Large vainqueur de Levante et de retour en tête de la Liga, le Barça a vécu une fin de match agitée avec la frustration de Lamine Yamal, sorti en toute fin de rencontre. Hansi Flick, lui, refuse toutefois d’y voir le moindre début d’incendie et recadre le débat autour de la gestion de son vestiaire.
Face à Levante, le Barça s’est offert une soirée enfin sereine en Liga avec un succès 3-0 qui lui permet de repasser devant le Real Madrid au classement. Sous pression après deux défaites de rang, Hansi Flick avait relancé ses cadres et titularisé Lamine Yamal sur l’aile droite. Spectaculaire durant la rencontre, le joyau blaugrana a été remplacé en fin de match et a affiché une mine fermée au moment de regagner le banc. Forcément, la séquence a relancé le débat sur un Yamal injustement frustré et mécontent, et tout le monde attendait la réponse de Flick.
Flick calme le jeu autour de Yamal
En conférence de presse, l’entraîneur du Barça a tenu à dédramatiser la scène et à rappeler le cadre collectif dans lequel s’inscrit la star de 16 ans : « Quelle a été sa réaction ? Était-il en colère ? C'est normal. Pour moi, le plus important, c'est que nous ayons gagné, et nous avons aussi des joueurs qui méritent de jouer, comme Bardghji. J'ai apprécié son attitude lorsqu'il est entré en jeu. Et c'est tout. Vous faites toute une histoire de tout ce que fait Lamine. S'il est contrarié d'avoir été remplacé, c'est humain. »
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En une tirade, Flick envoie un double message. D’un côté, il protège Yamal en présentant sa frustration comme la réaction naturelle d’un compétiteur qui veut enchaîner les minutes. De l’autre, il insiste sur la méritocratie et sur la place de joueurs comme Bardghji, récompensés pour leur attitude et leur travail. Dans un Barça qui vient de se relancer face à Levante, le technicien allemand veut recentrer le débat sur le collectif plutôt que sur chaque geste du prodige. La colère de Yamal n’est pas niée, mais elle est replacée dans un cadre : celui d’un vestiaire en concurrence, où l’important reste la victoire et l’unité retrouvée.
