Débats Sports

Week 16 : Back to business

Publié chaque lundi, le bilan de la semaine reprend toute l’actualité des Warriors, aussi bien sur les parquets qu’en dehors. Retour sur la seizième semaine de saison régulière.

Premier couac

Après une petite semaine de repos après le All-Star Weekend, les Warriors étaient de retour aux affaires avec la réception des Spurs, puis un déplacement chez les Pacers dans l’Indiana, match qui marque le début d’un road trip à l’Est.

Rentrée réussie face aux Spurs

Dans une ambiance survoltée, digne de playoffs, l’Oracle Arena n’a cassé d’acclamer son héros du soir : Stephen Curry. Le favori pour le titre de MVP a livré un match extraordinaire, dominant Tony Parker et les Spurs. Les Warriors ont décroché leur 43e victoire de la saison, sur le score de 110 à 99.

Pour Stephen Curry, ce match avait une saveur particulière.

« Il m’avait botté le derrière la dernière fois qu’il était ici, » a déclaré Curry.

Durant sa carrière, Tony Parker a dominé de nombreux meneurs. Curry a rarement affronté directement TP face à face, puisque Klay Thompson (20 points) était chargé d’assurer la garde du meneur français. Les choses ont évolué avec l’arrivée de Steve Kerr. Le coach veut voir Curry opposé au meneur adverse, qu’il s’agisse de Kendall Marshall ou Damian Lillard.

Curry a terminé 25 points, 11 passes décisives, 4 interceptions (pour 2 pertes de balles). Sa prestation offensive a été remarquable, tout comme celle de l’autre côté du terrain. Tony Parker a en effet marqué 2 points, distillé 6 passes décisives, intercepté 2 ballons (pour 2 pertes de balles).

Le duel Curry-Parker a été très intense, trop à un moment lorsque l’un des arbitres a sifflé une faute contre Curry. Ce dernier a vivement protesté, et a écopé d’une faute technique. Steve Kerr s’est joint lui aussi à la discussion, récoltant une technique par la même occasion.

Parker a rentré les 2 lancers francs – pour les deux seuls points qu’il a inscrit du match -, pour donner un avantage 44-41 aux Spurs, à 5’08 de la fin de la première mi-temps. Ces fautes techniques ont eu pour résultat de réveiller les Warriors, Curry en tête. Ils ont infligé un 21-11 au cours de ces 5 dernières minutes, avant de prolonger cette série jusqu’à la fin du troisième quart-temps. En l’espace de ces 17 minutes folles, Golden State a marqué 48 points, contre 24 pour San Antonio.

« Nous avons besoin que tout le monde joue avec cette passion et cette émotion, » a déclaré Kerr.

« Steph a été formidable ce soir. Sa défense est sous-estimée, il a fait du bon boulot sur Parker. A la fin du second quart-temps, quand nous avons commencé à bien faire tourner la balle, nous avons réussi à servir David Lee, qui a su trouver Andre Iguodala, auteur de quelques tirs à 3 points. C’est là où nous sommes les meilleurs. Et tout démarre avec l’énergie et l’émotion. »

Draymond Green (11 points, 6 rebonds, 4 passes décisives, 3 interceptions) a beaucoup apprécié l’énergie apportée par Curry et le public dans un second temps.

« J’adore ça. Ca n’arrive pas souvent. Quand il se prend une technique, j’adore le feu qu’il a en lui. Il l’a en lui, personne ne sait qu’il est comme ça, mais je le sais. »

Après la rencontre, Curry est apparu plus calme face aux médias.

« La manière dont a été arbitrée ce match allait toujours dans le même sens, » a déploré Curry. « Tout a changé avec cette faute. J’ai voulu faire entendre mon opinion et passer à autre chose. Dans un sens, ça nous a réveillé, et on a lancé notre série. »

Avant cette victoire, les Warriors ont été battus 22 fois au cours des 24 derniers matches, et 53 sur 61.

La clé de la victoire a été le duel Curry-Parker, remporté par le Warrior. Il a aussi pu compter sur le très bon match d’Andre Iguodala (14 points, dont 4 sur 6 à 3 points) qui a énormément apporté en défense. Harrison Barnes a livré une prestation solide, efficace avec 16 points (7 sur 11 aux tirs). Enfin, David Lee a retrouvé son impact d’antan avec 11 points (5 sur 5 aux tirs, mais 1 sur 4 aux lancers francs…) et 4 rebonds en 19 minutes.

No Curry, no victory.

A Indianapolis, les Warriors ont connu une soirée sans réussite. Harrison Barnes a pris 11 tirs, pour 3 réussis. Draymond Green a pris 6 tirs, pour un réussi. Andrew Bogut a pris 6 tirs, pour deux réussis.

Privés de Stephen Curry, les Warriors ont montré un bien pale visage, et sont repartis du Bankers Life Fieldhouse d’Indianapolis avec une défaite 104 à 98.

En son absence, Klay Thompson a tout tenté et a livré une prestation impressionnante avec 39 points.

« Klay a été fantastique, » a commenté Kerr. « Il nous a permis de rester dans le match. Il a été agressif parce qu’il savait qu’il devait l’être avec l’absence de Steph. Il a rentré des tirs vraiment compliqués. Nous aurions pu faire un meilleur boulot à le démarquer, mais il a été fantastique. »

Si Klay a été brillant sur ce match, on ne peut en dire autant de ces coéquipiers. Shaun Livingston, titulaire à la plce de Curry, a terminé avec 8 points et n’a que peu (voir pas) apporté durant cette rencontre.

Le début de match a parfaitement été géré par les Warriors, avec 38-26 à la fin du premier quart-temps et 56,5 % de réussite aux tirs. Les choses se sont gâtées après ces 12 minutes… Pour preuve, le faible pourcentage de réussite des Warriors : 31,8 % sur les 3 derniers quart-temps.

« Je voulais que nous nous battions, et c’est que nous avons fait. Je voulais aussi que nous nous appliquions en attaque, mais nous ne l’avons pas fait, » a constaté Kerr.

Pour avoir une chance de l’emporter, les Warriors ont longtemps compté sur Thompson, espérant qu’un joueur prenne feu et se mue en Splash Brother le temps d’une soirée. Andre Iguodala a bien failli être cette homme là, mais son compteur est resté bloqué à 14 points.

Harrison Barnes, efficace dans son rôle cette saison, a complétement disparu face aux Pacers : 6 points (3 sur 11 aux tirs) en 29 minutes. Draymond Green a été inexistant en attaque (6 points), mais son énergie, sa hargne lui ont permis de compenser en défense (3 contres). C’est bien là la grande force de Green : il est toujours capable de contribuer, que ce soit d’une manière ou d’une autre. De même pour Andrew Bogut, même si les attentes en attaque sont moindres que Barnes et Green.

La meilleure attaque de la ligue a montré ses limites sans son meilleur élément, malgré un premier quart-temps encourageant.

« Il est le MVP de la ligue, et c’est délicat de remplacer un joueur de son talent, » a constaté David Lee. « Il crée des tirs pour tout le mondre et rend le jeu beaucoup plus facile.« 

Barnes est l’exemple le plus frappant des difficultés des Warriors sans Curry. Aucun tir n’a été aussi ouvert qu’à l’habitude, et il a eu du mal à se mettre dans le rythme et à trouver un moyen de contribuer.

« Ils ont fait du très bon travail défensivement, et ils ont mérité leur victoire, » a reconnu Steve Kerr. « Mais nous devons mieux nous préparer face à ce type de défense. Nous devons poser de meilleurs écrans, bouger beaucoup plus. J’ai eu l’impression que nous avons été trop statiques sur de nombreuses possessions. »

C’est là que Stephen Curry prend toute sa valeur, et ce genre de matches renforce un peu plus l’idée qu’il est le vrai MVP de la ligue.

Evidemment, Klay Thompson a été exceptionnel. Contrairement aux autres défaites de la saison, l’attaque de Golden State a su limiter les pertes de balle et points concédés sur turnovers (10 balles perdues pour 8 points encaissés). David Lee s’est mué en aspirateur à rebonds, avec 12 prises en 18 minutes. Enfin, la satisfaction de la soirée est le pourcentage de réussite aux lancers francs, avec 21 sur 22 (95,5 %).

Cependant, l’adresse n’a pas été le fort du frontcourt titulaire, qui n’a réussi que 6 sur 23 aux tirs. L’absence de Curry a pesé sur cette réussite de Green, Bogut. Le banc des Dubs a été dominé par Indiana 61 à 35, avec un Rodney Stuckey en feu (30 points en 28 minutes).

Après avoir mené de 12 points en début de match, les Warriors ont compté 9 points de retard au cours du quatrième quart-temps. Cependant, les Warriors n’ont jamais réussi à reprendre l’avantage. C.J. Miles a rentré le tir décisif pour Indiana, à 26,5 secondes, qui a donné 4 points d’avance pour les Pacers (101-97).

En bref

Golden State Warriors – San Antonio Spurs : 110 – 99

Indiana Pacers – Golden State Warriors : 104 – 98

Bilan

43 victoires, 10 défaites. Meilleur bilan de la Conférence Ouest et de la NBA.

Tops

Les cadres seront mis au repos

Vendredi, Steve Kerr a annoncé qu’il n’hésiterait pas à mettre au repos n’importe quel joueur ayant besoin de repos.

« Nous ferons tout ce qu’il faut pour être sur d’avoir nos joueurs frais et en forme à la fin de la saison et en playoffs, » a déclaré Kerr.

Plutôt dans la saison, le coach des Warriors avait indiqué que Andrew Bogut et Andre Iguodala se verraient mis au repos pour certains matches. Avec cette déclaration, Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green se greffent ainsi aux deux vétérans.

« Cela pourrait être n’importe qui avec une blessure récurrente. Nous serons à l’écoute. A l’heure actuelle, il n’y a aucun match pour lequel des joueurs seront au repos. Je ne l’ai pas fait avant la coupure du All-Star Game, quand nous avons eu 6 matches en 9 jours, parce qu’il y avait justement cette coupure. »

Ce repos ne sera pas de trop quand il faudra affronter Thunder ou Spurs au premier tour des playoffs.

Première réussie avec le nouveau maillot

Les Warriors sont invaincus avec le maillot célébrant le Nouvel An Chinois. En voilà une vraie statistique intéressante.

Flops

Alerte à la cheville pour Curry

Lors du match face aux Spurs, Stephen Curry a ressenti une douleur à la cheville. La douleur a été assez forte pour que le meneur des Warriors décident de ne pas jouer contre les Pacers, au risque d’aggraver l’état de sa blessure.

Finalement, alors que les premiers rapports annonçaient une blessure à la cheville, il ne s’agit que d’une douleur à un pied. Voyant l’historique des chevilles de Curry, la nouvelle a de suite été rassurante.

Il a pu s’entrainer normalement la nuit dernière, et pourrait tenir sa place face aux Wizards. Son duel avec John Wall promet.

A l’arrière, le désert

Depuis le début de la saison, Steve Kerr et son staff tâtonnent pour définir une rotation claire à l’arrière, derrière l’intouchable Klay Thompson. Dans un premier temps, Brandon Rush a été le back up de Klay. Sans succès. Rush est apparu hors de forme, lent, maladroit. Leandro Barbosa a ensuite pris sa place dans la rotation, avant que Justin Holiday ne se voie jouer 20 minutes sur certains matches où Barbosa était en DNP (Did Not Play). Avant le All-Star Game, pour la semaine 14, c’était de nouveau Barbosa l’arrière remplaçant, avec Holiday qui ne jouait plus.

C’est à n’y rien comprendre, sachant qu’à ce problème se greffe le cas Shaun Livingston. Il a été totalement transparent face aux Pacers, et ce n’est pas la première fois de la saison que son impact est nul ou presque sur une rencontre où sa production est déterminante pour une victoire des Warriors.

Face à Indiana, le parallèle a été d’autant plus terrible face à Rodney Stuckey. Tout comme Livingston, il était agent libre cet été, mais a signé pour 3 fois moins que l’ancien Net. D’autant plus rageant que son profil correspond mieux au vrai besoin des Warriors en sortie du banc : un extérieur capable de marquer, en complément de Lee/Speights.

Le programme de la semaine suivante

@ Washington Wizards, dans la nuit de mardi à mercredi (1h).

@ Cleveland Cavaliers, dans la nuit de jeudi à vendredi (2h).

@ Toronto Raptors, dans la nuit de vendredi à samedi (1h30).

@ Boston Celtics, dans la nuit de dimanche à lundi (00h).

  • Warrior Blackkid

    Lebron nous a botté cette semaine