Débats Sports

L’hebdo Sacto.

abeille-kingsL’actu hebdomadaire des Sacramento Kings

La NBA est de retour. Comme chaque année, c’est au cœur de l’automne, qu’elle refait son apparition, attendue comme le messie annoncé par les oracles d’une insipide présaison.

La NBA, implacable planche à billet continue à nous faire rêver par son show, ses actions spectaculaires, son suspense, ses héros charismatiques et bien sûr son niveau de basket-ball attesté en 2014 par une domination sans faille des USA à la coupe du monde.

Chacun y trouve son bonheur, et aussi étrange que cela puisse paraitre, je puise le mien dans une passion sans commune mesure pour cette équipe des Sacramento Kings.

Au cours de cette « Premiere Week » comme aiment l’appeler les nord-américains, les Kings ont déjà joué deux matchs, l’un en « home opener » lors de la deuxième journée contre les Warriors de Golden State et le suivant contre les Portland Jail Trail-Blazers dans la nuit de vendredi à samedi.

De La défense en Amérique :

Kings Vs Warriors, 29/10/2014

C’est tambour battant, parquet mouvant que s’ouvrit la saison face aux Warriors, qui comptaient dans leurs rangs deux récents auréolés de la médaille d’or à la coupe du monde de basket, Stephen Curry et Klay Thompson, les « Splash Brothers ».

Et qui dit home opener, dit ambiance explosive, d’autant plus à l’occasion de ce derby de Californie du nord.

Un derby crispé 

derbycripsé

La fluidité du match semblait phagocytée par l’enjeu et l’envie de réussir le premier match de la saison. Steve Kerr, intronisé head coach des Warriors cet été, était privé de David Lee, remplacé numériquement par Draymond Green dans le 5, se privant ainsi d’un atout offensif régulier et d’un point de fixation dans la raquette.

Quelques fautes bêtes ici et là, des shoots ratés côté Kings et côté Warriors, avant que Darren Collison, le nouveau meneur titulaire, n’ouvre les compteurs de la rencontre. Les Kings prenaient rapidement une très légère avance, soutenus par un public enthousiaste, avant que les Warriors marquent enfin quelques paniers, dont un 3 points de Klay Thompson.

Depuis l’arrivée de Mark Jackson en 2011, les Warriors ont été en constante amélioration en défense ; Les positionnant dans les toutes meilleures équipes de l’Ouest en nombre de points encaissés par rencontre. Ce qui fut plus étonnant en  revanche, c’est la défense qu’ont proposé les Kings. Une défense qui a, par moment complètement craqué, principalement sur les replis défensifs, mais qui a su effectuer les ajustements nécessaires sur les postes extérieurs, pour empêcher qu’une pluie de trois points ne s’abatte sur nous.

Toi aussi joue à bouge-Bogut

Bogut

Les deux équipes à court de réelles solutions offensives, se sont repliées sur leurs forces. Et c’est là que Demarcus Cousins entre en scène.

Fâché avec son tir extérieur en début de match, il va provoquer, faire jouer les coudes (et les fessiers) face aux lourds intérieurs des Warriors. D’abord Andrew Bogut, capable physiquement de contenir Cousins mais aussi de le gêner avec l’activité de ses bras qu’il fallait provoquer. Comme pour refléter le match, la bataille est âpre, Cousins provoque les fautes, mais s’en prend aussi quelques unes. Il finira avec 5 fautes, quand Bogut en écopera de 4 tandis que ses deux back-up, Festus Ezeli et Ognjen Kuzmic en auront 5 chacun.

Cousins aura ainsi eu 18 lancers francs, pour 12 convertis. Un derby crispé certes, mais où tous les coups sont permis à l’intérieur.

Ben l’oncle saoule…

Ben

En revanche, du côté des Kings, malgré une défense correcte et un mouvement de balle relativement nouveau, initié par des joueurs tels que Darren Collison ou Omri ‘you don’t mess with the’ Casspi, les points n’arrivent pas à sortir de la peinture.

Même les shoots ouverts sont ratés, Ben Mclemore est en première ligne, le nouveau pizza guy n’aura rentré aucune de ses 5 tentatives (dont deux à trois points), « Mclemore shoot raté = pléonasme » pouvait-on lire ici et là tant le jeune athlète issu de Kansas cristallise l’espérance d’un progrès et d’un retour au premier plan pour les Kings.

C’est son remplaçant, le rookie Nik Stauskas, qui s’illustre, avec 2 banderilles longue distance, permettant aux « purple » d’avoir 2 points d’avance à la pause. Mais c’est au retour des vestiaires que les Warriors vont montrer toute leur faculté d’adaptation.

L’accélération Curry-Green

Avec une raquette Iguodala-Green, les hommes de la baie veulent jouer small ball et accélérer face à des Kings qui n’ont pas beaucoup proposé de jeu offensif rapide jusque là.

Les pertes de balles s’enchainent, le 1vs 1 à outrance redevient à la mode dans la capitale californienne et avec le premier panier à 3pts de Stephen Curry, c’est l’enfer qui est promis aux Kings. Cousins revient mais est trop esseulé, Gay et Stauskas vendangent, Landry et Colisson eux se montrent solides mais c’est trop peu face aux banderilles longue distance du baby faced killer, et de l’activité débordante de Draymond Green qui enchaine les contres attaques.

Le mal est fait, les Kings shootent à 26% en seconde période, le nombre de pertes de balle s’élève à 26, Green et Iguodala en profitent et les Warriors passent les 10 points d’avance à 6 minutes de la fin.

Klay Thompson et Harrison Barnes, qui n’étaient pas dans le coup jusque là, se permettent même de nous marquer sur la truffe. C’en est trop, les spectateurs attendent patiemment la fin de cette purge, consolés qu’ils sont par la victoire des San Francisco Giants aux World Series face aux Kansas City Royals (tiens tiens…).

Score final : 95 à 77 pour les Golden State Warriors

Conclusion : Splash

Les Kings ont indéniablement amélioré leur défense, limitant les Warriors à 44% au shoot, dont 25% derrière la ligne. Les mouvements offensifs sont plus fluides apportant du spacing.

Cependant les shooteurs n’ont pas été capables de mettre leurs paniers quand il le fallait, les mouvements de balles ont parfois trop longtemps laissé place à du jeu statique, forçant les joueurs à dribbler, forcer, et perdre la balle (à lui seul Cousins en perd 6).

Des erreurs qui n’ont pas pardonné face à des Warriors confirmés, qui ont participé aux playoffs ces deux dernières saisons.

C’était la première fois que les Kings perdaient leur match d’ouverture à domicile depuis la saison NBA 1977-1978.

 

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