En pleine bataille autour des droits TV de la Coupe du monde et de la plateforme Ligue 1+, Daniel Riolo pointe directement le PSG et Nasser Al-Khelaifi. Pour le journaliste, le boss parisien ne défend plus les intérêts de la Ligue 1, il les fragilise ouvertement.
Ces derniers jours, le feuilleton des droits TV a pris une tournure explosive. Après que Ligue 1+, la plateforme portée par la LFP, a cru verrouiller la diffusion de la Coupe du monde, beIN Sports a finalement raflé la mise pour 2026 et 2030, au grand désarroi des décideurs français. Au même moment, Nicolas de Tavernost a claqué la porte de LFP Media, convaincu de ne plus être soutenu. Dans ce climat électrique, Daniel Riolo estime que le PSG et Nasser Al-Khelaifi se retrouvent au cœur d’un conflit d’intérêt qui plombe la Ligue 1. Et il le dit sans le moindre filtre.
Un conflit d’intérêt qui étouffe la Ligue 1
Au micro, Daniel Riolo charge frontalement la direction parisienne. Il voit dans ce dossier un mélange des genres intenable, Al-Khelaifi étant à la fois patron du PSG et homme fort de beIN Sports : "Le club, à travers son Président, met en évidence un conflit d'intérêt, puisque Nasser Al Khelaifi est Président de Bein Sports et du club. La Ligue n'existe pas puisque c'est uniquement Nasser Al Khelaifi qui décide de tout. Vincent Labrune ne sert plus à rien." Pour Riolo, les équilibres institutionnels sont brisés : la présidence de la Ligue est marginalisée, et c’est le patron du PSG qui dicte la ligne à suivre.
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Le journaliste va plus loin en décrivant les coulisses d’une réunion extraordinaire de la Ligue où la tension aurait explosé. Il met en cause Victoriano Melero, première lame d’Al-Khelaifi dans ce dossier : "Victoriano Melero, le directeur général du PSG, lors d'une réunion extraordinaire de la Ligue, a incendié Nicolas de Tavernost, le Président de Ligue 1+. En substance, il a dit qu'on ne peut pas reprocher à un concurrent (Bein Sports), de vouloir prendre les droits de la Coupe du Monde. Ce concurrent, c'est la maison pour laquelle il travaille. C'est complètement dingue." Aux yeux de Riolo, cette scène résume tout : le PSG défend davantage les intérêts de son diffuseur historique que ceux du championnat dont il est pourtant la vitrine. Une image désastreuse pour une Ligue 1 déjà fragilisée sur le plan économique et politique.
