Débats Sports

L’Hebdo Sacto, week 2.

L’actu hebdomadaire des Sacramento Kings. abeille-kings

L’hiver approche, c’est désormais, dans le froid de la nuit, un thé à la main, une veste sur les épaules que je regarde jouer, s’arracher, nos Kings, bercé par les commentaires de Grant Napear et Jerry Reynolds à 8000 kilomètres de là.

Ma madeleine de Proust.

Voir les Kings gagner, ça me rappelle mon enfance. Mon adolescence plutôt et les séries victorieuses de la période 2001-2006. Une délicieuse sensation qui ne peut que me pousser à regarder les matchs en espérant cette euphorie de la victoire encore et encore. Le basket est un sport, le basket est un jeu, c’est aussi une compétition, j’aime jouer pour gagner, et j’aime plus que tout vivre une victoire des Kings.

Clippers Vs Kings 02/11/2014

Blake et Movember

Spencer-Hawes-moustache-Movember-720x638
Ce sont des Clippers, arborant leur plus belle moustache (mention spéciale à DeAndre Jordan et Spencer Hawes) qui accueillaient leurs rivaux de la capitale californienne pour une joute annoncée musclée quand on connait l’antécédent bagarreur des deux équipes lors de leurs confrontations en 2013 et 2014. Les Clippers dégainent d’entrée avec J.J Reddick. Mais la défense des Kings limitent l’accès à la raquette de Blake Griffin, ex-dunkeur devenu exclusif « mid range » shooter. Ce dernier est étrangement maladroit, d’autant plus que Mike Malone n’hésite pas à changer régulièrement de chien de garde au poste 4 afin de le museler. Même Ben McLemore se permet une grosse faute sur lui en contre attaque, faute qui a failli déboucher sur un accrochage entre les deux équipes. De l’autre côté, c’est Cousins qui domine les débats, très adroit à mi-distance, mais relativement isolé.

Les sans-banc

943095
Jordan Farmar et les siens redonnent un coup de fouet aux joueurs de LA. Leader de la second unit, il arrive parfaitement à trouver Spencer Hawes au shoot longue distance, quand les Kings rechignent à l’idée de sortir de leur raquette. L’apport du banc des Kings est extrêmement faible, les balles perdues s’accumulent comme lors du premier match et les Clippers creusent l’écart.

La révolte des anciens Kings
Omri Casspi et Carl Landry ont joué aux Kings en 2010, côtoyant un Demarcus alors rookie. Leur passage ne fut pas exceptionnel, mais après avoir été valdingués au sein de la ligue, ils reviennent ici dans un rôle de vétéran en sortie de banc. Pour faire oublier leur entame de match ratée, les deux lascars se montrent agressifs offensivement et permettent aux Kings de recoller au score alors que Chris Paul avait encore un peu plus creusé la tombe de nos Purple & Black. Profitant de la maladresse chronique de Matt Barnes et Blake Griffin, les Kings sont prêt à laisser la tempête Cousins s’abattre sur eux.
Car c’est à ce moment là, en fin de 3ème et début du 4ème QT que Boogie va exploser les compteurs, usant de son footwork et de ses feintes face à un Spencer Hawes reconnu pour sa paresse défensive et un Jordan en difficulté avec la défense au sol (on avait pu le remarquer face à Memphis).
Dans la dernière minute, JJ la gachette se montre très maladroit, les Kings montrent une belle envie défensive et c’est Darren Collison, l’ancien Clipper qui termine le match en assurant à mi-distance et aux lancers francs.

Conclusion : L’élève face au maitre
En scellant le sort du match tout en sérénité, Darren Collison a montré face à celui dont il a déjà été plusieurs années le back up, qu’il pouvait gérer le tempo et prendre le match à son compte. Un plus non négligeable pour la confiance.
Aucune bagarre entre Cousins et Griffin signalées.
La stat bizarre de la nuit : Stauskas aura rentré seulement 1 de ses 3 shoots à 3pts, mais aura dans le même laps de temps mit 3 contres, symbole de l’envie défensive des Sacramento Kings qui confirment après deux matchs intéressants dans ce domaine.

Nuggets vs Kings 10/11/2014

Ce déplacement dans les rocheuses s’annonçait périlleux. Déjà en back-to-back, les Kings n’ont remporté que 28,1% de leurs rencontres au Pepsi Center depuis 1985. De plus, Denver a été la bête noire des Kings entre 2007 et 2013.

Des fautes, en veux tu, en voilà
Le match commence mal pour…. les deux équipes ! Puisque rien ne rentre, et les fautes sont légions. Le match est haché et cet insipide premier quart temps ne s’arrête qu’après une bonne demi-heure. Les Kings sont devant grâce à Demarcus Cousins, seul à surnager, et obligeant par ses feintes dévastatrices, les pivots du Colorado en foul trouble à laisser leur place les uns après les autres.
Cependant les Nuggets ont de la ressource, Afflalo par un and one sur contre attaque ramène le score à égalité, avant que Nate l’étincelle venu du banc marque 5 points de suite pour que les  joueurs de Mile-High City prennent confiance en eux et surtout la tête pour la première fois de la partie. Derrick Williams rentré en jeu en première mi temps ne se montre pas convaincant, et ses mauvaises passes s’accumulent comme les feuilles mortes en automne. Rudy croque, ratant 5 paniers de suite (dont 3 forcés), et les Kings ne s’accrochent que par l’intermédiaire de leur défense.

Decapsulez le Pepsi
« COME ON », « FOUL ! », « TRAVEL », « AND ONE !! »
Ah, il y a des fois je me dis que j’ai de la chance de ne pas être arbitre. Il y a de quoi être agacé au plus haut point à force d’entendre les joueurs crier comme des veaux qu’on envoie à l’abattoir, remettant sévèrement en cause vos décisions aux yeux oreilles de tous. Quoi qu’il en soit le match s’est virilisé, et le rythme a changé. McLemore puis Faried par deux fois dunkent sauvagement. Collison prend quelques shoots rapides à mi distance, ça rentre et les Kings vont aborder le dernier quart temps d’une courte tête.

A l’usure
Ramon Sessions se montre plus efficace que lors des 3 matchs précédents. Il attaque le cercle et récolte les fautes avant de les convertir d’un parfait 10/10 sur la ligne. Car c’est à nouveau aux lancers francs, que les Kings vont finir par s’imposer. Et ce malgré la bonne rentrée d’un Javale McGee au four et au moulin et de Wilson Chandler qui enfin sortait de sa léthargie, se montrant tranchant sur les pénétrations et efficace derrière la ligne à 7m25. Les Kings résistent, Gay marque un and one important et Cousins sécurise le rebond défensif sur les shoots à longue distance des Nuggets. Chandler retombe dans sa maladresse et les Kings s’imposent. Rocky peut se pendre.

rocky

Conclusion : Du sang froid

Dans les rocheuses, les Kings ont su tirer partie d’une entame de match rugueuse pour aller chercher les fautes et résister aux vains assauts des Nuggets.

La défense est encore une fois une satisfaction, au même titre que la réussite aux lancers francs.
La stat bizarre de la nuit : Stauskas (encore lui ?!) a joué une minute et demi, le temps de faire 3 fautes. Un reflet du match.

Précédent1 of 4
Use your ← → (arrow) keys to browse

  • Mika_Fanakings

    Merci, excellent job!