À l’OM, Pablo Longoria a perdu du terrain au profit de Medhi Benatia. Dans une saison plombée par les mauvais résultats et les secousses en coulisses, le président espagnol est relégué au second plan par Frank McCourt pour tenter de sauver ce qui peut l’être.
Le pacte de Miami a volé en éclats et le scénario a encore changé à l’Olympique de Marseille. Après avoir annoncé sa démission, Medhi Benatia a finalement accepté de rester jusqu’en juin et prend la main sur l’ensemble du secteur sportif. Roberto De Zerbi est parti, l’arrivée d’Habib Beye est officialisée, et Longoria est désormais cantonné à un rôle institutionnel, chargé de représenter le club dans les instances. Dans le même temps, Shéhérazade Semsar de Boisséson s’impose au conseil de surveillance comme le relais direct de Frank McCourt. Autant de signes qui montrent que le centre de gravité marseillais s’est déplacé, et que Longoria vit sans doute ses derniers mois sur la Canebière. Pour William Tertrin, journaliste chez But! Football Club, ce déclassement ne doit rien au hasard.
Un choix fort pour répondre à la crise de l’OM
Aux yeux de William Tertrin, la décision de Frank McCourt colle parfaitement au contexte explosif de la saison olympienne. Il rappelle des résultats très en dessous des attentes en Ligue 1, une élimination en Ligue des champions, des tensions avec Benatia et un effectif remanié tous les six mois. Dans ce cadre, explique-t-il, déclasser Pablo Longoria au profit de Medhi Benatia s’apparente à une réponse logique à une crise sportive et institutionnelle majeure, mais aussi à un moyen de calmer un Vélodrome de plus en plus hostile.
À lire aussi
Le journaliste souligne enfin que cette réorganisation vise autant le terrain que l’image du club et l’impact est total. Selon lui, l’objectif est de stabiliser l’équipe, de retrouver une cohérence sportive et d’envoyer un signal fort en interne comme en externe : à Marseille, le pouvoir sportif bascule clairement du côté de Benatia, tandis que Longoria se voit peu à peu poussé vers la sortie. Une lecture qui résume le sentiment général : à l’OM, le déclassement de Longoria apparaît aujourd’hui totalement logique.
