Le ton est monté entre Jo-Wilfried Tsonga et Patrick Mouratoglou. Après une pique du coach français sur le niveau du circuit actuel et le « prime » du Manceau, l’ancien n°5 mondial a répondu cash, frontal, sans fioritures.
La mèche a été allumée par Patrick Mouratoglou, qui a contesté publiquement les comparaisons de Tsonga entre l’ère du Big 3 et l’époque Alcaraz/Sinner. Le technicien a listé plusieurs membres du top actuel avant d’asséner : « Désolé Jo, mais je ne pense pas que tu aurais battu régulièrement Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger‐Aliassime. Dire qu’Alcaraz et Sinner dominent autant car leurs adversaires sont plus faibles que ceux de Federer, Nadal et Djokovic leur enlève le crédit qu’ils méritent. Le prime de Jo a duré seulement une saison. » De quoi faire sortir Tsonga de sa réserve.
Tsonga recadre, droit dans les yeux
Jo-Wilfried Tsonga explique : « Je crois qu’il faut que tu respectes un minimum le joueur que j’ai été. Tu resteras juste le coach, the coach, pardon, le commentateur, l’organisateur d’événements, le mécène, et honnêtement, je te félicite pour ça. Toi, tu n’auras jamais ressenti dans ta chair la plus profonde ce que c’est qu’être un joueur de tennis, que de rentrer dans l’arène, tu ne sais pas ce que c’est. »
Jo-Wilfried Tsonga poursuit : « Toi, tu es entraîneur. Tu n’es pas le mieux placé pour me reprendre ou pour me donner des leçons sur le tennis de haut niveau. Si tu veux en parler, ce que tu fais, vu qu’on se connait depuis 25 ans, tu prends ton téléphone et tu m’appelles si tu as envie de parler de tennis. »
Jo-Wilfried Tsonga termine son propos : « Pas besoin de m’afficher sur les réseaux et d’utiliser mon image pour ta communication et pour ta reconnaissance. Continue à faire ce que tu fais, pour le tennis en tout cas. Tu le fais bien. Mais s’il te plaît, respecte un tout petit peu les joueurs, même si c’est pour le buzz, la com ou la reconnaissance. »
