PSG : une fébrilité défensive inquiétante – cette statistique qui en dit long

Luis Enrique (PSG Paris Saint-Germain)
Luis Enrique (PSG)

Qualifié dans la douleur face à Monaco, le PSG voit ressurgir un vieux démon : une fébrilité défensive qui fait tâche pour un champion d’Europe en titre.

Le PSG a encore tremblé face à Monaco, entre un match aller renversant (2-3) et un nul 2-2 au Parc des Princes validant péniblement le billet pour les huitièmes. Plus que le score, c’est la fébrilité défensive inquiétante des hommes de Luis Enrique qui interpelle. La ligne arrière parisienne a paru fragile, bousculée dans les duels et prise de vitesse sur la profondeur. Et une statistique, brutale, vient matérialiser ce malaise défensif grandissant.

Un problème collectif avant d’être individuel

La fragilité actuelle du PSG ne se résume pas à quelques erreurs de Marquinhos ou de Willian Pacho. La première ligne de pression ne filtre plus assez les attaques adverses, laissant un milieu trop souvent dépassé et découvrant ainsi une charnière exposée. En l’espace de quinze jours, Paris a encaissé trois buts contre Rennes puis quatre face à Monaco, malmené par des attaquants puissants dos au jeu et par des prises de profondeur mal gérées. Dans ce contexte, chaque approximation individuelle se paye cash et renforce l’impression d’une défense qui doute.

Marquinhos semble moins à l’aise pour défendre haut, souvent débordé lorsqu’il doit courir vers son but, tandis que Pacho traverse sa première vraie zone de turbulences depuis son arrivée, entre placements hésitants et interventions moins tranchantes. Surtout, les alternatives ne rassurent pas vraiment : Illia Zabarnyi peine encore à s’imposer comme solution crédible et Lucas Beraldo doit convaincre qu’il peut bousculer la hiérarchie. Résultat, le champion sortant avance avec une arrière-garde sous pression. En Ligue des champions, le PSG a déjà concédé 15 buts en 10 matchs, soit autant que sur l’intégralité de sa campagne victorieuse précédente, disputée en 17 rencontres. Si Paris veut rêver d’un historique back-to-back, il devra rapidement retrouver une assise défensive digne de ses ambitions européennes.

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