Le milieu portugais a levé le voile sur sa première saison au Paris Saint-Germain, vécue au cœur du trio Messi-Neymar-Mbappé. Entre manque de collectif et tensions supposées, Vitinha remet les choses à leur place… sans édulcorer son ressenti.
Arrivé de Porto à l’été 2022, Vitinha a découvert un PSG starifié, puissant médiatiquement mais friable dans le liant. Le Portugais, aujourd’hui indispensable sous Luis Enrique, revient sur ces mois d’adaptation où l’équipe brillait moins qu’elle n’additionnait les talents. Pas question de régler des comptes, mais d’expliquer ce sentiment d’inachevé qui collait au projet MNM. Le ton est posé, le message limpide : Paris disposait d’individualités phénoménales, mais la mayonnaise n’a pas pris.
Vitinha déroule : « On n’était pas une équipe »
« C’était une année où je ne sentais pas qu’on était une équipe. Chacun courait pour soi. On était un peu perdus sur le terrain. J’étais encore jeune et je venais d’arriver, c’était difficile. C’était un entraîneur différent aussi. C’était assez difficile de gérer un tel groupe de joueurs », lâche le numéro 17, lucide sur le contexte et sur sa propre courbe d’apprentissage.
Des mots qui résonnent avec ce que l’on voyait alors : un PSG capable d’actions de génie, mais trop souvent décousu quand l’adversité montait d’un cran. Vitinha refuse cependant toute lecture revancharde. Il insiste sur l’apaisement avec les ex-partenaires et brise l’idée d’un froid persistant.
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Vitinha explique : « Beaucoup de choses se sont passées, mais tout va bien avec Messi et Neymar », précise-t-il, avant d’insister : « J’ai beaucoup d’estime pour Messi, c’est l’un des meilleurs de tous les temps. Je n’ai absolument rien contre lui. D’ailleurs, lors du Mondial des clubs, nous avons fini par nous affronter. À la fin, je l’ai pris dans mes bras. Même avec Neymar, tout va bien. » Le message est double : oui, la greffe collective a tardé ; non, il n’y a ni rancune ni procès d’intention. Place au présent, celui d’un PSG recentré sur le jeu, où Vitinha s’épanouit enfin dans une structure qui pense d’abord collectif.
