Dans cet article, nous allons parler des joueurs de tennis qui ont atteint l'apogée de leur carrière après l'âge de 28 ans. Il semble en effet que nous assistions à un renversement de tendance par rapport au passé. En effet, alors que dans les années 80 et 90, le tennis était principalement dominé par des adolescents (Boris Becker, Michael Chang, Martina Hingis), aujourd'hui, l'âge moyen pour atteindre la maturité tennistique a considérablement augmenté. Décryptage.
L'épanouissement tardif du talent, bien qu'il aille à contre-courant de l'hégémonie du duo Sinner-Alcaraz, qui domine actuellement la scène mondiale du tennis, démontre que pour affiner sa technique, il faut des années de travail et d'engagement. À ce jour, ces deux jeunes prodiges constituent en effet l'exception à la règle dans le contexte du tennis et du sport en général. L'âge est donc un facteur à prendre en compte également dans les paris sportif tennis, étant donné que, ces dernières années, la maturité et l'expérience semblent devenir de plus en plus déterminantes tant dans le tennis que dans les autres sports.
À l'heure actuelle, comme l'a démontré Cristiano Ronaldo lui-même, passer le cap des 28 ans ne signifie plus se diriger vers le crépuscule de sa carrière, mais peut au contraire marquer l'entrée dans une véritable maturité physique, tactique et mentale. En effet, un athlète qui atteint ce stade de sa vie connaît parfaitement son corps, sait comment prévenir les blessures et sait gérer les moments de tension. Ce n'est pas seulement une question de patrimoine génétique, mais aussi de mode de vie.
Au moins trois aspects sont fondamentaux. Tout d'abord, l'alimentation : ce n'est pas un hasard si les athlètes professionnels consomment des aliments de meilleure qualité et d'origine biologique par rapport à ceux consommés par la majorité de la population. Outre l’alimentation, l’autre facteur déterminant est l’entraînement, qui permet de compenser les charges auxquelles sont soumis les os, les cartilages et les structures nerveuses. L’autre aspect est la récupération après les entraînements et les compétitions.
Ce n’est pas un hasard si, tout comme dans le football, la question de l’augmentation des blessures, due au nombre accru de matchs rapprochés, fait également l’actualité dans le tennis. À ce jour, l’ancien joueur de tennis Gaudenzi a publiquement soutenu la protestation de certains joueurs de haut niveau, tout en proposant toutefois un programme d’entraînement plus méticuleux et visant à donner la priorité aux tournois les plus importants.
Il s'agit d'une proposition très intéressante en théorie, mais difficile à mettre en œuvre dans la pratique - même pour Sinner et Alcaraz -, qui, en plus de s'affronter titre après titre, aimeraient peut-être surpasser Federer et Nadal à tous les égards. De plus, ils pourraient préférer ne pas se sentir obligés de renoncer aux revenus provenant des sponsors et aux primes prévues par les tournois de moindre envergure.
L'exemple de Stan Wawrinka
Stan Wawrinka est sans aucun doute un exemple particulièrement emblématique de l'âge relativement avancé (par rapport au passé) auquel un joueur de tennis peut atteindre le meilleur équilibre entre forme physique et maturité psychologique. En 2014, il a remporté le premier Grand Chelem de sa carrière à près de 29 ans, lors de sa première finale dans un grand tournoi et face à un grand champion comme Nadal.
Dans ce cas précis, le Suisse a remporté l'Open d'Australie, battant d'abord Novak Djokovic en quarts de finale puis Rafael Nadal en finale, contre toute attente, et réalisant ainsi l'un des plus grands exploits tennistiques de ces dernières
Ce qui est le plus impressionnant, c'est que cette victoire n'est pas un cas isolé. Par la suite, en effet, Stan Wawrinka a également remporté un autre tournoi très important : Roland-Garros en 2015. À cette occasion, il a battu Federer en quarts de finale, Jo-Wilfried Tsonga en demi-finale et à nouveau Djokovic en finale. L'année suivante, lors de l'US Open 2016, Djokovic a de nouveau été victime du troisième Grand Chelem remporté par Wawrinka en seulement trois ans.
Les reines du tennis italien ont plus de 28 ans
Le phénomène abordé dans cet article atteint des sommets spectaculaires dès lors qu’il s’agit des principales figures du tennis italien. Comment dit-on en Italie déjà ? Trois indices font une preuve. Et les voici ! Premier indice : citons tout d’abord Francesca Schiavone, capable de dominer littéralement la scène parisienne et de remporter Roland-Garros à près de 30 ans. Y en a-t-il qui ont fait mieux ? Absolument !
Il s’agit de Flavia Pennetta, qui, à 33 ans, a impressionné les Américains en remportant l’US Open presque sans opposition ! Mais pour tout dire, le cas le plus retentissant est celui de Jasmine Paolini, qui, pendant une grande partie de sa carrière, était restée dans l’ombre de la scène tennistique internationale. Son exploit est en effet survenu à 28 ans, lorsqu’elle a réussi à atteindre deux finales historiques consécutives en Grand Chelem : d’abord à Roland-Garros, puis à Wimbledon.
Après sa victoire à Dubaï, Jasmine Paolini est devenue une star internationale, symbole et icône du tennis italien à travers le monde. Mais ce n’est pas tout, elle incarne aujourd’hui la preuve irréfutable de ce changement de tendance : les sportifs modernes atteignent leur meilleur niveau lorsqu’ils approchent la trentaine, plutôt que la vingtaine. Vous souvenez-vous quand, en 2019, on se demandait si Mbappé était prêt à conquérir le monde ? Sept ans plus tard, on se demande encore s'il est prêt à remporter la Ligue des champions.
Elle n'a que 27 ans et Jasmine Paolini lui dirait : « Le meilleur reste à venir ».
