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Pourquoi Eddy Curry n’a t-il pas sa place en NBA?

Eddy Curry - Los Angeles Lakers v Miami Heat

On a cru que la malédiction allait enfin prendre fin en début de saison. Alors que Dallas souffre dans la peinture, déplorant les absences de ces allemands Nowitzki et Kaman, Eddy Curry, prend place dans le roster pour deux matchs avec les champions 2011. Résultats mitigés mais encourageants avec notamment un match à 7 points, 4 rebonds et la victoire face aux Lakers, en seulement 17 minutes.

Mais à la surprise générale et alors que Dallas ne comptait en intérieurs actifs que Brandan Wright, Elton Brand et le rookie de 28 ans Bernard James, Curry n’est pas conservé. Le 4ème choix de la draft 2001 est coupé deux jours après la victoire face à Los Angeles. Il avait pourtant tout fait pour retrouver sa place, perdant de nombreux kilos, travaillant son shoot et accepté un salaire dérisoire de 55.000$ sur la saison, loin de ses 10 millions annuels chez les Knicks.

Officiellement, les Mavs ont justifié ce départ car ils cherchaient avant tout un intérieur capable de s’éloigner et de shooter à mi-distance. C’est donc sans aucune logique qu’ils ont signé Troy Murphy (en passant pour la somme de 250.000$ la saison), rejoignant sa quatrième franchise en trois saisons (après les Nets, Celtics et Lakers). Certes, le joueur a quelques références à mi-distance, et même derrière la ligne, et il était évident que Dallas cherchait alors le back-up de Nowitzki, mais cela faisait tout de même quelques années que Murphy se cherchait.

Résultat, il sera coupé 27 jours après avoir signé son contrat. Quelques jours plus tard, Eddy Curry retrouvait un poste. Pas en NBA bien entendu, mais dans le nouvel eldorado des bannis de la grande ligue. Après Kenyon Martin, Stephon Marbry ou encore Tracy McGrady, le Big Men rejoint les Zhejiang Chouzhou Golden Bulls.

On pourrait dire que cette fin est plutôt triste pour un potentiel comme Eddy Curry, mais ce dernier n’envisage pas cette expérience comme la dernière de sa carrière. Avec son club (auparavant celui de J.R. Smith), Curry n’est même pas titulaire, mais sort tout de même des performances de mammouth. En 28 matchs, et 30 minutes par match, il tourne à 23.7 points (à 61 %) et 10.4 rebonds.

La saison est désormais terminée en Chine et le club de Zhjiang a terminé avec un bilan de 16 victoires pour autant de défaites. Derniers qualifiés pour les playoffs, ils se sont fait sortir dès le premier tour malgré 40 points, 11 rebonds, 3 passes et 2 interceptions de Curry. Éliminé, il peut désormais espérer un coup de fil d’une franchise nba en lice pour les playoffs.

Les franchises ont jusqu’au 19 avril pour signer des free-agents. C’est ainsi que l’année passée les Celtics avaient signé Sean Williams les Knicks, Dan Gadzuric, ou l’année d’avant lorsque les Spurs avaient offert un contrat pour le reste de la saison à Danny Green à la mi-mars.

Beaucoup de franchises pourraient avoir besoin d’un tel joueur dans la couleur. C’est bien entendu le cas des Lakers, qui actuellement tournent avec un banc réduit à deux joueurs. Ils ont actuellement 14 joueurs dans leur roster et pourraient recruter Curry sans être obligés de couper un joueur.

On peine à croire que Curry souhaitera revenir aux Knicks, qui même s’ils sont garnis dans la peinture auraient bien besoin de lui. Les Bulls, la première franchise du joueur ne devraient également pas se positionner, eux qui ont déjà du monde sous le cercle.

Les champions en titre sont également sur le coup, avec une raquette famélique. Ils pourraient couper le sophomore Jarvis Varnado (5 matchs seulement cette saison) pour faire de la place à Curry.

Les Nets pourraient également être intéressés. Eux qui ne comptent que deux pivots de métier dans leur roster pourraient par exemple couper l’inutile Shengelia pour permettre aux pivots de joueur un rôle intéressant lors des playoffs.

La carrière d’Eddy Curry est dans tous les cas, encore loin d’être terminée. Démontrant qu’il avait encore du potentiel (certes en Chine), il sera à coup sûr motivé pour démontrer ses capacités lors des trainings camps.

  • Quand on voit l’apport du birdman au Heat alors qu’il a mis une demie saison à trouver une franchise, il serait saugrenu que personne ne tente sa chance avec Eddy Curry. C’est tout le mal que je lui souhaite.