Débats Sports

L’hebdo Sacto, Week 4

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L’actu hebdomadaire des Sacramento Kings. scoopy_400x400

En l’honneur du collectif

Nous avions laissé nos Kings sur une belle victoire face à des Spurs en back to back. Une manière de montrer, qu’après tant d’épreuves traversées, aussi difficiles que furent celles de la semaine dernière, les Kings avaient désormais cette faculté de rebondir, face aux équipes les mieux armées.

Dans la foulée de cette victoire, Rudy Gay et les Sacramento Kings se sont félicités d’une prolongation de contrat. Signe que l’aventure continuera en Californie, dès la saison prochaine, et surtout à moindre coût ! Gay touchait (et touche encore cette année) un juteux contrat d’un montant de 19.3millions de Dollars la saison. Cette fois le montant du contrat qui prendra effet en Juillet 2015 est de 40millions de dollars sur 3 années, la dernière étant en player option.
Depuis son arrivée à Sacramento, Rudy Gay joue le meilleur basket de sa carrière. Avec un dribble friable et un shoot fluctuant, il n’est pas LE franchise player qu’il aurait pu être mais revêt au contraire parfaitement la cape (les collants ?) de Robin pour notre Batman Cousins.
La signature s’étant suivie d’une conférence de presse où Gay, et le GM D’Alessandro tous sourires nous expliquaient à quel point cette prolongation s’inscrivait dans le projet de reconstruction des Kings entamé à l’été 2013. En effet, cela faisait bien longtemps qu’un joueur de cette envergure, ne sortant pas de son contrat rookie, optait pour les Kings. Un signe que le vent tourne enfin en faveur de Sacramento ? De plus, Rudy Gay expliquait qu’il avait mûrement réfléchi aux conséquences qu’un tel choix aurait sur sa famille. Il a ainsi privilégié la stabilité au sein d’un environnement qui a l’air de leur convenir.

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A l’aide de ce contrat, tout en se montrant compétitif, les King préservent des finances saines, et peuvent même se permettre un coup à la prochaine intersaison grâce à l’argent économisé ainsi qu’à la fin de contrat de Derrick Williams. Les Kings auront 10millions de dollars disponibles à dépenser à la Free Agency. Mais nous n’y sommes pas encore…
Car c’est seulement 24h plus tard, que la Basketosphère tournait le regard vers le compagnon de Gay le plus en vogue cette saison : Demarcus Cousins, qui allait devoir affronter Anthony Davis dans un match que tout le monde attendait entre deux équipes devenues outsiders aux playoffs.

Kings Vs Pelicans 18/11/2014

Enfin ! Le match ou plutôt, le duel tant attendu : Boogie Vs Unibrow, prenait ses aises à la Sleep Train Arena pour la première fois cette saison, en retransmission nationale.
Les Pelicans étaient cependant en back-to-back quand les Kings avaient pu compter sur 3 jours de repos. En outre Omer Asik blessé laissait sa place au français Ajinça dans le 5 de départ.

Le FrontCourt en première ligne
Ajinça justement ouvre les compteurs du match. Son coéquipier star lui ne trouvait pas encore ses marques dans un match au sein duquel le jeu placé était devenu roi. Les mouvements de balle et les passes entre les 3 joueurs composant le FrontCourt des Kings (Gay, Thompson, Cousins) étaient royaux, JT ou Cousins redistribuant la balle depuis le poste haut. Mais le monosourcil ne comptait pas se laissait faire. Il inscrit 3 paniers de suite et réduit l’écart que les Kings avaient lentement bâti. Les Pelicans essayent une défense de zone que seul Stauskas par deux fois arrivera à transpercer.

Les seconds rôles
Ryan Anderson, le local de l’étape répond aux shooteurs purples avec ce qu’il sait faire de mieux : les banderilles longue distance. Mais ce dernier dévoile un arsenal plus étoffé en marquant également à mi distance profitant de son avantage de taille. Babitt et Gordon marquent eux aussi d’importants paniers pour finalement recoller au score. Les Kings ont peur de shooter (McLemore qui a raté ses premières tentatives, Gay qui force mais délaisse les shoots ouverts, Cousins qui cherche à tout prix la passe sur contre attaque), seul Casspi se montre réellement agressif. Le va-t-en guerre provoque plusieurs fautes et s’offre donc des lancers francs. Les Kings marquent deux 3 points d’affilée par l’intermédiaire de Gay qui se réveille et de Collison qui pointe déjà à 9pts et 8pds au crépuscule de la première mi-temps.

L’envol
Au retour des vestiaires, ce sont les Pelicans qui imposent leur rythme d’un battement d’aile puissant. Davis joue excellemment des deux côtés du terrain, coupable d’actions « from Defense to Offense » qui mystifient les Kings, incapables d’endiguer la progression de leurs hôtes. McLemore enfile son costume de MissLemore et rate ses shoots. Heureusement Cousins et Thompson donnent de leur personne à l’intérieur. Le jeu se durcit et perd en qualité pour les deux équipes. Les Pelicans prennent enfin les devants sur une contre attaque, ils décident ensuite d’insister sur les Pick-N-rolls qui feront très mal aux Kings. Que ça soit Davis dans la raquette ou Anderson à 3 points, ils sont à chaque fois placés dans les meilleures dispositions pour marquer, parfaitement servis par leurs arrieres. Cousins réveille tout son monde avec deux and 1 et un « chase down block » de derrière les fagots sur Jrue Holiday, candide sur contre attaque. Cependant Anderson ne laisse aucun répit aux Kings, Landry est coupable de le laisser shooter presque sans résistance et NO prend 7 points d’avance.

Toi l’enfoiré

Tyreke+Evans+New+Orleans+Pelicans+v+Memphis+9MHBpyuD0DWl
Comme à l’accoutumée contre nous, Anderson est phénoménal au shoot. Je crois vraiment qu’il n’est jamais passé à côté d’une rencontre lorsqu’il retournait sur ses terres. En effet le natif de Sacramento a sonné le clairon de la révolte des Pelicans avant que Davis les mène vers une belle avance. McCallum et Landry ne se laissent pas faire et se jettent sur les ballons, Gay marque un beau and 1 face à Ajinça pour revenir à -3. Ryan Anderson en revanche a le bon dieu avec lui car non content d’être adroit, les ballons lui tombent carrément dans les mains pour des paniers faciles. Mike Malone attend trop longtemps pour réagir face à cette coriace adversité, Cousins et Collison se morfondent sur le banc, Thompson qui lui aussi était en forme, ne rentre même plus du tout du quart temps. Coach Malone tente ainsi quelque paris, plutôt ratés, notamment le pari McCallum, 21minutes et un apport proche du néant. L’axe Evans-Davis en profite pour remettre une couche. Cependant Cousins revenu aux affaires, et bien secondé par Casspi maintient la pression sur les piafs. -3 à 1minute de la fin, mais Tyreke Evans, comme un symbole (Mon Cul ! Fuck you Tyreke) marque un ENORME panier après une feinte sur Cousins. Les Kings ont prit un coup sur la tête, Casspi recherche la faute sur l’action suivante mais perd la balle, c’est fini pour les Kings qui n’ont pu empêcher les Pelicans d’imposer leur rythme et leur défense. Tyreke Evans encore marque les lancers pour entériner la défaite, les Kings sont déçus, ils sont désormais à 6-5 et les Pelicans semblent de bien plus sérieux outsiders dans l’esprit des gens.

Conslusion : Une revanche à prendre
Des rotations encore faiblardes et surtout un collectif qui s’effrite au moindre doute, les Kings ont confirmé qu’on ne pouvait pas non plus trop attendre d’eux tout de suite. Ils sont tombés ce soir sur une équipe capable de jouer son basket pendant tout le match alors que Sacramento reste fluctuant face à l’éternel. Ces Pelicans ont envoyé un message fort à la ligue : il faudra compter sur eux (plus que sur les Kings ?).

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  • Mika_Fanakings

    « Ramon Sessions : Trop de dribbles, à la rue en défense, il m’énerve » Tu n’es pas le seul. Faut faire quelques chose concernant le backcourt de la second unit, car là c’est une catastrophe entre lui et Stauskas.

    Merci pour l’article.

  • Simon capelli-welter

    Une fois qu’on aura trouvé et effectué le dernier transfert (D. Williams + R. Evans + R. Sessions Josh Smith + DJ Augustin ?), que la rotation sera fixée, on pourra vraiment jouer les playoffs. En attendant, le banc est trop juste, et surtout défensivement.