a jamais baissé les bras. C’est tout à son honneur.

Least Valuable Player

Personne : honnêtement, qui aurait pu figurer dans cette catégorie pour Golden State ? Personne. De Curry à Ezeli, tout le monde a été bon et performant.

La déclaration

Steve Kerr :

« Rentrer ce tir montre tout de ce qu’est Steph. Son niveau de confiance est incroyable. Il n’a peur de rien. Il veut tous les gros tirs. »

Prochain match

Match 4 : dans la nuit de samedi à dimanche (2h), au Smoothie King Center (New Orleans).