PSG : le côté « sadomasochiste » des Parisiens – la théorie de Petit

Emmanuel Petit RMC
Emmanuel Petit (RMC)

Emmanuel Petit s’est offert une lecture très cash du PSG après la victoire arrachée à Monaco. Pour l’ancien milieu des Bleus, joueurs comme supporters parisiens semblent presque rechercher le danger avant de se sublimer.

Le PSG a encore retourné une situation compromise à Monaco. Menés et bousculés, les Parisiens ont fini par renverser le match, comme ils l’ont déjà fait plusieurs fois cette saison. De quoi inspirer à Emmanuel Petit une théorie sur ce côté « sadomasochiste » du club de la capitale.

Petit voit un PSG qui se nourrit de la souffrance

Au micro d’une émission radio, le champion du monde 98 a pointé cette relation particulière entre le PSG, ses fans et la difficulté : « On ne va pas revenir sur les six premiers mois de la saison. Mais j’ai l'impression qu'il y a beaucoup de supporters cette année qui, pour pouvoir vibrer, ont besoin de souffrir. J’ai l'impression que les joueurs aussi ont besoin de souffrir pour montrer leur niveau. Il y a presque un côté sadomasochiste là-dedans. » Dans son analyse, Petit souligne que ce Paris-là ne montre son vrai visage que lorsqu’il est dos au mur.

Pour l’ancien international, ce n’est pas un hasard si les Parisiens paraissent parfois trop tranquilles tant qu’ils maîtrisent les débats. Dès que le doute s’installe, ils réagissent : « Les Parisiens arrivent à hausser leur niveau de jeu quand ils sont dans la difficulté et ils arrivent à inverser certaines tendances… » Une manière de rappeler que, malgré les frayeurs, ce PSG reste redoutable sous pression.

Emmanuel Petit va même plus loin en relativisant les critiques qui pleuvent sur le club francilien : « Hormis le Bayern Munich qui a été au-dessus, je n'ai pas vu une équipe dominer le Paris Saint-Germain cette saison. » Pour lui, cette capacité à survivre dans la tourmente fait des Parisiens un candidat crédible, à condition de ne pas attendre systématiquement d’être au bord du précipice pour enfin jouer à leur meilleur niveau. Sans ce sursaut, le PSG s’expose à des scénarios trop fragiles sur la durée.

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