Débats Sports

Lumière sur le Grand Am et l’ALMS

Les deux principaux championnats d’endurance nord-américain, que sont le « Grand-Am » (ou Rolex Sport Cars Series, du nom du principal sponsor) et le » American Le Mans Series » ont décidé il y a peu de « fusionner » leur deux championnats. Il s’agit, plus précisément d’un rachat de la firme AMLS par le Grand-Am (lui même régi par la Nascar Holding).

Pour l’instant, les deux noms et calendriers sont biens distincts, pour la dernière fois. Il conviendra également un nom à trouver à ce nouveau championnat  et sans doute une opération de naming sera mise en place pour le baptême.

Le nouveau lobby du sport auto-américain devrait permettre en fusionnant les deux entités, de sauver certaines catégories auto peu représentées au sein de ces deux championnats. Ainsi, seule la catégorie des AMLS P1 (prototypes) devrait être amenée à disparaître.

En attendant, le chef d’exploitation de l’AMLS et le Directeur Général du Grand Am travaillent en collaboration avec les pilotes, les écuries et les ingénieurs avec une sincère volonté de prendre en compte de l’avis de chacun des acteurs sur l’ensemble des aspects en débats que ce soit sur le plan mécanique, logistique ou économique. Rien n’est laissé au hasard pour créer ce championnat dans les meilleures conditions et ce dès les prochaines 24H de Daytona en 2014 qui lanceront le début de la nouvelle ère du championnat unifié. Tout est ainsi mis en oeuvre pour trouver un programme à chacun des pilotes engagés sur un des deux championnats.

Ce qui a fait mal au AMLS, c’est le retrait récent de trois grosses écuries du circuit : Porsche, Audi et Acura (la marque haut de gamme de Honda).

Cette union des deux championnats est une solution qui permettra une homogénéisation des règlements,  des voitures et des pilotes. Malgré les doutes de certains, il s’agit surtout d’une bonne nouvelle pour les amateurs de courses automobiles. L’unification des deux séries se traduira par un élargissement du plateau, des catégories et du nombre de circuits pour un seul et même championnat.

Plus de véhicules (prototypes ou GT),  plus de circuits avec des courses sur circuits « américains » (ovale) ou des circuits « routiers ». Des 24h De Daytona aux 12h de Sebring, des challenges « Ferrari » aux Corvettes ou autres Toyota, des nouveaux prototypes Nissan DeltaWing aux BMW le plateau devrait être bien garni et ravir une  majorité des supporters des diverses marques automobiles

Rolex 24 at Daytona

Mais d’ici à l’année prochaine, une nouvelle saison « Grand AM » débute et s’ouvre comme l’exige la tradition par les 24 heures de Daytona qui se dérouleront du 24 au 27 Janvier sur le circiut « routier » de Daytona Beach, Florida.

Les favoris et vainqueurs de la saison passée se sont distingués lors du week-end d’entrainement « Roar before Daytona 24 ». Le team Michael Schank Racing, sur Riley Ford, composé de Allmendinger (USA), Negri (BRA), Pew (USA) et Wilson (GBR), a effectué de superbes chrono, affichant tout de suite leurs ambitions de remonter sur la plus haute marche du podium, cette année encore.

Cependant les données sont à relativiser, certains pilotes ne veulent pas dévoiler leur jeu tout de suite et ont dû en garder un peu sous la pédale.

Du coté des GT, BMW et Porsche on fait bonne figure également.  De jour de nuit et même sous la pluie, toutes les conditions étaient réunies pour préparer au mieux ce Daytona 24.

En lice cette année, 17 Daytona Prototypes, 36 GT et 6 GX et à noter les présences à cet événement de pilotes connus du grand public, en Europe comme Fisichella (Ferrari 458), Bourdais (Ford/Riley), Barrichelo (Porsche 911 GT3), Fittipaldi (Corvette), Priaulx triple champion du monde WTCC 2005-2006-2007 (BMW GT) , Juan Pablo Montoya (BMW), Zonta…

Nul doute que les Ford/Riley font offices de favorites de l’épreuve et pour cause, l’an dernier elles ont trusté les trois premières places de l’épreuve. Parmi celles-ci, il faudra  surveiller de près la team de Felipe Nasr, le brésilien de 20ans, pilote de GP2, et double champion de Grande-Bretagne de Formule3 qui participe à sa deuxième édition du Daytona 24, avec une des meilleure écuries du circuit, la team Schank Racing…Une combinaison prometteuse.
L’équipage de Juan Pablo Montoya, quatrième l’an dernier sur la BMW GT( et deuxième en 2011) aura aussi à coeur de se faire une place sur le podium cette année, tout comme la Corvette de Fittipaldi qui a terminé 5ème l’an dernier (3ème en 2011). Tous deux feront partie des favoris dans la catégorie GT, grâce notamment à leur expérience en diverses catégories auto.
Départ des 24 Heures, Samedi 26 Janvier à 15h, heure locale, soit 21 heures en France.

  • Quel pilote ce Juan Pablo Montoya! Il manque à la F1. Espérons que Pastor Maldonado reprenne le flambeau des pilotes andins. Le parallèle entre les deux pilotes ne se limitant d’ailleurs pas à leurs origines, même écurie, même agressivité en course, même pointe de vitesse dans l’exercice du tour lancé. Et bien que les monoplaces qu’ont leur a confié ne sont pas tout à fait comparables, même écurie.

  • Bastomartini

    Le team Ganassi, sur la Riley à moteur BMW, s’impose cette année. Composé de Kimball (IndyCar Series), Rojas (Grand AM), Montoya (NASCAR) et Pruett(Grand AM) l’icone du Team.

    Si bien sûr la performance du team Genassi est à souligner, celle de Pruett, l’est tout autant, lui qui vient de remporter son cinquième Daytona 24 (1994, 2007, 2008, 2011 & 2013) à 52 ans.

    Au fur et à mesure des tours, il paraissait évident que les deux voitures du team Ganassi étaient au dessus du lot, malgré les neutralisations de courses, qui permettaient aux autres concurrents de revenir dans le pare-choc de la voiture numéro 01. Cependant, cela demeurait insuffisant.

    Du coté des GT, si tout le monde attendait les Porsche ou les Ferrari, c’est à la (bonne) surprise générale que ce sont les Audi R8 qui créerent la sensation, en s’imposant par un doublé. Un doublé inattendu, car elles demeuraient en retrait durant la course, cependant les neutralisations empêchant les écarts importants. Les voitures de la marque aux quatre anneaux, réussirent à tirer leur épingle du jeu également grâce à une stratégie d’arrets au stands décalés sur les leaders ; ainsi elles ont pu mené la course durant …les 45 minutes les plus importantes, celles avant le drapeau à damier.

    • Merci pour ce bilan Bastomartini. Juan Pablo Montoya est décidément un as du volant. Et le brouillard a une nouvelle fois joué un rôle déterminant dans ces 24h de Daytona.