OM : « Je ne vois pas comment Beye peut redresser l’équipe »

habib beye stade rennais
Habib Beye (Stade Rennais)

En plein cœur de la tourmente, l’OM cherche un nouveau coach pour tenter de sauver une saison déjà bien abîmée, et le nom d’Habib Beye revient avec insistance. Mais alors que le club marseillais patauge après son nul contre Strasbourg, certains observateurs ne croient pas une seconde que l’ancien défenseur puisse être l’homme providentiel, à commencer par le journaliste Laurent Hess.

Sportivement, le club est en crise, moralement aussi. Depuis la séparation avec Roberto De Zerbi, l’OM a lancé sa chasse au nouvel entraîneur, avec Habib Beye longtemps présenté comme le favori, poussé en interne par Medhi Benatia. La démission de ce dernier a toutefois rebattu les cartes et le dossier Beye se retrouve désormais en stand by, pendant que Jacques Abardonado poursuit l’intérim sur le banc. Dans ce climat lourd, Laurent Hess regarde cette hypothèse avec une grande méfiance, au point d’interroger frontalement la logique des dirigeants marseillais et de leurs paris successifs sur le banc.

« Sur le papier, ce n’est vraiment pas gagné »

Pour le journaliste de But! Football Club, la cote de confiance autour de Beye est très relative. Il résume son scepticisme par une formule sans détour, au moment d’évoquer Roberto De Zerbi et le contexte marseillais. Il résume son scepticisme par une formule sans détour : « Je m’étonne du choix des dirigeants marseillais. Habib Beye connait le club, OK, mais son passage à Rennes pour sa première expérience en Ligue 1 n’a pas été une réussite et il réussirait donc à l’OM ? » Derrière cette sortie, c’est toute la cohérence du projet marseillais qui est mise en cause, surtout après les échecs de techniciens confirmés comme De Zerbi, Sampaoli ou Tudor.

Hess insiste aussi sur l’ampleur du chantier : un groupe touché, un environnement pesant, des tribunes à vif et une direction en pleine recomposition après le départ de Benatia. Pendant que d’autres candidatures arrivent sur le bureau de Pablo Longoria, la question est simple : confier ce contexte brûlant à Beye, dont le passage en Bretagne a laissé des traces, n’est-ce pas prendre un risque de plus sur un OM déjà fragilisé, qui aspire surtout à en finir avec cette saison interminable ?

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