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Revue d’effectif : les ailiers

On y est presque.. Le début de la saison n’est plus qu’à une poignée d’heures. La revue d’effectif continue avec les ailiers.

Andre Iguodala : 5,2 points (44,1 % aux tirs dont 37,5 % à 3 points, 42,9 % aux lancers francs), 3,6 passes décisives, 2,0 rebonds, 20,0 minutes.

Le cas Andre Igodala est l’une des sagas de cette pré-saison. Dans quel rôle doit-il évoluer ? Après avoir débuté la pré-saison en étant titulaire, Kerr a fait d’Iguodala son Sixth Man. Cette configuration est d’autant plus intéressante puisque Shaun Livingston est acutellement à l’infirmerie. En étant sur le banc, Iguodala apporte toute sa polyvalence à une second unit en difficulté la saison dernière. L’expérience s’est avérée positive, puisque le banc a été très performant dans l’ensemble, bien mené par Iguodala. L’ancien Sixer a été égal à lui-même, présent des deux côtés du terrain.

Cependant, Steve Kerr va devoir se creuser les méninges pour savoir quelle rotation mettre en place une fois le retour de Livingston acté. J’ai tendance à penser qu’Andre Iguodala retrouvera le 5 majeur, laissant le rôle de 6e homme à Livingston (et Barnes ira à nouveau sur le banc).

Harrison Barnes : 9,1 points (48,1 % aux tirs, dont 31,2 % à 3 points, 66,7 % aux lancers francs), 3,4 rebonds, 0,8 passe décisive en 26,9 minutes.

Et si finalement, Harrison Barnes n’est pas aussi bon qu’annoncé/espéré ? Depuis son arrivée dans la ligue, il n’a affiché pas ou peu de progrès de manière générale. Le constat est d’autant plus terrible en voyant la progression affichée par Draymond Green, drafté en 2012 lui aussi.Depuis une saison rookie prometteuse et des playoffs 2013 flamboyants, Harrison Barnes n’a pas encore confirmé tout son potentiel. Dans le 5 pour sa saison rookie, il a évolué dans un rôle de 6e homme la saison passée, rôle dans lequel il n’a pas su être performant. Sa pré-saison n’a guère été plus convaincante, alors qu’il a intégré le 5 de départ en lieu et place d’Andre Iguodala.

Pourtant, Barnes bénéficie d’une énorme côte de sympathie de la part des dirigeants. Au cours de l’été 2013, les Warriors ont refusé un trade avec les Suns qui aurait reçu Barnes en échange de Gerald Green et Alex Len. Avec le recul, est-ce que les Warriors ont fait une erreur ? Possible. Barnes doit démontrer cette saison que les dirigeants ont bien fait de lui accorder leur confiance.

Draymond Green : 9,1 points (45,1 % aux tirs, dont 36,4 % à 3 points, 67,9 % aux lancers francs), 4,5 rebonds, 2,9 passes décisives en 21,9 minutes.

Draymond Green a été la révélation des Warriors au cours des playoffs 2014. L’ancien Spartian n’a cessé de progresser tout au long de la saison, et a réussi une deuxième partie de saison époustouflante. Sa polyvalence est indéniablement son point fort. Green est capable de tout (ou presque) : bon dribbleur et bon passeur – malgré le surnom de Tragic Johnson qui lui a été attribué à Michigan State -, très bon défenseur sur les postes 3 et 4, capable de tirer correctement à 3 points…

Présent dans cette revue d’effectif des ailiers, il est pourtant plus probable de voir évoluer Green sur le poste 4. Steve Kerr, qui veut un poste 4 fuyant, peut parfaitement utiliser Green dans ce rôle-là. Au cours la pré-saison, Steve Kerr a essayé un 5 que l’on pourrait revoir très souvent au cours de la saison avec Curry, Thompson, Iguodala, Green, Bogut. Un tel 5 présente un spacing à la limite de la perfection. Lorsqu’il y a en face les Clippers de Griffin et Jordan, Doc Rivers doit faire face à un réel problème puisque aucun des deux intérieurs ne sort sur Green, comme le montre cette image :

Spacing Warriors 1

Capable de défendre sur des postes 4, très polyvalents, la philosophie de jeu de Steve Kerr réunit toutes les conditions pour permettre à Green de franchir un autre pallier.

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