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L’hebdo Sacto, week 3.

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Grizzlies Vs Kings 13/11/2014

La banane des Kings

Elvis Presley
Dans la ville du King, les Kings avaient à cœur de se racheter face aux Grizzlies d’un Tony allen qui rate deux lay-ups faciles d’entrée de jeu. Cela permet aux californiens d’entrer facilement dans leur match, d’accélérer le tempo et de provoquer les fautes. Cousins est motivé, Mclemore rentre les bons shoots (il est à 8/14 à 3pts lors des 3 derniers matchs). C’est un départ canon, comme contre Dallas. Les Grizz lancent alors leurs remplaçants : Prince et Udrih, l’ancien meneur de Sacramento entre 2007 et 2011. Une claquette main gauche de Jason Thompson et deux belles défenses plus tard permettent aux Kings de prendre une belle avance. Gay est ici remonté comme un coucou à l’idée d’affronter son ancienne équipe, il leur fait la totale, ça commence par la défense avant de conclure au dunk en contre attaques (3 sur ce QT) comme aux 3 points. Il marque ainsi 13 points lors de ces 10 premières minutes avant de sortir pour des douleurs à la hanche. Les hommes de Mike Malone ont 22 points d’avance lorsque le clairon sonne.

Le basket n’est hélas pas un sprint, c’est une course de fond… en relais
Les remplaçants débarquent et la connexion Stauskas-Landry continue à se montrer efficace sur pick-N-roll mais la défense, elle, n’est plus au niveau et les Grizz grignotent leur retard petit à petit. Comme contre Dallas, le banc n’y est tout simplement pas. Et Memphis revient à -15 avant que le retour des titulaires avec un Gay encore très bon ne permette de conserver une certaine avance. Collison marque un joli 3pts pour enfoncer Memphis, néanmoins Cousins réalise un 2ème QT ridicule, et il se retrouve benché, gêné par un énième problème de fautes.
Zach Randolph connait le même problème, il fait savoir son mécontentement aux arbitres et écope d’une faute technique. Les Kings gardent ainsi l’initiative et la main basse sur le score. Cousins retrouve sa concentration et peut servir ses coéquipiers sur des back doors (notamment Casspi). Pourtant la dernière minute tourne à l’avantage des joueurs de Memphis, qui verrouillent la défense, contrôlent le rebond et convertissent les lancers francs profitant de l’absence de Cousins et Thompson, miroitants sur le banc.

Le retour de la momie
Stauskas marque un 3 points sur une passe de Sessions (fait assez rare pour être souligné, Sessions ayant terminé à 0pds malgré 36 minutes sur le parquet à Dallas) dès l’entame de la dernière période. De quoi mettre le banc en confiance, et ils en auront bien besoin car les Grizzlies ne veulent toujours pas abandonner et se jettent sur les ballons comme leurs cousins ours sur un pot de miel. Sessions est incapable de lâcher à nouveau la balle pour ses coéquipiers ouverts, et Ray McCallum attend toujours qu’on l’appelle. Pour beaucoup de Kings fans, Ramon Sessions est devenu une plaie. Cousins se prend sa première technique de l’année, une technique complètement injustifiée (qui sera d’ailleurs annulée par la NBA 48heures plus tard), le Fedex Forum pousse son équipe à plein poumon et les Grizzlies reviennent à 13points. Les jeunes Kings vont devoir se montrer infaillible pour empêcher l’improbable de se produire… à nouveau. Carter marque son 3ème tir primé du dernier quart temps et le money time approche alors que tout est possible des deux côtés. Encore une fois les Kings ont complètement déjoué face à la pression et ont laissé leurs adversaires revenir. Gay quant à lui a oublié ce qu’était la défense.

Memphis égalise sur un double pas en contre attaque de Conley de retour aux affaires. Ce même Conley qui rate un second double pas que le public voyait déjà dedans. Cousins marque un panier très difficile, faisant parler son « hang time » face au très terre à terre Marc Gasol. Après le temps mort, Mike Conley marque un 3 points impressionnant de lucidité et de testosterones, plongeant les Kings définitivement dans le doute, car menés pour la première fois du match alors qu’il ne reste que 10 secondes. Les Kings sont déçus et menés mais ils ont encore une chance de se rattraper, Cousins attaque le cercle et reçoit le coup de sifflet pour deux lancers. +1 pour les Kings mais il reste encore 6 secondes à tenir. Z-Bo rate son petit jump shoot face à son fils spirituel et c’est McLemore qui en récupérant le rebond défensif est appelé sur la ligne. Il rate cependant les deux et Memphis a donc l’occasion de finir le travail à domicile en 3 dixièmes de secondes.
Et c’est ce qu’ils feront, l’action est encore trop rageante (et litigieuse) pour être détaillée à nouveau. La salle s’enflamme, il y a eu un meurtre ce soir.

Conclusion : le L de la Lose
Les Kings viennent d’enchainer 3 défaites de suite toutes plus frustrantes les unes que les autres. D’abord celle face à une équipe d’OKC qui n’a jamais été aussi faible puis deux autres absolument aberrantes après avoir mené de plus de 20 points au cours des deux matchs. La frustration laisse place à la colère (attention au côté obscur de la force…), ces Kings là nous ont fait espérer quelque chose qu’ils ont été incapables de tenir. Nous sommes toujours les bons vieux Sacramento Kings (dixit Perkins le gros sac) inaptes à finir un match, sans rage de vaincre et dont le leader est l’ennemi déclaré du corps arbitral.

Kings Vs Spurs, 15/11/2014

Les Kings restent sur 11 défaites d’affilée à domicile face aux troupes de coach Pop’. La dernière victoire du genre remonte au 11 Novembre 2007.

Hoops for troops

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Le match commence timidement, sur un rythme déjà cassé (les Spurs sont en back to back). Les texans sont maladroits, Thompson solide sur ses appuis au sol gène bien Duncan mais le double MVP 2002 et 2003 se procure ses occasions sur lancers francs. Avant le match et à chaque temps morts, les hommages aux vétérans et soldas américains se multiplient et la rencontre, un peu molle, passe au second plan. Cousins lui est encore la cible des arbitres, se faisant siffler une offensive alors que le défenseur est en mouvement ET dans le demi cercle interdit aux passages en force. Il finit par se prendre une faute technique pendant un temps mort et donc pendant une célébration ayant pour conséquence l’impossibilité d’expliquer les faits pour les commentateurs locaux.

Le train qui dort
Après un faux espoir en ayant vu McCallum se préparer, c’est bien Sessions qui part mener la 2nd unit avec une raquette (TREMBLEZ LES SPURS !) Williams-Thompson. Les champions en titre prennent logiquement 5 points d’avance et Malone un temps mort. San Antonio impose son rythme de commissaire à la retraite et cela se ressent sur l’ambiance assez morne de la Sleep Train Arena. Sessions montre à nouveau… qu’on ne peut pas compter sur lui en offrant un joli contre à Duncan. En revanche les Spurs aussi ont leur Sessions avec Matt Bonner. Le Red Rocket est bousculé en défense et dilapide plusieurs possessions et shoots ouverts. La défense locale tient bon mais l’attaque reste trop dépendante de nos 1vs1. Dès qu’il y a des passes après une attaque d’intervalle il y a panier, c’est dire le potentiel de cette équipe. La défense d’ailleurs force les turnovers côté Spurs (le péché mignon partagé des deux équipes) et les Kings marquent sur 3 contre attaques de suite. La première mi-temps s’achève ainsi de manière très positive pour les Kings sur le score de 45 à 38.

Tim timide
DMC revient enfin après seulement 9 minutes passées sur le terrain en première mi-temps. Il avait rongé son frein et nous dévoile toute sa technique face à Bonner tout en ne brisant pas la bonne dynamique défensive amorcée en fin de première mi-temps.
Rudy Gay rate encore et encore des tentatives forcées face à deux joueurs, et, à l’initiative d’un 7-0 les Spurs reviennent à 53-50. Heureusement DC sert intelligemment Cousins, l’alchimiste qui transforme les occasions en points.

Celui qui aurait pu être le MVP des finals 2013, Danny Green, marque un important 3pts, le 5ème des Spurs alors que les Kings sont toujours bloqués à 0/7.

Le train sifflera trois fois
Le dernier quart se joue dès le début aux lancers, et des deux côtés tout le monde y passe. Les Kings doivent veiller à ce que Cousins, excellent en attaque, ne soit pas à nouveau dans le rouge niveau fautes. A l’approche des 5 dernières minutes, les Kings sont en tête de 5 points avec un lancer de l’inévitable (et je ne dis pas ça pour son poids !) Cousins. La défense des Spurs se resserre alors comme un étau, les Kings sont étouffés et par deux fois Parker empêche la pénétration de Collison. Il poursuit son effort avec un 3 points, la nouvelle spécialité du frenchie en ce début de saison. Malgré l’excellente défense de Duncan, Cousins continue à marquer mais il est seul. Ou du moins presque, Gay essaie bien d’apporter sa pierre (sa brique ?) à l’édifice mais c’est tellement forcé que l’effort n’en est que peu louable. Les Spurs prennent un point d’avance, et le spectre des deux derniers matchs fait son apparition. C’était sans compter le public qui pousse les Kings à défendre. Avec 1 point d’avance désormais et une bonne balle reçue derrière la ligne, Casspi a l’occasion de donner un vrai avantage aux Kings. Mais, moment comique (enfin pas vraiment dans une telle situation), son ballon se coince dans le coin de l’arceau (vous qui croyiez ne plus avoir vu ça depuis votre saison Benjamin 2ème année, Casspi ne vous rajeunit pas) ce qui donne un entre-deux au milieu du terrain. Entre-deux remporté par la jeunesse de Cousins face à Tim l’ancien. Collison marque ensuite le panier qu’il faut sur une difficile pénétration.

La Sleep Train est plus que jamais réveillée et les Kings doivent défendre comme des chiens pour garder cette petite avance à 28 secondes du terme. Duncan rate son shoot, Boogie prend le rebond et marque les lancers (vous connaissez les étapes intermédiaires) pour tuer le match…. Pour le moment… Car avec les Kings rien n’est jamais vraiment terminé. A 8 secondes du terme, Manu Ginobili marque un and1 et les Kings ne retrouvent la balle qu’avec 2 points d’avance et une faute prévue contre eux. C’est Collison qui en « bénéficie ». Il fait 1/2 et les Spurs ont 6 secondes pour tenter le shoot primé de l’égalisation. Heureusement pour Sacramento, Ginobili balancera une patate chaude à 3points et les Kings s’imposeront face aux champions en titre.

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Conclusion : Se pencher au dessus de la falaise
Les Kings aiment se faire peur, sauf que cette fois malgré quelques bêtises et maladresses en fin de match, la défense sur l’ensemble de la rencontre a porté ses fruits et Sacramento présente un bilan après 10 matchs de 6-4.
De plus, nous gagnons sans marquer un seul 3 points au cours du match. Alors qu’on avait tendance à s’énerver contre nos Kings, moi le premier, nous sommes de nouveau fiers d’eux après cette victoire : We take them back

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Indiana Pacers (4-7) 99 @ 90 Chicago Bulls (7-3)