Débats Sports

Pierre après pierre, la Squadra Azzura se reconstruit

Finaliste de l’Euro 2012, l’Italie de Cesare Prandelli ne cesse de progresser et devrait être un outsider plus que sérieux pour cette Coupe des Confédérations 2013.

En tête de leur poule de qualification pour la Coupe du Monde 2014, les Italiens possèdent quatre points d’avance sur la Bulgarie et cinq sur la République Tchèque, malgré le nul concédé à Prague. C’est donc l’esprit certainement trop tranquille que les italiens ont décollé pour le Brésil. Le résultat nul face à la sélection haïtienne (2-2) a des allures de mauvaise blague mais pourrait bien agir comme une piqure de rappel. La saison des azzuri n’est pas terminée.

Focus sur l’Italie de la Coupe des Confédérations 2013

Exit donc les Toni, Totti, DelPiero, Inzaghi, Gattuso, Zambrotta, Nesta, Materazzi etc etc…et place à la nouvelle génération

Révolu le temps du « catenaccio » ou du schéma avec une seule pointe en attaque, Cesare Prandelli, a tenté le pari, osé, de reformater la Squadra Azzura et cela lui a plutôt réussi, bien aidé par une génération apte et habituée à évoluer dans des schémas plus offensifs qu’auparavant. Le Milan AC joue en 4-3-3, la Juventus elle en 3-5-2. Ces deux équipes forment à elles seules l’épine dorsale de la Nazionale et Prandelli optimise cette donnée.

Emmenée par des attaquants rapides et incisifs (voire caractériels), la Squadra Azzura possède pléthore de joueurs à vocation offensive, Balotelli & El-Shaarawy, le duo à crête du Milan AC, Giovinco, la fourmi atomique de la Juventus, le renard des surfaces Gilardino et le gaucher explosif Diamanti.

Non seulement l’avant garde est riche, mais l’arrière garde l’est tout autant. Elle peut, en outre s’enorgueillir d’avoir plus d’automatismes car celle-ci est principalement composée de joueurs évoluant à la Juventus de Turin notamment la charnière centrale avec comme clé de voute de l’édifice, l’inébranlable Gigi Buffon, assisté par ses deux piliers que sont Barzagli et Bonucci ainsi que Chiellini qui évolue à gauche.  La meilleure défense de Serie A double championne d’Italie en titre….rien que çà.

Là où l’Espagne dispose de son duo Xavi-Iniesta, là où l’Allemagne s’appuie sur le tandem Özil-Khedira, l’Italie possède « juste » Pirlo.Le chef d’orchestre de cet édifice, le contre-maître de la passe dans le dos ou par dessus les défenses adverses. Jamais l’architecte du jeu italien, n’avait tant briller qu’à la Juventus, vision, technique, précision, expérience des grands rendez vous, il compte double, de par sa présence et prestance.

Le désormais barbu Pirlo demeure bien encadré par ses bâtisseurs que sont Marchisio ou Montolivo.

D’autre part il y a la jeunesse, la fougue, les échafaudeurs qui petit à petit se font ou se feront un nom, une place sur le plan de construction de Cesare Prandelli.

Mattia De Sciglio la révélation du Milan qui évolue comme latéral droit et qui, à dix neuf ans seulement, était titulaire en Serie A et en Champion’s League, annoncé comme le futur Cafù de par ses qualités.

D’autres joueurs encore font leur apprentissage et participent en ce moment à l’Euro Espoir en Israël. Il y a fort à parier que beaucoup d’entre eux finiront dans l’équipe première et si ce n’est pas pour la Coupe du Monde au Brésil, ce sera pour l’Euro 2016.

Ces apprentis bâtisseurs ce sont Cerci, Florenzi, Immobile, Veratti, Donati, Borini qui évoluent déjà dans de grands clubs italiens ou européens.

En Italie beaucoup se plaisent à imaginer une finale comme une revanche contre la Roja qui avait écroulé la première œuvre de Prandelli restée inachevée après cette finale perdue âprement 4-0 à Kiev. L’histoire ne nous dira pas si Thiago Motta s’échauffe mieux avant d’entrer sur un terrain de football à présent mais toute la Squadra n’a que cette idée en tête.

L’édifice de Prandelli est à nouveau prêt pour en découdre avec les autres participants de cet événement planétaire, avec un peu plus d’expérience cette fois-ci pour prouver si besoin est, que le monde entier peut compter sur l’Italie comme grande nation du ballon rond.

Et afin de s’ériger vers le ciel et de marquer son temps et l’histoire, à l’instar de la Chapelle Sixtine ou le Duomo de Milano, la Squadra Azzura doit poser des fondations solides dès à présent pour que le périptère bâti par Prandelli, soit toujours debout le soir de la grande finale de la Coupe du Monde 2014.

Sélection de la Squadra Azzura

[colored_box color= »blue »]

Gardiens: Gianluigi Buffon (Juventus), Federico Marchetti (Lazio)et Salvatore Sirigu (Paris Saint-Germain).

Défenseurs: Ignazio Abate (AC Milan), Davide Astori (Cagliari), Andrea Barzagli (Juventus), Leonardo Bonucci (Juventus), Giorgio Chiellini (Juventus), Mattia De Sciglio (AC Milan) et Cristian Maggio (Naples).

Milieux: Alberto Aquilani (Fiorentina), Antonio Candreva (Lazio), Alessandro Cerci (Torino), Daniele De Rossi (AS Rome), Alessandro Diamanti (Bologne), Emanuele Giaccherini (Juventus), Claudio Marchisio (Juventus), Riccardo Montolivo (Milan) et Andrea Pirlo (Juventus)

Attaquants: Mario Balotelli (AC Milan), Stephan El Shaarawy (AC Milan), Alberto Gilardino (Bologne)et Sebastian Giovinco (Juventus).

[/colored_box]

Programme de l’Italie

Le 16 Juin Italie – Mexique

Le 20 Juin Italie – Japon

Le 22 Juin Italie – Brésil

 

  • pieddethym

    Une séduisante équipe d’Italie déjà aperçue lors de l’Euro et qui s’apprête à faire de même lors de la Coupe des Confédérations avec un jeu fort séduisant et poussé vers l’avant bien plus plaisant à voir jouer que les années précédentes.

  • Gajs

    Comme tu le soulignes fort judicieusement, la complémentarité et les automatismes de certains joueurs évoluant ensemble en clubs sont une bénédiction pour Prandelli.

    Malheureusement, l’Italie va céder face au Mexique 🙂